L'Amérique bâillonnée

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Lapham Lewis
Ed. Saint-Simon

Le but de l'administration Bush n'est pas de défendre le citoyen américain contre un ennemi extérieur, mais de protéger l'oligarchie américaine contre la démocratie. Jamais, affirme Lewis Lapham, les voix de la contestation n'ont été à ce point exclues du débat : elles sont réduites au silence, marginalisées, criminalisées par un pouvoir qui méprise les libertés civiles et par un système médiatique voué au seul culte du profit. Pour Lewis Lapham, parce qu'il n'y a pas de démocratie sans contestation, l'Amérique traverse aujourd'hui la plus grave crise de son histoire. Dans cet essai talentueux à contre-courant, le célèbre polémiste dresse un plaidoyer sans concession pour le retour aux vraies valeurs de l'Amérique, celles d'une démocratie désordonnée, bruyante et protestataire.
Présentation de l'éditeur

Lewis Lapham, auteur du Djihad américain publié en 2002 aux éditions Saint-Simon, est directeur de la rédaction de Harper's Magazine depuis 1971. Il est aussi l'un des plus brillants écrivains et intellectuels de sa génération.

Léopold III Photographe

Léopold III Photographe
de Belgique Esmeralda
Ed. Racine

J'ai toujours aimé le désert. On s'asseoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence... 'Ce qui embellit le désert, dit le petit prince, c'est qu'il cache un puits quelque part...' (Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince
Présentation de l'éditeur

Le Meilleur des Mondes n°2 - Automne 2006

Le Meilleur des Mondes n°2 - Automne 2006
Ed. Denoël

' Par quelle aberration a-t-on pu croire, après la chute du Mur, que la disparition d'un adversaire signifiait l'abolition de l'adversité ?

Par quelle sottise a-t-on pu considérer que l'Homo economicus allait pacifier la planète, et que les conflits subsistants n'étaient que des vestiges du passé, des bavures exotiques ? Je l'explique à la manière de Tchékhov. Par le très grand plaisir que les hommes ont à dormir. ' La Cerisaie ' est vraiment la grande pièce sur les dix dernières années que nous venons de passer. Tous les protagonistes, qu'ils soient propriétaires ou intellectuels, y sont acquis à l'idée que finalement tout s'arrange toujours, que le mal n'est que le fourrier du bien. Cet esprit-là domine en Occident depuis 1989. C'est ainsi que l'on a pu, sans rire, voir Fukuyama célébrer la victoire des Etats-Unis sur l'Union soviétique exactement dans les même termes que Kojève pensait fêter la victoire de Staline sur l'Occident? Fêter la victoire de Staline en 1937 et la victoire de Wall Street en 1987 exactement dans les mêmes catégories intellectuelles aurait tout de même dû poser un problème, non ? '
André Glucksman, in Le Nouvel observateur, janvier 2002.

Le dossier de l'Affaire des Templiers

Le dossier de l'Affaire des Templiers
Ed. Belles Lettres

Réédition de 1923 !

Choix de documents historiques et juridiques relatifs au procès des Templiers au début du 14e siècle - version français-latin.

Le paradis des infidèles. Un ambassadeur ottoman en France sous la Régence

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efendi Mehmed
Ed. La Découverte/Poche/Littérature et voyages

Au XVIIIème siècle, le sultan Ahmed III envoie une ambassade à la cour de France. Yirmisekiz Celebi Mehmed efendi, haut dignitaire ottoman, y réside pendant la Régence, en 1720-1721. Jusque là peu curieux de l'Occident, le récit de Mehmed efendi prend une importance particulière; sous son regard, c'est la France du début du XVIIIème siècle qui revit. Son séjour à Paris, un voyage à travers la France, lui inspirent quantité d'observations, parfois critiques, souvent ironiques. Il se livre à des descriptions d'ouvrages techniques; la relation de ce qui fit le faste du Grand Siècle et de la Régence - beaux-arts, spectacles, mobilier, décoration... - se taille la plus large part.
Le récit de l'ambassadeur ottoman est présenté dans la traduction française intégrale de 1757, effectuée par Julien-Claude Galland, annotée, accompagnée d'annexes et précédée d'une introduction historique.

