Après une tentative de suicide, Hikmet Bey essaie d'oublier celle qui fut à l'origine de sa tristesse, son épouse, la superbe Mephare Hanim. Dans un hôpital religieux proche d'Istanbul, cet aimable bourgeois reprend lentement ses esprits.
Pendant ce temps, les choses changent dans la capitale ottomane. Le règne du sultan est menacé, la révolte gronde, les rues d'Istanbul sont devenues le théâtre de toutes les violences. Nous sommes à la veille d'un épisode de la fin de l'Empire : la contre-révolution du 31 mars 1909.
Alors que Hikmet Bey reprend goût à la vie et s'installe dans une belle demeure à l'écart de la ville, le lecteur se trouve soudain entraîné au coeur d'une fresque hallucinante où la grande histoire se déploie à travers le portrait et le destin d'une multitude de personnages hauts en couleur et de quelques figures inoubliables aux prises avec l'inexorable fatalité de la passion et du pouvoir. Leurs amours, leurs espoirs, l'éternelle petitesse de leur comportement, mais aussi l'émouvante fragilité de leur humanité, font de ce livre un beau roman d'amour et d'aventures, le percutant récit de cette révolution peu connue en Europe.
Lilly, née de parents anglais globe-trotters, se retrouve orpheline au Maroc et se voit confiée à un maître soufi qui l'élève dans l'amour de l'islam.
Quelques années plus tard, elle se réfugie en Éthiopie à Harar, la quatrième ville de l'Islam. Confrontée au rejet et à la méfiance, la jeune Blanche musulmane ne cessera de chercher une place qu'elle devra se créer sur mesure, puisant chaleur auprès des enfants auxquels elle enseigne le Coran, et tendresse auprès d'Aziz qu'elle fréquente discrètement.
C'est de Londres que Lilly fait le récit de ses exils, tissant un cocon d'odeurs et de saveurs évoquant l'Éthiopie.
Entre déracinements incessants et constance spirituelle, Lilly traverse les espaces religieux et politiques et entrelace les atmosphères dans le passionnant récit de sa vie.
Écrit par une romancière canadienne qui a vécu elle-même en Éthiopie, ce roman permet une immersion saisissante dans un monde musulman aux multiples facettes.
Dans les années 80, Alison a connu son heure de gloire comme mannequin à New York. Mais le rêve a tourné court et s'est transformé en ballade de la dépendance. La drogue, l'argent facile et les succès éphémères l'ont détruite.
Vingt ans plus tard, Alison subsiste à New York en faisant quelques heures de ménage chez un ancien amant. Elle replonge dans le tourbillon de ses souvenirs. L'enfance, les relations avec son père, l'amitié rédemptrice avec l'excentrique Veronica, morte du sida... Tout revient, tout s'entremêle. Alison nous entraîne à sa suite dans ce « conte de fées pour adultes » brillant et pervers.
Annie Proulx a le don pour condenser en quelques pages la matière de tout un roman. Christophe Mercier, Le Point
On connaît l'attachement d'Annie Proulx pour les populations rurales d'Amérique du Nord, les habitants isolés du Wyoming, contrée majestueuse mais âpre. Pris au piège de leur propre destin, victimes des caprices de la nature, ils se sentent impuissants, mais à leur résignation forcée se mêle toujours un orgueil, une fierté qui ne veut pas s'avouer vaincue. Ces cow-boys à peine sortis de l'adolescence et déjà burinés par la vie, ces femmes des ranchs pleines d'abnégation et de rudesse, ces vieux pionniers en rupture de ban continuent de clamer : « C'est très bien comme ça ! »
Avec une rare puissance d'évocation, avec tendresse, violence et humour, Annie Proulx fait revivre les paysages et les personnages de cette Amérique mythique.
Alors que Dolly s'apprête dans sa chambre le jour de son mariage, la maisonnée bruisse d'agitation : va-et-vient des domestiques, arrivée des premiers cadeaux, chamailleries des jeunes cousins... Au milieu de tant de fébrilité, un jeune homme, Joseph Patton, guette l'apparition de celle à qui il n'osa pas se déclarer l'été précédent. Que ferait Dolly s'il lui avouait qu'il l'a toujours aimée et la suppliait de s'enfuir avec lui, tandis que tout le monde l'attendrait à l'église ?
« Un petit livre par sa taille, mais grand par sa perfection [...] plein de la cocasserie des situations douloureuses, le genre d'humour qui nous permet de nous retourner et de rire des choses qui nous ont fait le plus de mal dans la vie. » David Garnett, 1932.
'Vous croyez que nous sommes là pour vous protéger ? Mais pas du tout, mon commandant : nous sommes là pour protéger le Congo contre vous !
Son fume-cigarette suspendu en l'air, Spicer resta pour une fois sans voix. Il revint au Dr Hanschelle de s'engouffrer dans la brèche :
- Je ne pense pas que le Congo ait tellement à craindre de nous, lança-t-il. Nous ne sommes pratiquement tous que des amateurs...
