Alexandre le Grand, vol. 2 : L'homme sans dieux

Alexandre le Grand, vol. 2 : L'homme sans dieux
Charles Doherty Paul
Ed. 10/18

Après avoir écrasé l'armée de Darius au Granique, Alexandre le Grand s'enfonce dans l'Empire perse et entre en vainqueur dans la ville grecque d'Éphèse, ensanglantée par les règlements de comptes depuis la fuite de la garnison. Quelques jours après son arrivée, alors que le calme vient d'être rétabli, huit personnes sont sauvagement massacrées dans le temple d'Héraclès. Cet événement tragique pourrait mettre en danger l'autorité souveraine d'Alexandre dans la cité, et il charge le devin Aristandre et Télamon, son homme de confiance, de mener l'enquête. Leurs soupçons se portent bientôt sur un mystérieux personnage nommé le Centaure...
Présentation de l'éditeur

Polar

Les entretiens de Nuremberg

Les entretiens de Nuremberg
Goldensohn Leon
Ed. Flammarion

Nuremberg, janvier 1946. Alors que le monde entier a les yeux rivés sur cette ville symbole du IIIe Reich, où les procès des grands criminels de guerre nazis viennent de commencer, un psychiatre américain de trente-quatre ans, Leon Goldensohn, entreprend de consigner les entretiens qu'il mène, jour après jour, avec Hermann Göring, Hans Frank, Karl Dönitz, Alfred Rosenberg, Rudolf Höss et une vingtaine d'autres, accusés ou témoins aux procès. Antécédents familiaux, vie sexuelle, carrière dans le parti, relations avec Hitler et les dignitaires du régime, participation à l'extermination des Juifs : Goldensohn note méthodiquement ses questions et les réponses qui lui sont faites.

Il y a l'aristocratique Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, qui dit sa fascination pour Hitler dans une cellule jonchée de détritus ; il y a Göring, qui accable les autres accusés de son mépris - des «lampistes» -, joue au mécène et au chef de guerre, détaillant son «code chevaleresque» ; il y a Julius Streicher, l'un des seuls dont l'intelligence soit jugée inférieure à la moyenne par les médecins, et ses délires antisémites, teintés de pornographie ; il y a Höss, commandant d'Auschwitz entre 1941 et 1943, qui décrit froidement le mécanisme d'extermination, précisions à l'appui - il livre ainsi sans détour le chiffre de 2,5 millions de Juifs ayant péri dans ce seul camp...
Jamais publié jusque-là, ce document constitue un témoignage extraordinaire sur la psychologie des nazis, et une pièce unique à verser aux archives du IIIe Reich.
Présentation de l'éditeur

Rapport sur Auschwitz

Rapport sur Auschwitz
Levi Primo
Ed. Kimé

1946. Juste libéré d'Auschwitz, Primo Levi rédige avec Leonardo Debenedetti, à la demande de l'Armée rouge, un rapport sur l'organisation du camp de concentration pour Juifs de Monowitz. C'est son premier texte sur les camps.

1982. Primo Levi effectue, pour la seconde fois, un voyage à Auschwitz.

Primo Levi, chimiste de profession, fait l'expérience du fascisme, des lois raciales, de la résistance et de la déportation à Auschwitz. Il a écrit une oeuvre importante, de portée littéraire, dont une partie est un témoignage direct de l'expérience concentrationnaire.

Leonardo Debenedetti, médecin, a été déporté dans le même convoi que Primo Levi. À la libération, il se retrouve au camp de Katowice et, ensemble, ils rentrent à Turin.
Présentation de l'éditeur

Histoire du corps, vol. 1. De la Renaissance aux lumières

Histoire du corps, vol. 1. De la Renaissance aux lumières
Collectif
Ed. Seuil

LE CORPS EST DEVENU UN OBJET D'HISTOIRE, CAR TRIBUTAIRE, DANS SES FORMES ET SES MISES EN SCÈNE, DE CONDITIONS MATÉRIELLES ET CULTURELLES QUI VARIENT.

