A qui mieux mieux

A qui mieux mieux
Song Sok-Ze
Ed. Imago

C'est un village «traditionnel» en fibrociment abandonné par une équipe de télévision dans un cadre sauvage, entre rivière et montagne. Une bande d'éclopés de la vie unis par le hasard vont devoir y défendre leur peau contre des gangsters en goguette, mais la nature jouera le premier rôle dans cette guerre picrocholine.

Bonne nouvelle : un roman coréen à la fois hilarant et poignant ! Un feu d'artifice burlesque, écrit dans une langue implacable, qui nous embarque à qui mieux mieux et nous tient en haleine jusqu'au bout. À une société en déficit de valeurs, Song Sok-ze, rejeton de Cervantès et de Lao-Tseu, oppose une prose de combat hénaurme et si humaine.

Melisande ! Que sont les rêves ?

Melisande ! Que sont les rêves ?
Halkin Hillel
Ed. Quai Voltaire

« Un roman remarquable [...] une méditation sur la nature de l'amour et le pouvoir des vieux rêves et désirs [...] caustique, intelligent et élégiaque. » The Times.

Du New York des années 50 à l'île grecque d'où il lui écrit au début des années 80, vingt-cinq années ont passé vingt-cinq années et presque autant de caprices de l'Histoire - la chasse aux sorcières, la libération des moeurs et l'effervescence des sixties, les revers du « peace and love » et le traumatisme de la guerre du Vietnam. Vingt-cinq années durant lesquelles Hoo n'a cessé d'aimer Melisande, depuis le jour où, au sein du club de littérature du lycée, elle foudroya l'adolescent timide. Melisande lui préféra Ricky, son fougueux meilleur ami, transposant à Manhattan et le temps d'un été un trio à la Jules et Jim abreuvé de poésie américaine. Mais ricky perd la raison au retour d'un voyage initiatique en Inde. Hoo et Melisande vivent alors leur passion sans que l'ombre de l'ami et rival ne disparaisse jamais.

Un hymne à l'amour et à l'amitié, une invitation au pardon, le long regard que porte un homme mûr sur son existence et sur celle qui lui donna tout son sens.

La langue vulgaire

La langue vulgaire
Pasolini Pier Paolo
Ed. La Lenteur

«Tout ce que le capitalisme a fait jusqu'à il y a dix ans, c'est-à-dire la centralisation clérico-fasciste [...], n'a pas endommagé le particularisme culturel des Italiens. Anthropologiquement, un Sicilien était un Sicilien, un Albanais était un Albanais, un Frioulan était un Frioulan. Rien ne les avait transformés. L'arrivée de la culture de masse, des mass media, de la télévision, du nouveau type d'école, du nouveau type d'information et surtout des nouvelles infrastructures, c'est-à-dire du consumérisme, a produit une acculturation, une centralisation à laquelle aucun gouvernement se déclarant centraliste n'était jamais parvenu. Le consumérisme, qui se déclare tolérant, ouvert à la possibilité d'une décentralisation, est au contraire épouvantablement centraliste. Il est parvenu à perpétrer des génocides du même ordre que ceux que le capitalisme a sans doute perpétrés en France ou en Angleterre à l'époque de Marx, dont Marx avait témoigné.»

Cavelleria rusticana. Et autres nouvelles siciliennes

Cavelleria rusticana. Et autres nouvelles siciliennes
Verga Giovanni
Ed. Belles lettres

Toute l'oeuvre de Giovanni Verga, le plus grand vériste italien, est centrée sur les «vinti dalla vita» («les vaincus de la vie»). Dans les nouvelles ici rassemblées il s'est attaché à peindre le courage viril avec lequel les humbles affrontent la vie. Avec un réalisme saisissant il nous montre l'attachement au lieu de naissance, aux anciennes coutumes, la résignation à la dureté d'une vie parfois inhumaine, la conscience que cette société fermée où évoluent ses personnages, hauts en couleurs, est la seule défense contre les nouveautés venues de l'extérieur. Ses personnages manifestent leur fidélité à des sentiments simples et à des valeurs ancestrales. Pour Verga ceux qui acceptent leur propre destin dans une résignation consciente possèdent la sagesse et la moralité. C'est toute la Sicile, âpre et rude de la fin du XIXe siècle qu'il fait ainsi revivre pour ses lecteurs.

Au fil de l'Inde

Au fil de l'Inde
Forster Edward Morgan
Ed. Fata Morgana

Ujjain, fameuse dans la légende et l’histoire, est aussi sacrée que Bénarès ; il aurait dû y avoir, évidemment, des escaliers, des temples et le & euve sacré Sipra. Où étaient-ils ? Nous n’avions vu, depuis la gare, que des champs cultivés, des oiseaux, des hommes, des chevaux, frères de misère du nôtre. La piste suivie & ottait vaguement, se brouillait, offrait des alternatives diverses ; rien du sérieux vers le but qu’offrent les pistes d’Angleterre.

Écrits en 1914 lors de son premier voyage en Inde, les cinq récits de ce recueil préfigurent le roman magistral d’E. M. Forster, Route des Indes publié dix ans après. Malgré la brièveté des textes, Forster dépeint, de son écriture lumineuse et abondante, la luxuriance qui caractérise si bien ce pays. Et l’on trouve déjà ici le caractère infranchissable des différences sociales, thème qui jalonnera toujours l’œuvre de l’écrivain britannique.