- Précisément ! Vous autres, les Anglais, vous avez un véritable don pour l'amateurisme. [...] On sait toujours à peu près ce que des professionnels peuvent s'apprêter à faire, mais qui d'autre qu'une bande d'amateurs aurait pu imaginer une telle expédition ?'
Lancés en 1915 par l'Amirauté britannique à la reconquête du lac Tanganyika avec seulement quelques armes et deux petites embarcations, ces amateurs-là n'en sont pas des moindres : l'un est un inconditionnel de la sauce Worcester, l'autre un ancien pilote de course automobile, mais le plus étrange est leur chef, Geoffrey Spicer-Simson. Officier mythomane et hâbleur, Spicer ne reculera devant aucun danger pour entrer dans la légende... À partir des faits ayant inspiré John Huston pour The African Queen, Giles Foden raconte ici une savoureuse épopée. N'oubliant pas au passage de convoquer Conrad, Livingstone et Stanley, il sait aussi éclairer de son expérience personnelle cette étonnante page d'histoire de l'Afrique coloniale.
'Eugenides offers a perfect Valentine's Day gift for lovers a literary fiction... One of the best anthologies of recent years, as well as commanding proof that its editor is as expert a reader as he is a novelist.' Kirkus Reviews (starred)
'When it comes to love, there are a million theories to explain it. But when it comes to love stories, things are simpler. A love story can never be about full possession... Love stories depend on disappointment, on unequal births and feuding families, on matrimonial boredom and at least one cold heart. Love stories, nearly without exception, give love a bad name... It is perhaps only in reading a love story (or in writing one) that we can simultaneously partake of the ecstasy and agony of being in love without paying a crippling emotional price. I offer this book, then, as a cure of lovesickness and an antidote to adultery. Read these love stories in the safety of your single bed. Let everybody else suffer.' Jeffrey Eugenides, from the introduction to My Mistress's Sparrow Is Dead
On va s'écraser.
Je t'aime.
Fais ce que tu veux.
Papa
Voilà le sms que reçoit Julie, 18 ans. Son père, sa mère et son frère Tom se crashent effectivement en Afrique. Et Julie se retrouve seule dans sa grande et luxueuse maison d'Oslo.
Julie n'a plus envie de vivre. Elle s'efforce d'échapper aux attentions délicates et inquiètes de ses amis et du « docteur dingo », le psychologue qui la suit. Elle nourrit des idées de suicide qu'elle consent à écrire dans un journal intime. Bien qu'elle trouve ça terriblement ringard, d'écrire un journal. Et elle s'envole pour faire le tour de la planète, autant de fois que possible, pour multiplier ses chances de s'écraser, et d'en finir. Ou alors attraper la grippe aviaire. Ou encore attirer sur elle une fatwa, peut-être en dessinant des caricatures ? Julie met toutes les chances de son côté.
'A lively collection full ot its editor's good taste... 44 vibrant, shocking, fresh and classic stories... thrilling' Independant
In 1992 Richard Ford edited and introduced the first Granta Book of the American Short Story. It became the definitive anthology of American short fiction written in the last half of the twentieth century. In the fifteen years since, Ford has been reading new stories and re-reading old ones. The result is this completely new collection of stories that he regretted overlooking the first time around as well as many by a new generation of writers, among them Sherman Alexie, Juno Diaz, Deborah Eisenberg, Nell Freudenberger, Matthew Klam, Jhumpa Lahiri and ZZ Packer.
'Here are riches gathered. This is a magnificent volume, admittedly making it very difficult for any other book to stand equal.' Eileen Battersby, Irish Times
'The definitive anthology' Prospect
'If you pick up a single volume of the year's fiction, make it this one' Financial Times
'You'd be hard pressed to find anything less than magical among these 40-plus tales' Daily Mail
When the university merged his Department of Linguistics with English, Professor Desmond Bates took early retirement, but he is not enjoying it. He misses the purposeful routine of the academic year, and has lost his appetite for research.
His wife Winifred's late-flowering career goes form strength ot strength, reducing his role to that of escort and househusband, while the rejuvenation of her appearance makes him uneasily conscious of the age gap between them. The monotony of his days is relieved only by wearisome journeys to London to check on the welfare of his eighty-nine-year-old father, an ex dance musician who stubbornly refuses to move from the house he is patently unable to live in with safety.
But these discontents are nothing compared to the affliction of hearing loss, which is a constant source of domestic friction and social embarrassment. In the popular imagination, he observes, deafness is comic, as blindness is tragic, but for the deaf person himself it is no joke. It is through his deafness that Desmond gets inadvertently involved with a young woman whose wayward and unpredictable behaviour threatens to destabilise his life completely.
Funny and moving by turns, Deaf Sentence is a brilliant account of one man's effort to come to terms with deafness and death, ageing and mortality, the comedy and tragedy of human life.