C'est l'émergence du corps « moderne » qu'évoque d'abord ce livre - un corps dont les attributs sont imaginés indépendamment de l'influence des planètes, des forces occultes ou des amulettes. Non que disparaissent, loin s'en faut, les références sacrées. Mais un conflit de culture s'avive avec la Renaissance où le corps se singularise dans toute son autonomie. À quoi s'ajoute un intense travail de la modernité sur les frontières du soi, les pulsions, les désirs : contrôle des politesses et des sociabilités, polissage des violences, autosurveillance des gestes dans l'univers de l'intime. Une accentuation des affranchissements individuels balance une accentuation des impositions collectives.
Présentation de l'éditeur

Histoire du corps, Vol. 2. De la Révolution à la Grande Guerre

Histoire du corps, Vol. 2. De la Révolution à la Grande Guerre
Collectif
Ed. Seuil

LE CORPS OCCUPE UN LIEU DANS L'ESPACE. IL EST LUI-MÊME UN TERRITOIRE QUI POSSÈDE SES ENVELOPPES : LA PEAU, LE HALO SONORE DE SA VOIX, L'AURA DE SA RESPIRATION.

Ce corps physique, matériel, peut être touché senti, contemplé. Les savants le manipulent et le dissÈquent. Ils mesurent sa masse, sa densité, son volume, sa température. Ils analysent son mouvement. Ils le travaillent. Mais ce corps des anatomistes, des physiologistes et des gymnastes diffère radicalement du corps qui souffre et qui jouit.
Or, le plus souvent, les historiens se sont montrés oublieux de la tension instaurée entre l'objet de science, de travail, le corps productif, expérimental, le corps inclus dans l'univers technico-scientifique contemporain et la corps qui éprouve le plaisir ou la douleur. C'est le rétablissement d'un équilibre entre ces deux perspectives qui est tenté dans ce livre.
Le long XIXe siècle dont il est ici question était en outre suffisamment riche de novations pour justifier que l'accent fût mis sur des processus aussi actifs que l'emprise de la médecine anatomo-clinique et de la phrénologie, l'avènement de l'anesthésie, l'élaboration d'un imaginaire de la relation charnelle, l'émergence de la sexologie, l'essor de la gymnastique et du sport, l'apparition de nouvelles machines impossée par la révolution industrielle, ou le dessin de nouvelles représentations sociales du corps.
Présentation de l'éditeur

Mesurer le monde

Mesurer le monde
Adler Ken
Ed. Flammarion

Lieues, toises, aunes, pouces et pieds : autant de mesures avec lesquelles jonglent quotidiennement les Français sous l'Ancien Régime. Poids et mesures font en effet l'objet de quelque huit cents appellations et varient en fonction des usages locaux : à Saint-Denis, une pinte de bière est un tiers moins remplie qu'à Paris ; de même, la livre des boulangers est généralement plus légère que celle des quincaillers. Or, en 1792, sous la pression du peuple français, deux astronomes mandatés par l'Académie des sciences entament une quête extraordinaire : définir le mètre d'après les dimensions de la Terre, ou du moins de cette partie de l'arc du méridien qui va de Dunkerque à Barcelone en passant par Paris. Delambre se voit confier le trajet de Dunkerque à Rodez, Méchain celui de Rodez à Barcelone.

Commence alors un périple de sept années, menacé par les soubresauts de la Révolution. Le rêve utopique d'une unité de mesure «pour tous les hommes, pour tous les temps», selon le mot de Condorcet, sera réalisé. Grâce à la détermination et à l'habileté des deux savants, les Lumières de la science viendront à bout de cette tour de Babel des poids et des mesures. Mais cela ne se fera pas sans mal : Méchain commet une erreur - «son» mètre est trop court d'environ 0,2 millimètres - qui manquera de lui faire perdre la raison et se répercutera sur toutes les définitions ultérieures du mètre.

Aventure humaine, fresque historique, ce livre nourri de documents d'époque (la correspondance de Delambre et Méchain, leurs carnets et registres), pour certains inédits, est aussi une passionnante analyse du statut de la science et de l'erreur.
Présentation de l'éditeur

Loués soient nos téléviseurs

Loués soient nos téléviseurs
Dal Gilles
Ed. Buchet Chastel

La religion bat de l'aile, la politique s'essouffle et ses ténors s'épuisent à chercher les faveurs de l'opinion. La télévision, elle, triomphe. Non seulement elle délasse et fait rêver, mais elle nous montre, jure-t-elle, ' la réalité vraie ' ! Voilà assurément de quoi séduire les foules. Pour un peu, elle réglerait tous les problèmes et sauverait les politiciens du marasme ! Alors, faiseuse de miracles ou nouvel opium du peuple ? Avec verve et humour, Gilles Dal démonte le mythe télévisuel et les contradictions de la société médiatique. Sans être sûr qu'il soit si facile de s'en débarrasser.
Présentation de l'éditeur

Gilles Dal est docteur en histoire, chroniqueur dans différents médias belges et auteur de plusieurs ouvrages en histoire sociale contemporaine.

