Brève histoire de l'Inquisition en Espagne

Brève histoire de l'Inquisition en Espagne
Pérez Joseph
Ed. Texto/Tallandier

Créée à la fin du XVe siècle pour résoudre le problème que posait la présence de milliers de juifs convertis dans la péninsule Ibérique, l'Inquisition prit de multiples formes pour imposer un pouvoir qui s'éteindra définitivement en 1834.

Entre 1478 et 1502, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon obtiennent du pape la création de l'Inquisition, expulsent les juifs et obligent les musulmans du royaume à se convertir. Ces mesures vont dans le même sens : elles visent à instaurer l'unité de foi. Est alors institué un véritable appareil d'État, avec à sa tête l'inquisiteur général assisté de son conseil qui missionne des inquisiteurs dans les districts.

Répression sévère, arrestations, torture de façon quasi systématique, mise à l'index de nombreux ouvrages, autodafés marquèrent l'histoire espagnole.

L'érotisme au Moyen Age. Le corps, le désir, l'amour

L'érotisme au Moyen Age. Le corps, le désir, l'amour
de la Croix Arnaud
Ed. Texto/Tallandier

« Moyen Age » et « érotisme » : les deux termes paraissent contradictoires. Ils ne le sont pas et l’on découvrira que la civilisation médiévale, taxée à tort d’obscurantisme, fut extrêmement inventive dans les domaines du désir et de la sexualité. À la fin du XIe siècle, les premiers troubadours chantent la sensualité, la femme, l’adultère, et c’est bien là une conception neuve de l’amour, en rupture avec l’héritage antique, qui se met en place. Bientôt, la matière de Bretagne prône à son tour une sexualité passionnelle où la femme joue un rôle d’initiatrice. Au XIIe siècle, le Roman de la Rose signe avec éclat la dégradation du grand rêve courtois. Ces différents courants ont une influence progressive sur les comportements amoureux en Occident. À y voir de près, l’Eglise est partagée : les tenants du refus du plaisir y affrontent les femmes mystiques, de Hildegarde de Bingen aux béguines, qui nouent de brûlantes épousailles avec le divin. Loin de ces effusions mystiques, les fabliaux où le sexe s’affiche crûment, les chansons des goliards, l’obscénité de nombre de sculptures, les rites carnavalesques évoquent une sexualité pulsionnelle, liée à des traditions populaires très peu chrétiennes. En définitive, l’érotisme médiéval, riche et contrasté, ne cesse de nous surprendre et de nous interroger. C’est un grand et beau sujet dont l’histoire n’avait jamais été écrite.

L'affaire des poisons

L'affaire des poisons
Petitfils Jean-Christian
Ed. Tempus/Perrin

En 1679, à l'apogée du règne de Louis XIV, éclate l'une des plus vastes affaires criminelles de tous les temps : l'affaire des Poisons, aux ramifications gigantesques, dans laquelle se trouvent mêlées des centaines de personnes, dont les plus grands noms de la cour de France, notamment la favorite Mme de Montespan.

De l'officine des alchimistes au repaire des sorcières, des marchands de philtres d'amour aux fabricants de poisons, en passant par le cabinet du magistrat instructeur, La Reynie, c'est l'enquête policière complète sur l'une des plus ténébreuses énigmes de l'Histoire qui est ici offerte au lecteur.

Passeurs d'Orient. Les Juifs dans l'orientalisme

Passeurs d'Orient. Les Juifs dans l'orientalisme
Collectif
Ed. Eclat

D'Ignaz Goldziher, qui put étudier à la grande université Al-Azhar du Caire, à Hermann Vambéry qui, déguisé en derviche, gagna Samarkande à pied, à la recherche des origines ouzbèkes supposées de la langue hongroise, les savants juifs des XIXe et XXe siècles eurent un rapport privilégié avec l'Orient, entendu comme l'espace dans lequel s'est déployée la culture arabo-musulmane, mais qui désigne aussi l'ensemble des pays extérieurs à la loi chrétienne, comme en attestent les travaux des indianistes Sylvain Lévi ou Theodor Benfey. « Passeurs d'Orients », donc, ils participent activement d'un mouvement qui fonde une science nouvelle, originellement philologique, mais aussi science des religions, que les clivages du second XXe siècle aura tôt fait de qualifier de 'colonialiste', quand il s'est agi, surtout, d'en dégager la dimension singulière, au regard d'un Occident désorienté. À travers les plus grandes figures de l'orientalisme, le volume, issu en partie d'un colloque qui eut lieu au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme de Paris en 2012, retrace à la fois l'histoire et les implications de cette relation particulière et en dénoue les malentendus idéologiques et politiques.