L'Europe

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Guigou Elisabeth
Ed. Seuil

Je vous parle d'Europe parce qu'il suffit de regarder une carte du monde pour comprendre : sans une présence forte de l'Europe sur la scène internationale, nous léguerons à nos enfants et petits-enfants un monde dominé par des puissances conquérantes, et donc jamais véritablement en paix.
Je vous parle d'Europe parce que l'Union vit une crise profonde. Elle n'en sortira que si les Européens osent dire ce qu'ils veulent faire ensemble. C'est en voyant agir Jacques Delors et François Mitterrand que j'ai compris que l'Europe n'allait pas de soi, qu'elle ne pouvait exister que par la détermination des dirigeants et l'adhésion des peuples. Je vous parle d'Europe parce qu'on vous en parle si peu. Parce qu'il nous faut dire ensemble ce que nous voulons. Cela ne peut être que le fruit d'un débat sur les choix de société et de mode de gouvernement pour la planète. L'Europe ne peut s'arrêter à ses succès passés - paix, suppression de la peine de mort, droits de l'homme, disparition des dictatures, expansion économique. En pleine crise de croissance, elle peine à se définir. Je vous parle d'Europe pour que l'élargissement soit réussi et le chemin vers une constitution accompli ; pour qu'avec un nouveau
projet, 500 millions d'habitants réunis autour de valeurs et d'idéaux créent un ensemble capable de contrebalancer la puissance des États-Unis et de peser pour un monde meilleur. E. G.



Elisabeth Guigou était ministre des Affaires européennes sous le gouvernement Jospin au moment de la signature du Traité de Maastricht, en 1992. Après avoir occupé différentes fonctions ministérielles sous Jospin, elle est aujourd'hui député socialiste en Seine-Saint-Denis.

Dieu.com

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Sallenave Daniële
Ed. Gallimard

Quelque horreur que puissent inspirer les attentats commis par des islamistes fanatiques, il serait extrêmement dangereux de faire de l'Islam, comme autrefois du communisme, le miroir où toutes nos difformités s'effacent. Ne renouvelons pas l'erreur de nous forger un ennemi pour éviter de nous interroger su
nous-mêmes. Quel modèle proposons-nous ? La pornographie funèbre d'un monde dominé par l'argent et le sexe. Des sociétés dépolitisées, sans défense contre la montée des communautarismes. Des sociétés délaïcisées, où sévit l'alliance explosive de la religion et de la technoscience : ' dieu.com '. Foyer de tous les obscurantismes. Il nous faut retrouver une parole libre. Désigner haut et fort la menace que font peser les communautés, les identités collectives, les religions sur la paix civile, l'avenir de nos sociétés et la liberté individuelle. Rappeler haut et fort qu'aucune religion n'est à l'abri d'un retour vers le fanatisme. Refuser le scandale d'une existence rivée à ses origines, d'une pensée asservie à des dogmes. Osons être en toutes choses des athées résolus, méthodiques et gais.
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Dégel de l'intelligence en Chine. 1976-1989 - Quatorze témoignages

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Yingxiang Cheng
Ed. Gallimard/Témoins

