60ème anniversaire du Débarquement
Trois spécialistes incontestés de la Seconde Guerre Mondiale croisent leurs plumes pour réaliser cet album clair et intelligemment conçu. Des précédents et des préparatifs à la Libération, en passant par l'attente sur le mur de l'Atlantique, la campagne de France, l'histoire de cet événement qui a changé la face du monde est retracée dans ce beau livre ponctué d'une iconographie abondante. La vision proposée par les trois auteurs parvient à transformer notre regard sur le 'Jour J'.
Viennent de paraître sur le même sujet :
Paroles du jour J. Lettres et carnets du Débarquement, été 1944 de Jean-Pierre Guéno & Jérôme Pecnard, Editions des Arènes, mai 2004, 29.90 euros - Lettres et journaux inédits de Français de Normandie, d'Allemands et de soldats alliés pendant la période du Débarquement. L'essentiel est repris dans sous le même titre, dans un format de poche (Librio, 2 euros).
Le chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU raconte
En attendant parler Colin Powell, en regardant les photos et en écoutant les bandes magnétiques qu'il nous présentait (...), je me surpris à m'interroger sur leur authenticité. D'où venaient ces bandes ? D'écoutes électroniques américaines ? De membres de l'opposition irakienne ? Avant d'y voir la preuve de la présence d'armes de destruction massive, il allait falloir, je le sentais, en savoir plus long. Depuis l'occupation de l'Irak, je n'ai plus entendu parler de ces enregistrements... H. B.
Riccardo Petrella enseigne la mondialisation à l'université de Louvain-La-Neuve; il connaît donc bien les avatars de ce phénomène contemporain. Dans son nouveau livre, il prend son bâton de pèlerin pour dénoncer encore et toujours les travers des sociétés occidentales, gouvernées par leur insatiable appétit financier et leur croyance illimitée dans la technologie, tout cela au dépens du rêve d'humanité. Ce droit de rêver de fraternité, de justice, d'une autre économie et de solidarité, Petrella le défend contre vents et marées. Car il faut choisir entre l'univers de la conquête et de la domination, avec toute la violence et la capacité d'exclusion que cela comporte, et l'univers de la fraternité et de la démocratie; un univers de solidarité et de sécurité commune.
Riccardo Petrella a publié, suite aux fonctions qu'il a occupées dans différentes organisations internationales, Limites à la compétitivité et Le Manifeste de l'Eau aux éditions Labor. Le Bien commun a également été publié chez Labor.
Ce livre donne, pour la première fois, la traduction française autorisée, approuvée par ses acteurs, de ' l'accord de Genève ' du le, décembre 2003. Dévoilée après deux ans de négociations secrètes, l' ' initiative ' de Genève, pour renouer les liens et faire progresser la paix entre Israéliens et Palestiniens, a été unanimement saluée dans le monde. Pour la première fois depuis les accords d'Oslo, elle présente un plan de paix complet, précis, cartes à l'appui, avec une volonté d'aborder toutes les difficultés et de parvenir à des compromis concrets et définitifs. Quel que soit son destin, ce texte fera date. Une cheville ouvrière de ce processus a été Alexis Keller. Avant la traduction de l'accord qu'il a lui-même réalisée, ce témoin intrépide de l'Histoire raconte dans ce livre la naissance et les péripéties de cette ' très belle aventure ' et la montagne de problèmes qu'il a fallu régler; il présente sans langue de bois les acceptations, les refus et les compromis qui ont abouti au texte actuel; il évalue sa signification et ses chances pour l'avenir.
Présentation de l'éditeur
Alexis Keller, 41 ans, est directeur de recherche auprès du Fonds national suisse pour la recherche scientifique (FNSRS) et Fellow du Carr Centre For Human Rights Policy de l'université d'Harvard. Il a reçu le prix international Condorcet-Aron 2004 pour son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient.
' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?
Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.
' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?
Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.
' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?
Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.
' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?
Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.
D'Adoption à Yang, ce livre vous explique (presque) tout ce que vous voulez savoir sur la Chine contemporaine, celle du quotidien des hommes et des femmes à l'aune des considérables bouleversements qui agitent leur vie en ce début de XXIe siècle. Précis et extrêmement bien documenté, il a été rédigé par un spécialiste de la Chine, qui pose un regard à la fois décomplexé, critique et affectueux sur ce pays qu'il a sillonné en tous sens depuis plus de vingt ans. On y trouve d'utiles mises au point sur les révolutions qui vont donner un autre visage à la Chine, comme celles des transports, du logement, ou de l'accès au Web et aux loisirs, mais aussi des rubriques plus inattendues sur les cigarettes, le football, la sieste, Tintin ou... les toilettes publiques. Car si cet abécédaire éclaire bien des questions que l'on se pose, il rectifie également nombre d'idées reçues. C'est pourquoi il vous en apprendra même sur ce que vous croyez savoir de la Chine d'aujourd'hui.
Présentation de l'éditeur
Grand connaisseur de la Chine où il a fait de nombreux séjours, Philippe Paquet est journaliste et grand reporter au quotidien belge Le Soir.
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-yi, le dernier empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Johnston nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite -où arrivaient journaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'empereur. Dans le célèbre film de Bernardo Bertolucci, Le Dernier Empereur, le rôle de Johnston était interprété par Peter O'Toole.
Présentation de l'éditeur
Préface d'Alain Peyrefitte.