Les musulmans dans l'histoire de l'Europe, vol. 2. Passages et contacts en Méditerranée

Les musulmans dans l'histoire de l'Europe, vol. 2. Passages et contacts en Méditerranée
Collectif
Ed. Albin Michel

Diasporas juives ou grecques, morisques, convers religieux entre islam et christianisme, mercenaires, mamelouks, transfuges et métis de tous bords sont les visages concrets et souvent étonnants de cet espace de « l'entre-deux » qu'est la Méditerranée.

Le deuxième tome de l'aventure scientifique des Musulmans dans l'histoire de l'Europe se réfère directement aux débats civiques du présent, et plus particulièrement aux rapports aujourd'hui complexes et tendus de l'Union européenne à l'Islam et à la Méditerranée. D'une rive à l'autre de celle-ci, pourtant, que de mouvements et de circulations... Franchir « l'autre côté » fait-il de vous un transfuge, un hybride, un émissaire privilégié de transferts culturels ? Faut-il voir un traducteur culturel en chaque marchand, chaque voyageur ou migrant, en chaque esclave ou aventurier de l'Europe à l'Islam ou de l'Islam à l'Europe ? Cette interaction s'inscrit-elle, au contraire, dans la dynamique banale des sociétés ?

C'est de part et d'autre de la Méditerranée, dans une lecture nécessairement réciproque et par des réponses contrastées, que cet ouvrage discute les relations de continuum dans la conflictualité qui ont depuis longtemps marqué les échanges entre l'Europe et les sociétés islamiques. Ni trait d'union pacifique, ni lieu de « choc des civilisations », l'entre-deux méditerranéen ainsi revisité permet d'éclairer les conditions mêmes de production, de maîtrise, mais aussi de dissolution de la différence culturelle. En cela, il est une clé d'intelligibilité cruciale du monde contemporain.

Atlas des esclavages. De l'Antiquité à nos jours

Atlas des esclavages. De l'Antiquité à nos jours
Collectif
Ed. Autrement


L’esclavage fut quasi universel et il importe d’en montrer la diversité des formes et la complexité des héritages. Abordant d’abord les esclavages avant les Grandes Découvertes (de l’Antiquité au XVIe siècle), cet Atlas se concentre principalement sur la période des « traites légales » (XVIIe- XIXe) et propose une radiographie des sociétés esclavagistes, dans toute leur variété. Analysant ensuite, à compter du XVIIIe siècle, l’essor d’un mouvement abolitionniste structuré sur le plan international, contrepartie de l’expansion de la traite, de l’économie de plantation et de l’internationalisation des échanges, l’ouvrage s’achève sur la triste permanence du phénomène dans certaines de nos sociétés contemporaines. L’esclavage n’est réductible ni à une civilisation, ni à un espace géographique, ni à une époque donnée : il a été une des formes les plus constantes, au fil de la longue histoire des civilisations, de la domination absolue d’hommes par d’autres hommes. Telle est l’essence du propos de cet atlas, dont la nouvelle édition s’appuie sur les recherches historiographiques les plus récentes.

Des ombres à l'aube. Un massacre d'Apaches et la violence de l'histoire

Des ombres à l'aube. Un massacre d'Apaches et la violence de l'histoire
Jacoby Karl
Ed. Anacharsis

À l'aube du 30 avril 1871, dans le canyon d'Aravaipa en Arizona, une troupe d'Indiens Tohono O'odham, de Mexicains et d'Américains assassinait dans leur sommeil plus de cent quarante Apaches, en majorité des femmes et des enfants. Ce carnage, connu sous le nom de Massacre de Camp Grant, fit l'objet d'un procès, au terme duquel tous les accusés furent acquittés.

