Le mal-être de centaines de milliers d'immigrés et de fil(le)s d'immigrés nord-africains a d'évidence des causes anciennes et profondes, qui minent le «modèle républicain». Souffrent-ils, comme disent certains, d'une schizophrénie identitaire ou plutôt des discriminations dont ils sont victimes dans tous les domaines - logement, éducation, emploi, santé, culture? Le sort que cette société leur réserve a-t-il un lien, et lequel, avec la longue histoire coloniale de la France? Les enfants de l'immigration subissent-il le carcan de l'islam, jugé irréformable et accusé de servir de terreau à toutes les violences - délinquance, actes antisémites ou machistes, voire terrorisme? À moins qu'une certaine islamophobie ne s'ajoute au vieux racisme anti-arabe, alimentée par la «guerre anti-terroriste» - et ses relais médiatiques - menée par les États-Unis depuis le 11 septembre 2001?
Deux décennies après la «marche des Beurs», où en est le mouvement des jeunes issus de l'immigration? L'action commune entre musulmans et non-musulmans contre l'exclusion augure-t-elle d'un renouveau de leur action et de leur alliance avec les forces altermondialistes? Mais pour quel objectif? Afin que les enfants de l'immigration s'«intègrent» à la société française - mais à la seule manière d'une reddition sans condition? Ou pour que celle-ci leur garantisse enfin l'égalité des droits et des chances sans laquelle il n'y a pas de possibilité de vivre ensemble, dans le respect des différences?
Avec cette enquête, les auteurs ont voulu écouter et restituer au plus près la parole des «Arabes de France» pour savoir comment les acteurs (jeunes et anciens, hommes et femmes) perçoivent mais aussi comment les spécialistes (historiens, philosophes, sociologues, politologues) analysent le mal-être de centaines de milliers d'hommes et de femmes unis par une expérience commune de l'altérité.
Présentation de l'éditeur
Dominique Vidal est rédacteur en chef adjoint au Monde diplomatique, auquel collabore Karim Bourtel, qui travaille également pour Politis, Témoignage chrétien et divers médias audiovisuels.
Depuis août 1999, Anna Politkovskaïa s'est rendue plus d'une quarantaine de fois en Tchétchénie pour couvrir la guerre, la seconde qui frappe cette petite République. Pour elle, c'est l'avenir même de la Russie et ses chances d'accéder à une véritable démocratie qui sont en jeu.
Décrivant le calvaire de la population tchétchène, Anna Politkovskaïa montre que la poursuite du conflit le rend de plus en plus incontrôlable. La violence absolue favorise la minorité tchétchène la plus extrême, au détriment de la majorité acquise aux idées occidentales, et déshumanise les combattants des deux camps. Les militaires russes pillent, violent et tuent en toute impunité, les combattants tchétchènes sombrent dans la délation et les règlements de comptes, dévorés par le désir de vengeance d'un côté, et les exigences cyniques de la survie de l'autre, basculant parfois dans la criminalité pure et simple. Pour elle, cette spirale infernale trouve son origine dans la tradition d'un pouvoir qui a besoin d'un ennemi - bouc émissaire - pour lui faire porter le poids des malheurs - réels - des Russes dans la difficile période du postcommunisme.
Présentation de l'éditeur
Peut-on parler d'individu au Moyen Âge quand les mots pour le dire n'existaient pas ? Par son titre L'Individu au Moyen Âge lance le défi de l'anachronisme pour susciter une réflexion large sur les fondements historiques de la notion d'individu qui, avec celle de sujet autonome, est censée marquer l'entrée dans la modernité. Cet ouvrage collectif - qui réunit une équipe internationale de médiévistes venus de l'histoire, de l'historique de l'art, de la philosophie, de la littérature et de la psychanalyse - montre la part qui revient au Moyen Âge dans l'élaboration des signes de l'identité personnelle (spécialement le nom, la signature et le portrait). Mais s'ils admettent le principe d'une longue genèse de l'individu moderne, les auteuts soutiennent que celle-ci est constituée d'ubn ensemble d'étapes dont la période médiévale incarne un moment bien particulier : l'individu sous ses différentes facettes (l'acteur social ; l'être moral, indépendant, autonome ; le « je » des poètes soucieux d'introspection) s'exprime à la première personne sans pour autant se singulariser ni se démarquer du groupe qui le définit (famille, lignage, paroisse, seigneurie).
Présentation de l'éditeur
Avec les contributions de Étienne Anheim, Charles Baladier, Nico den Bok, Alain Bourequ, Dominique Demartini, Benoît Grévin, Claude Jeay, Didier Lechat, Peter von Moos, Joseph Morsel, Daniel Russo.
Ou comment l'Europe se substitue peu à peu à l'Amérique dans notre imaginaire
Et si l'Europe n'était pas seulement notre chance mais celle du monde entier ?
Il fut un temps, pas si lointain, où le rêve américain justifiait toutes les révoltes contre l'état des choses. Mais aujourd'hui, il semble bien que le rêve européen soit en passe de se substituer à lui dans les esprits et dans les coeurs.