Le linguiste était presque parfait

Le linguiste était presque parfait
Carkeet David
Ed. Monsieur Toussaint Louverture

On traite le séduisant linguiste Jeremy Cook de trou-du-cul devant l'une de ses charmantes assistantes, et tout fout le camp ! D'autant que l'un de ses collègues de l'institut d'étude du langage des nourrissons, un individu discret et obsédé par l'étrange notion de « contre-amitié », vient d'être assassiné. Du jour au lendemain, Jeremy va devoir élucider un meurtre, rédiger une conférence dont l'intitulé change tous les matins, faire le joli coeur et, plus important encore, découvrir - grâce à la linguistique et à quelques coups tordus - d'où sortent ces foutues rumeurs sur lui. Qui a dit que la vie d'un linguiste était un long fleuve tranquille ?

En numérique chez Tropismes : Le linguiste était presque parfait

Impurs

Impurs
Vann David
Ed. Gallmeister

Été 1985. Dans la vieille demeure familiale, en plein coeur de la Vallée Centrale de Californie, Galen vit seul avec sa mère. Tandis que celle-ci s'attache à faire revivre un passé idéalisé et l'étouffe d'un amour oppressant, le jeune homme tente de trouver refuge dans la méditation. Son existence et celle de sa mère sont rythmées par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu'ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l'accumulation de rancoeurs entre les deux soeurs et l'obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l'explosion. Une fois que la noirceur de chacun se sera révélée au grand jour, rien ne pourra plus les préserver du pire.

Après Désolations et Sukkwan Island, prix Médicis étranger 2010, David Vann nous entraîne dans la fournaise californienne. Il livre un roman haletant sur la folie et la lente descente aux enfers d'un jeune homme à l'esprit torturé. Le nouveau tour de force d'un romancier exceptionnel.

Brillant et audacieux... Impurs est un roman inattendu et saisissant.
San Francisco Chronicle

Multiples/12 stories in 18 languages by 61 authors

Multiples/12 stories in 18 languages by 61 authors
Collectif
Ed. Portobello

In association with McSweeney's Quarterly Concern

THE GAME
An ingenious all-star international literary relay race, in which stories pass from hand to hand, from language to language, changing all the while, whith surprising and frequently funny results

THE PLAYERS
(full list overleaf)

 NADEEM ASLAM
 ALEKSANDAR HEMON
 JOHN BANVILLE
 SHEILA HETI
 LAURENT BINET
 ETGAR KERET
 A.S. BYATT
 VALERIA LUISELLI
 J.M. COETZEE
 JAVIER MARIAS
 LYDIA DAVIS
 TOM McCARTHY
 JOE DUNTHORNE
 DAVID MITCHELL
 DAVE EGGERS
 GARY SHTEYNGART
 NATHAN ENGLANDER
 ZADIE SMITH
 JEFFREY EUGENIDES PETER STAMM
 ADAM FOULDS  COLM TOIBIN
 FRANCISCO GOLDMANN
 ALEJANDRO ZAMBRA
  
  

 

Leaving the Atocha Station

Leaving the Atocha Station
Lerner Ben
Ed. Granta

WINNER OF THE BELIEVER BOOK AWARD
A GUARDIAN BOOK OF THE YEAR
A NEW STATESMAN BOOK OF THE YEAR

The story of a young American abroad and ad rift, Leaving the Atocha Station is a dazzling introduction to one of the smartest, funniest,
and most audacious writers of his generation.

'Utterly charming. Lerner's self-hating, lying, overmedicated, brilliant fool of a hero is a memorable character, and his voice speaks with a music distinctly and hilariously all his own'
PAUL AUSTER

'Seductively intelligent and stylish'
INDEPENDENT

'The best new novel l've read for a long time'
JAMES MEEK

'Funny, uplifting and moving ... [You'lI] finish this
book feeling a little cleverer, and a little happier'
FINANCIAL TIMES

'The sharpest and funniest novel 1 read this year'
MAil ON SUNDAY, BOOKS OF THE YEAR

Lire une interview de Ben Lerner

The Last Hundred Days

The Last Hundred Days
McGuinness Patrick
Ed. Seren

Once 'the Paris of the East', Bucharest in 1989 is a world of danger, repression and corruption, but also of intensity and ravaged beauty. As Ceausescu's demolition squads race to destroy the old city and replace it with a sinister Stalinist Legoland, its inhabitants live out communism's dying days not knowing how or where things will end. ln 'The Last Hundred Days' a young English student arrives in Bucharest to take up a job he never applied for and whose duties are never made clear. He finds dissidents, party apparatchiks, black-marketeers, diplomats, spies and ordinary Romanians, all watching each other as Europe's most paranoid regime plays out its bloody endgame, Patrick McGuinness, poet and Professor of Literature at
Oxford University, lived in Romania in the years leading up
to the revolution. This is his first novel.

'stunning' - The Times
'an assured performance' - Literary Review
'Sinister, comic and lyrical, it vividly captures the end of a
long mghtmare' - i-newspaper
'...engrossing debut novel... '* * * * - Time Out
'...the sardonic crispness and evocative power of its language distinguishes it from the run of contemporary fiction.' - Sean O'Brien, TLS
'McGuinness is an accomplished poet and writes with superb clarity.' - Independent
' ... observant, reflective, witty and precise ... an incisive and
engaging account of a society and a historical period that is
essential to remember.' - The New York Times

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