Karl Jacoby interroge dans ce livre les raisons profondes de la violence dans l'Ouest américain et les ombres portées qu'elle projette encore aujourd'hui. En imprimant à son enquête - avec un authentique talent d'écrivain - la forme de quatre récits juxtaposés rapportant l'histoire originelle de chaque communauté impliquée, puis la mémoire que chacune d'entre elles a pu ou voulu garder de la tuerie, il fait surgir sous un jour cru la terrible réalité de ces mondes frontaliers, ou borderlands.

Mais dans le même temps, précisément grâce à ce procédé narratif inédit, il propose une vigoureuse réflexion sur les rapprochements provoqués par les actes génocidaires entre la pratique historienne, le travail de mémoire et l'exercice de la violence.

Ni victime, ni coupable. Enfin libérés

Ni victime, ni coupable. Enfin libérés
Collectif
Ed. Renaissance du livre

L'histoire de Simon Gronowski aurait dû être celle d'un enfant ordinaire dans une famille ordinaire. Mais il est juif. Le 17 mars 1943, il est arrêté par la Gestapo avec sa mère et sa soeur. Le 19 avril, déporté dans le tristement célèbre 20e convoi, il saute du train et s'échappe par miracle. Il a onze ans et demi. Sa mère et sa soeur disparaissent à Auschwitz. L'histoire de Koenraad Tinel n'est pas moins tragique. Son père était un inconditionnel d'Hitler. Il disait à ses deux fils, frères ainés de Koen : « Moi, à votre place, j'irais ». Ils sont allés, ils ont porté l'uniforme et les armes des Waffen-SS, ils ont défendu les idéaux du Fuhrer et sont tombés pour lui. Enfants de la guerre, Simon et Koen porteront longtemps le poids du passé. Jusqu'à ce que les événements de la vie les placent l'un en face de l'autre, à près de 80 ans. De cette improbable rencontre naîtra une amitié indéfectible dont cet ouvrage témoigne, véritable plaidoyer pour l'humanité. Mis en mots par Simon Gronowski, en images par Koenraad Tinel et en perpective par David Van Reybrouck, ce récit à quatre mains se débarrasse de tout cliché pour cibler le coeur des hommes, au-delà de toute appartenance raciale, ethnique, religieuse ou philosophique.

Baltiques. Histoire d'une mer d'ambre

Baltiques. Histoire d'une mer d'ambre
Meyer Philippe
Ed. Perrin

L'histoire de la mer Baltique mêle le destin des pays scandinaves, de la Finlande, de la Russie, des pays baltes, de la Pologne et de l'Allemagne. Elle représente un chapitre essentiel et passionnant de l'histoire européenne, à la mesure des hommes qui peuplent ses rivages, acteurs de drames sanglants et de conquêtes glorieuses. Un sens de la mesure, de la beauté, de la grandeur leur a heureusement fait suite et compte seul désormais. Le Nord est devenu exemplaire en Europe, mais il est encore trop peu connu. Sur les grèves de ses rives et de ses îles, les vagues caressent aujourd'hui paisiblement l'ambre, une résine millénaire qui soigne les corps et les âmes et porte bonheur.

La vérité sur la tragédie des Romanov

La vérité sur la tragédie des Romanov
Ferro Marc
Ed. Texto

Dans un récit palpitant, Marc Ferro bat en brèche un véritable tabou de l'histoire et fait la lumière sur un des plus grands mystères
du xxe siècle.
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, dans l'Oural, le tsar Nicolas Il, sa femme et leurs enfants - Olga 22 ans), Tatiana (21 ans), Marie (19 ans), Anastasia (17 ans), et Alexis, le tsarévitch (13 ans) -, sont exé-
cutés par les bolcheviks.
Cette version officielle, Marc Ferro n'y a jamais cru.
Documents à l'appui, avec la rigueur du grand historien, il remet en cause l'assassinat des Romanov. Des juges ou des témoins morts subitement ou exécutés, des pièces du dossier d'instruction subtilisées, des tests ADN controversés, le mettent sur la piste d'une
hypothèse inavouable : les filles et la tsarine ont été sauvées grâce à un accord secret conclu entre les bolcheviks et les Allemands.

En numérique chez Tropismes : La vérité sur la tragédie des Romanov

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