Qui sont les druides ? Depuis l'Antiquité, ils suscitent un étrange intérêt et demeurent énigmatiques. S'ils ont eux-mêmes cultivé le mystère, mythes et idéologie ont, durant les deux mille ans qui ont suivi leur disparition, contribué à brouiller encore davantage leur image. Prêtres, magiciens, devins, maîtres à penser ésotériques les fonctions qui leur ont été attribuées sont aussi diverses que contradictoires. La recherche qui est menée ici prend donc l'allure d'une enquête presque policière où toutes les pistes sont ouvertes et tous les indices mis à contribution. L'auteur doit remonter aux plus anciennes mentions des druides, quand ils étaient considérés par les Grecs anciens comme des philosophes, pour découvrir leur origine au début du Ier millénaire précédant notre ère. De là, il peut reconstituer leur histoire et celle des représentations dont ils ont fait l'objet jusqu'à nos jours. Avec eux, c'est aussi une nouvelle image de la Gaule qui se dessine, loin des préjugés et des images d'Epinal.
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Il y eut jusqu'à vingt millions de lecteurs pour la Free Press, de Los Angeles à Berlin et de Vancouver à Milan. L'essentiel d'une génération y exprima la révolution souterraine qui allait changer la société. On y vit surgir les combats féministes, la lutte pour l'avortement, les Gay Prides, le trou d'ozone et l'effet de serre, le goût pour le bouddhisme, la parole des ghettos.
Plus de mille journaux aux graphismes magnifiques, des aventures cocasses, des polémiques convaincues, des répressions et des flicages. Cette liberté et cette variété d'expressions font rêver.
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Au Congo, au Gabon, au Nigeria, en Angola ou en Guinée équatoriale, on peine à découvrir à quoi a servi la manne pétrolière. Pauvreté, guerres civiles, maintien au pouvoir de régimes dictatoriaux, tel est le bilan peu glorieux de l'exploitation pétrolière en Afrique.
La précieuse huile nourrit surtout une corruption débridée. Au Congo-Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso a mis en place une kyrielle de sociétés écrans qui lui ont permis de détourner des centaines de millions de dollars. Mais il bénéficie pour cela de l'«expertise» occidentale. Certaines entreprises françaises, et non des moindres, ainsi que de prestigieux cabinets d'avocats, ont mis leur savoir-faire au service de ce pillage à huis clos.
Ne nous y trompons pas. La mobilisation des pays riches (G8) en faveur de l'Afrique ressemble surtout à une opération de communication. Le locataire de l'Élysée amuse la galerie avec sa taxe sur les billets d'avion mais il couve affectueusement une poignée de régimes kleptocrates. George W. Bush prétend s'attaquer aux «postes avancés de la tyrannie» mais il reçoit à la Maison-Blanche les pires dictateurs pourvu qu'ils aient quelques barils à offrir. Tony Blair bataille pour passer la dette du continent à l'ardoise magique mais il ferme les yeux sur le rôle des banques britanniques dans le recyclage de l'argent de la corruption.
Il est temps de mettre fin au bal des hypocrites. Si Jacques, George et Tony se soucient réellement du continent, qu'ils contraignent leurs compagnies pétrolières à faire la lumière sur ce qu'elles versent aux États africains. La transparence reste le meilleur antidote contre la corruption.
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Dans les bidonvilles de Port-au-Prince, de Recife, de Nairobi, du Cap, des centaines de milliers d'individus vivent dans le dénuement le plus complet. Au total, sur notre planète, un à trois milliards d'hommes sont réduits au rang de misérables. La 'lutte contre la pauvreté' est devenue l'objectif numéro un de la Banque mondiale; mais le monde continue de tourner en entretenant une souffrance et une misère globales.
'Gouverner au nom du peuple qui souffre' : la formule
du président Lula, au lendemain de son élection, fut selon l'auteur la première expression politique de cette souffrance populaire massive. C'est aujourd'hui le peuple du monde qui est en souffrance. 'Cette souffrance, affirme André Corten, est un mal politique.'
Depuis son premier séjour de recherche et d'enseignement au Chili en 1962, André Corten, professeur de science politique, porte en lui ce cri, qui résonne aujourd'hui sous la forme d'une vaste enquête, résultat de plus de quarante ans de séjours en Haïti, au Brésil, en Afrique du Sud, en Algérie, au Mexique, au Rwanda, au Guatemala, au Salvador, au Congo, en Argentine, en Bolivie, au Chili...