Albert de Belgique. Périples économiques 1960-1993

Albert de Belgique. Périples économiques 1960-1993
Emmanuel Schelfhout Charles
Ed. La Dyle

L'ouvrage présente l'engagement exceptionnel de S.A.R. le Prince Albert de Belgique pour la promotion des relations économiques entre la Belgique et les pays étrangers, de 1960 à 1993.
Partageant l'idée que l'essor d'un pays dépend en grande partie de sa présence sur les marchés extérieurs, le Prince Albert choisit d'apporter son soutien à l'effort de nos entrepreneurs, accepta la présidence d'honneur de l'Office Belge du Commerce Extérieur, et entama un fascinant périple de prospection à travers le monde.
Passant sans transition des réceptions protocolaires aux concertations techniques, tel un capitaine avisé, le Prince Albert sut toujours stimuler le dialogue grâce à un sens inné de la relation publique et, surtout, à sa parfaite connaissance des dossiers.
Si l'économie belge a pu facilement accompagner, et souvent devancer, le rythme de la croissance européenne durant les dernières décennies, c'est grâce, notamment, à l'effort quotidien de ces entrepreneurs - grands industriels ou simples artisans - qui ont pu former une équipe dynamique dans le sillage d'un Ambassadeur hors pair en la personne du Prince Albert de Belgique.
Tour à tour livre d'histoire et biographie illustrée, cet ouvrage présente une passionnante aventure humaine.
Présentation de l'éditeur

Vie précaire. Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001

Vie précaire. Les pouvoirs du deuil et de la violence après le 11 septembre 2001
Butler Judith
Ed. Amsterdam

Dans le monde de l'après-11 septembre et de la «guerre contre le terrorisme», qui bénéficie du statut d'être humain ? Quelles vies sont jugées dignes d'être vécues, quelles morts d'être pleurées ? Comment éviter que le deuil et la douleur n'aboutissent à l'intensification du cycle de la violence et de la contre-violence ? Comment préserver une sphère publique où le déploiement de la pensée critique reste possible ? Ce sont ces questions qu'explore ce livre au travers de l'analyse de la censure et de l'anti-intellectualisme aux États-Unis, de la condition des prisonniers de Guantanamo et de l'accusation d'antisémitisme récurrente dans les débats sur le conflit israélo-palestinien. Selon Judith Butler, la réaffirmation violente de la souveraineté impériale des États-Unis repose sur la dénégation des limites de cette souveraineté et constitue une forme de compensation désastreuse à la vulnérabilité et à l'interdépendance qui caractérisent fondamentalement le monde actuel. Pour mettre un terme à cette logique destructrice, il est nécessaire de prendre acte de celles-ci, mais aussi de faire en sorte que le travail de deuil dans lequel la société américaine est engagée inclue certains morts dans l'espace public - ceux précisément qui aujourd'hui ne comptent pas.
Présentation de l'éditeur

La persécution des Juifs en Belgique (1940-1944)

La persécution des Juifs en Belgique (1940-1944)
Steinberg Maxime
Ed. Complexe

Totalement occupée dès mai 1940, la Belgique est administrée par les autorités militaires allemandes, qui sont chargées d'appliquer la politique antisémite décidée à Berlin. D'abord exclus du droit commun et victimes de spoliations, les juifs de Belgique sont déportés en masse à partir de l'été 1942. Pendant une centaine de jours, les rafles sont particulièrement nombreuses, surtout à Anvers, où les policiers belges sont les auxiliaires zélés des forces d'occupation. Dès l'automne, les déportations diminuent, quand les rescapés basculent en majorité dans la clandestinité. La 'traque' lancée alors par les autorités allemandes est un semi-échec puisque seul un tiers des 25 000 juifs de Belgique déportés sous l'Occupation (sur une population totale de 56 000) le sont après l'automne 1942. Thomas Wieder, Le Monde, 21 janvier 2005

Newsletter