D'un côté, la tradition américaine, fondée sur le patriotisme, attachée à la réussite individuelle, à la croissance quel qu'en soit le prix, aux valeurs réputées suprêmes du travail et de la religion. De l'autre, une formation culturelle qui nous a appris à faire toute sa place à la collectivité, à la responsabilité de l'Etat à l'égard des plus vulnérables, à la qualité de la vie, au développement durable.
Faut-il dès lors s'étonner qu'à l'ère des connexions globales et de la mise en réseau de la planète, alors que l'environnement et la sécurité collective nous préoccupent plus que jamais, le monde entier regarde vers l'Europe, ce lieu d'une expérience inédite et qui porte tant de promesses ?
Présentation de l'éditeur
Professeur à la Wharton School, école de commerce rattachée à l'université de Pennsylvanie, Jeremy Rifkin est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages traduits en français, dont La fin du travail (La Découverte, 1997).
Comment fut prise, au sein de l'Administration Bush, la décision d'envahir l'Irak ? Comment a été conçue, pour convaincre l'opinion mondiale, la plus ambitieuse opération de propagande et d'intoxication de tous les temps ? Quelles personnalités, autour du président des États-Unis, souhaitaient depuis toujours cette «guerre préventive» ? Pour quelles raisons ? Pour le pétrole ? Qui sont les «faucons» ? Quelle est l'idéologie des néoconservateurs ? Quels sont les liens entre cette guerre et les attentats du 11-Septembre ? Comment les médias ont-ils été manipulés ? Qui a fabriqué les grands mensonges qui servirent de prétexte à l'invasion ? Pourquoi l'occupation de l'Irak a-t-elle tourné au désastre ? Qui sont les résistants ? Les États-Unis peuvent-ils se dégager du bourbier irakien ?
Ignacio Ramonet répond de manière documentée à chacune de ces questions, en reconstituant la chaîne d'événements et de décisions ayant abouti à l'invasion et à l'occupation de l'Irak : une réflexion passionnante sur les ambitions du néo-impérialisme américain.
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L'effondrement du bloc soviétique, la mondialisation, puis les attentats du 11 septembre 2001 et l'intervention américaine en Irak n'en finissent pas de bouleverser l'ordre international et l'équilibre du monde occidental.
De Berlin à Bagdad, de 1992 à 2005, cette chronique de l'après-guerre froide éclaire «en temps réel» les moments clés de la construction de l'Europe et de la relation transatlantique au cours de cette période charnière. On y lit au fil des années la lente et prévisible dérive menant à la double crise contemporaine du projet européen et de l'Alliance atlantique.
Un témoignage lucide et engagé sur la difficulté des démocraties occidentales à exercer un leadership collectif dans un monde en mutation.
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Paru en septembre 2004 en langue néerlandaise, le 'rapport' de Dirk Van Duppen ne cesse depuis de défrayer la chronique. En sa qualité de médecin, Dirk Van Duppen dénonce les pratiques des grandes firmes pharmaceutiques qui pillent ce bien public qu'est le droit à la sécurité sociale. Ne se contentant pas de dénoncer un système, il propose un modèle - inspiré de la politique des médicaments néozélandaise - qui permettrait à la sécurité sociale de faire des économies considérables au détriment des lobbies du médicament et des multinationales.
En 1905 un jeune Vaudois de vingt ans, Pierre Gilliard, devint précepteur des enfants de la famille impériale de Russie, et il le resta jusqu'à leur assassinat par les bolcheviques en 1918. Rentré en Suisse, il publia dans les années 1920 un livre de souvenirs qui fut un best-seller mondial. Photographe amateur, il avait fait des Romanov des dizaines de portraits informels très différents des documents officiels de l'époque. Ces instantanés montrent les enfants Romanov dans leur vie quotidienne, leurs études, leurs jeux, les réunions de famille, et même dans les premiers moments de captivité pendant la révolution bolchevique.
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Après plusieurs séjours effectués dans le périmètre de Gaza en 2003 et 2004, Hervé Kempf, journaliste au Monde et Jérôme Equer, photographe et réalisateur, ont tenté de répondre par ce reportage à la question suivante : qu'est-ce que la vie quotidienne dans un territoire minuscule, surpeuplé et en proie à la guerre et à une violence sans fin ? A travers portraits et témoignages de palestiniens et de colons israéliens, les auteurs jettent un éclairage totalement neuf sur cette 'prison à ciel ouvert'.
Constitué de près de 200 photographies, L'Album d'Auschwitz est le document iconographique de référence sur le processus d'extermination des Juifs au camp d'Auschwitz-Birkenau. Ces images, prises par des SS en mai et juin 1944, lors de la déportation massive des Juifs de Hongrie à Birkenau, sont d'une importance historique capitale. Elles permettent de se représenter ce que fut, pour plus d'un million de personnes, l'arrivée dans cet immense centre de mise à mort où la plupart furent anéantis dans les heures qui suivirent.
Outre les circonstances de la découverte de L'Album, intégralement reproduit en fac-similé, les textes ici rassemblés décrivent l'organisation du complexe d'Auschwitz, et l'application de la 'Solution finale' conçue par les nazis pour mener à bien leur oeuvre de destruction.
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Attention : prix de lancement jusqu'au 31 août 2005, ensuite 28 ?
Ouvrage en réimpression. A nouveau disponible dès novembre 2005