Dans une écriture inspirée et sous la forme d'un décalogue, cet essai-document fait un état des lieux bouleversant, mais plein d'espoir sur l'état du monde.
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'Trois euros par jour' : voilà ce que chaque flamand paie pour ses pairs wallons. 'Honte !', clament certains Flamands, plaidant, Manifeste à l'appui, pour une scission sans délai du Royaume. 'Marque de solidarité', avancent d'autres, tout en exigeant plus de transparence. 'Juste retour', rétorquent les Wallons, en rappelant qu'il fut un temps où les Wallons payaient pour les Flamands.
C'est avec franc-parler que l'auteur nous livre sa vision sur les relations entre la Wallonie et la Flandre, et l'avenir de la Belgique. Il aborde, non sans humour, des thèmes délicats tels que les transferts financiers, la régionalisation des négociations salariales, l'inefficacité et la corruption de l'appareil public ainsi que l'omnipotence du parti socialiste.
Rudy Aernoudt est flamand, mais il connaît cependant bien la Wallonie, qui fut sa terre d'accueil alors qu'il était chef de cabinet adjoint du ministre wallon de l'économie. Refusant tout dogmatisme, son discours se base sur une analyse rigoureuse des réalités politico-économiques des deux Régions.
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Ce livre inhabituel, voire insolite, Mark Eyskens l'a composé comme une partition musicale pour un trio de trois exécutants: la mer, le vieux professeur et l'étudiante. La mer, absolue, métaphore à la fois de l'être et du devenir, le professeur émérite de physique souhaitant rester incognito et la jeune femme, d'une beauté inconvenante, qui veut écrire une thèse de doctorat sur un sujet quelque peu incongru: «Cosmologie et théologie».
Le livre, à la fois roman, essai et échange de vues épistolaire par courriel entre le prof et la doctorante, porte sur de nombreux sujets, même politiques. Mais principalement sur l'actuelle vision du monde, de l'homme et de Dieu, profondément affectée par les fulgurants progrès des sciences. Les conceptions initialement très divergentes du prof et de la fascinante doctorante concernant la tension entre foi et science, le sens de l'existence, son mystère et son absurdité finissent par converger. La jeune femme se sent attirée par ce vieux prof de physique fondamentale qui se convertit à la métaphysique alors qu'elle découvre que la vérité est incompréhensible, seulement vénérable. Leur métadialogue les entraîne vers un point de basculement inattendu.
Mark Eyskens tente, de manière parfois ironique et sarcastique, mais également pénétrante, troublante et émotive, d'exprimer l'indicible.
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Au Liberia, passer la nuit avec une gamine de quinze ans a un prix : 300 dollars. Guerre civile, pauvreté endémique et corruption généralisée ont favorisé le plus odieux des trafics : celui des êtres humains. Les victimes viennent du Maghreb ou des pays de l'Est, attirées par des promesses d'emplois fictifs. À l'arrivée, elles se retrouvent dans des bordels, prisonnières.
J'avais déjà lutté contre la prostitution forcée en Bosnie. C'est pourquoi le chef de la mission de l'ONU au Liberia m'a sollicitée. « Parce que tu es une femme et que tu as des couilles », a-t-il précisé.
Accompagnée d'une équipe de policiers internationaux, j'ai repris un travail que je connaissais trop bien : repérages, rondes de nuit, raids et interrogatoires. Des Balkans à l'Afrique subsaharienne, les crapules sont toutes pareilles, et leurs proies sont plongées dans la même détresse. Pourtant, le Liberia, c'était pire que tout ce que j'avais vu jusqu'alors. Les pourvoyeurs de « chair fraîche », soutenus par le pouvoir en place, me narguaient. Leurs clients ? Hauts fonctionnaires libériens, diplomates, membres d'organisations humanitaires, casques bleus. Ces derniers, sûrs de leur impunité, me narguaient plus encore.
Ce que j'ai vécu à Monrovia, je ne peux pas le passer sous silence. Je veux prêter ma voix à ces jeunes filles dont personne n'a jamais voulu entendre les appels à l'aide. Je veux aussi que le monde découvre la face cachée d'une mission de l'ONU dans un petit coin d'Afrique abandonné des dieux, ses procédures kafkaïennes et ses dérives. Je veux enfin qu'on sache de quoi sont capables les hommes dans un pays sans lois. Des soldats de la paix aux businessmen véreux, rares sont ceux que j'ai vus résister à la tentation.