Quand les chars de l'Armée tirent sur le peuple de Pékin le 4 juin 1989, ce n'est pas seulement le mouvement de contestation de l'ordre bureaucratique qu'ils abattent, au terme de cinquante jours de montée en puissance, pas seulement l'espoir qui s'était levé place Tiananmen qu'ils liquident. C'est également le mouvement de libération de la pensée qui avait commencé dès 1976, au lendemain de la mort de Mao. De ce qu'aura été l'acharnement avec lequel une intelligentsia réveillée, mais très liée au Pouvoir, s'est battue contre ce Pouvoir pour s'affirmer et pour parvenir à revitaliser toute la société, des relations ambivalentes qu'elle a entretenues avec la contestation étudiante et populaire du printemps 1989 et des tristes conditions dans lesquelles a pris fin inachevée, cette renaissance culturelle, quatorze de ses acteurs, et non des moindres, témoignent ici avec autant de franchise que de lucidité. Chinoise devenue française depuis longtemps, Cheng YingXiang a pu interroger à chaud ces quatorze témoins, théoriciens ou philosophes, poètes, écrivains ou journalistes, politologues, sociologues et grand savant. Autant de personnalités, autant de points de vue polémiques, parfois contradictoires, autant de témoignages enfin que l'auteur a redistribués dans un ordre à la fois chronologique et thématique, le lecteur se trouvant ainsi introduit au coeur même de cette période clé de l'histoire de la Chine, qu'il peut vivre ou revivre de l'intérieur. Loin de l'image figée et uniforme qu'on a pu en avoir, la Chine qui pense se dessine ici multiple, 'dégelée', imaginative et créative, bref vivante.
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La lettre et l'image. La figuration dans l'alphabet latin du VIIIe siècle à nos jours

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Massin
Ed. Gallimard

Les lettres ont d'abord été des images.
Comme on le sait, le mot 'alphabet' a été formé à partir des lettres aleph et beth, qui représentent respectivement, dans leur graphie ancienne, une tête de taureau (à l'envers) et une maison, dont le tracé emprunte à un hiéroglyphe égyptien où l'on peut reconnaître notre b couché.
Or, à toutes les époques, se révèle le souci constant - secret ou avoué - de rechercher dans le dessin des lettres cette figuration perdue. Et tout se passe comme si les utilisateurs de l'alphabet latin (qu'il s'agisse de poètes, de calligraphes ou de peintres, mais aussi de pédagogues, d'enfants ou de sociologues) refusaient la sécheresse géométrique de son tracé, comme s'ils s'efforçaient de retourner instinctivement aux enfances de l'écriture et de redécouvrir, enfouis sous les sédiments laissés par des millénaires de civilisation, les mots-images, les dessins parlants, les signes-choses, les 'paroles peintes' des écritures premières. [...]
Notre propos aura donc été de prendre en compte cette pérennité à travers le temps et l'espace, à l'aide d'enjambements parfois audacieux et de rapprochements imprévus. [...]
De cette démarche (qui paraîtra à certains singulière), on ne trouvera pas mention dans les dictionnaires et les encyclopédies, non plus (sinon très fragmentairement) dans les histoires de l'art et de la communication. C'est cette lacune que vient combler ce livre, en proposant une somme encyclopédique qui nous offre de cette conception animiste du monde des exemples savoureux et ludiques. Massin.



Préface de Raymond Queneau, commentaire de Roland Barthes
Nouvelle édition brochée et illustrée.

Le grand bond en arrière. Comment l'ordre libéral s'est imposé au monde

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Halimi Serge
Ed. Fayard

'Nous ne sommes pas condamnés à vivre dans le monde dans lequel nous vivons.'

De l'Amérique de Reagan à la France de Mitterrand, en passant par la Nouvelle-Zélande, les transformations économiques du dernier quart de siècle n'ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 80, les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c'est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c'est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu'il n'y ait «plus d'alternative ». D'autres interprétations des événements auraient suggéré d'autres remèdes, mobilisé d'autres forces sociales, débouché sur d'autres choix. La « mondialisation », ce fut aussi ce long labeur intellectuel de construction de la « seule politique possible » que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes d'un bout à l'autre de la Terre.
Inspirées par des théoriciens de l'université de Chicago, dont l'influence sera considérable au Chili, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d'un système d'économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.
Présentation de l'éditeur

Serge Halimi, journaliste au Monde diplomatique, est notamment l'auteur des Nouveaux Chiens de garde (Raisons d'agir, 1997) et de Quand la gauche essayait (Arléa, 2000).

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