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À trop admirer aujourd'hui Venise pour son site, pour ses palais et ses églises, pour ses peintres, ses musiciens et ses écrivains, on risque de négliger l'extraordinaire puissance économique, politique et géopolitique que la première et la plus belle des villes marchandes du monde a très longtemps représentée. Si l'on situe au XIVe siècle l'apogée de la thalassocratie qu'elle a créée, la Méditerranée a dû compter avec elle dès le XIIe siècle jusqu'à l'approche de la chute finale à la fin du XVIIIe siècle : l'Adriatique et la mer Ionienne évidemment, les Balkans, le Levant, le Pont (mer Noire), et même la Méditerranée occidentale, une bonne partie des grandes îles (Chypre, Crète), mais aussi l'Europe alpine et la péninsule italienne en totalité !
Sa fortune et sa gloire, cette ville incomparable les doit bien sûr au commerce, ici évoqué avec une précision et une force d'évocation exceptionnelles, et sous ses aspects innombrables : de la construction des bateaux au financement des voyages, des marchandises transportées (épices, sel, coton, sucre...) aux contrats de travail des matelots et des rameurs, des tarifs douaniers, de la fiscalité et du crédit aux questions monétaires, de la formation et de la perpétuation d'une noblesse marchande aux compétitions politiques et aux entreprises guerrières, c'est la mer qui fait la vie de la Sérénissime.
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Carrefour dangereux, le Caucase est aujourd'hui l'une des régions du monde les plus convoitées. De la Tchétchénie au Daghestan et à la Géorgie, il demeure un lieu de conflits et d'affrontements. Lutte pour le pétrole, montée de l'islamisme, rébellions armées et combats pour l'indépendance : le massif montagneux qui marque la frontière de l'Europe avec l'Asie et le Moyen-Orient est aussi le champ de bataille des années à venir.
Depuis deux siècles, les grandes puissances politiques et militaires se livrent dans la région à une guerre d'influence qui a souvent débouché sur des conflits armés, parfois accompagnés de génocides ou de déportations. L'expansion russe, le «Grand Jeu» (la guerre froide à laquelle se sont livrés la Grande-Bretagne et l'Empire russe durant tout le XIXe siècle), les tentatives de conquête du massif par l'Allemagne ou la bataille politique et économique pour le contrôle du pétrole : autant de processus marquants dont le Caucase est le décor.
Imams et chefs de guerre montagnards, otages célèbres, espions anglais et alpinistes de la Wehrmacht, agents de Staline ou pionniers du pétrole sont les acteurs de cette histoire souvent tragique.
À l'écart des idéologies et des partis pris, À la conquête du Caucase est un ouvrage inédit qui révèle sources et témoignages jamais exploités jusque-là. Cette épopée riche et vivante donne les clés d'une histoire qui ne s'achève pas à la dernière ligne de ce livre.
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Ouvrez la porte vitrée, aspirez une bonne bouffée d'air climatisé, entrez, prenez la file d'attente et regardez autour de vous.
Le sourire des jeunes qui travaillent en cuisine, les clients assis à leur table, le chahut des enfants, les publicités pour les nouveaux jouets. Oublié la mal bouffe, l'hégémonie américaine : le temps d'un hamburger-frites, le rêve américain fonctionne encore.
Le rêve américain ? Derrière les boîtes surprises et les clowns, c'est toute une nation qui vit au rythme d'une production massive, intensive. Aux États-Unis, le fast-food a bouleversé non seulement le régime alimentaire mais le paysage, l'économie, la main-d'oeuvre, la façon de travailler, de produire. Toujours plus. Trusts, corporations, conditions de travail inhumaines, cadences infernales, risques sanitaires, les empereurs du fast-food ont créé leurs propres lois. Plus qu'un système, ils ont façonné un nouvel ordre du monde.
Eric Schlosser mène ici une enquête unique, au coeur des rouages de l'industrie du fast-food. Pendant plusieurs années, partout en Amérique, il a rencontré des centaines d'acteurs et de témoins de l'agro-business.
Vendeurs de frites de l'après-guerre devenus milliardaires, éleveurs chassés de leur terre, ouvriers des industries d'abattage, créateurs d'arômes, directeurs de firmes, publicistes, mais aussi consommateurs, malades, ouvriers exploités, tous témoignent, pour la première fois, d'un système dont le seul credo est le profit.
En 2006, Richard Linklater a adapté ce livre au cinéma et a co-écrit le scénario avec l'auteur.