Tout commence par un double mystère : la disparition de gros engins agricoles, l'apparition du bébé Quinn dans un caddie. Puis trois histoires d'amour sont semées dans ce comté de Grouse, cartographié par Tom Drury : celle, tendre et fragile, de Dan Norman (shérif) et de Louise Montrose (assistante photographe) ; celle, déglinguée, de Tiny Darling (voleur) et Joan Gower (prosélyte) ; celle, tumultueuse, d'Albert Robeshaw (lead guitar, chant) et de Lu Chiang (lycéenne venue de Taïwan). Ce roman se cache, pourrait-on dire, pour paraphraser l'infirmière auscultant Louise, annonçant, désolée : 'Ce bébé se cache.' C'est tout un art de raconter sans hausser le ton. La verve pince-sans-rire de l'auteur rappelle le Richard Ford d'Independance, le Russell Banks de Trailerpark, le Don DeLillo de Bruit de fond. La musique subtile, chaleureuse, qui accompagne cette comédie humaine du Midwest, n'appartient cependant qu'à Tom Drury.
Dans les Appalaches, au coeur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La vallée semble en feu. Mais ces reflets rougeoyants n'ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de centaines de papillons qui recouvrent le feuillage des arbres.
Cette étrange apparition devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville croit reconnaître un signe de Dieu et certains scientifiques invoquent une anomalie climatique. Toute l'Amérique se met à observer ce coin isolé, ancré dans des traditions rurales : Dellarobia comprend que de simples papillons vont bouleverser sa vie, et peut-être l'ordre du monde.
Roman militant, dénonçant l'opportunisme politique et médiatique, Dans la lumière révèle les angoisses de notre époque : ce besoin éperdu de croissance, de progrès, sera-t-il notre faiblesse ? Quel avenir attend les générations futures ?
A man-made plague has swept the earth, but a small group survives, along with the green-eyed Crakers – a gentle species bio-engineered to replace humans. Toby, onetime member of the God’s Gardeners and expert in mushrooms and bees, is still in love with street-smart Zeb, who has an interesting past. The Crakers’ reluctant prophet, Snowman-the-Jimmy, is hallucinating; Amanda is in shock from a Painballer assault; and Ivory Bill yearns for the provocative Swift Fox, who is flirting with Zeb. Meanwhile, giant Pigoons and malevolent Painballers threaten to attack.
Told with wit, dizzying imagination, and dark humour, Booker Prize-winning Margaret Atwood’s unpredictable, chilling and hilarious MaddAddam takes us further into a challenging dystopian world – a moving and dramatic conclusion to the internationally celebrated trilogy that began with Oryx and Crake and The Year of the Flood.
Chaque matin, dans le café où elle prend son petit déjeuner, l’éditrice madrilène María Dolz observe un couple qui, par sa complicité et sa gaieté, irradie d’un tel bonheur qu’elle attend avec impatience, jour après jour, le moment d’assister en secret à ce spectacle rare et réconfortant.
Or, l’été passe et, à la rentrée suivante, le couple n’est plus là. María apprend alors qu’un malheur est arrivé. Le mari, Miguel Desvern, riche héritier d’une compagnie de production cinématographique, a été sauvagement assassiné dans la rue par un déséquilibré. Très émue, elle décide de sortir de son anonymat et d’entrer en contact avec sa femme, Luisa, qui est devenue un être fragile, comme anesthésié par la tragédie. Dans l’entourage de Luisa, María rencontre Javier Díaz-Varela, le meilleur ami de Miguel, et elle comprend vite que les liens que cet homme tisse avec la jeune veuve ne sont pas sans ambiguïté. Bien au contraire : cette relation jette une ombre troublante sur le passé du couple, sur la disparition de Miguel, sur l’avenir de Luisa et même sur celui de María.
Servie par une prose magistrale, habile à sonder les profondeurs de l’âme humaine mais aussi à tenir son lecteur en haleine, cette fable morale sur l’amour et la mort ne peut que nous rappeler, par son intensité, les meilleures pages d’Un cœur si blanc ou de Demain dans la bataille pense à moi. Comme par le passé, Javier Marías y dialogue avec les tragédies de Shakespeare mais également avec Le Colonel Chabert de Balzac dont il nous offre ici une lecture brillante, complètement inattendue et strictement contemporaine.
'Un regard fugitif à sa montre, puis il a allumé une cigarette. La fumée s'est élevée dans une suite de ronds. Ce fut le début de notre relation. Une odeur âcre à mes narines. Le vent soufflait la fumée dans ma direction. Avant même que nous ayons échangé nos noms, c'est ce vent qui nous fit faire connaissance.'
Dans un parc, quelque part au Japon, Taguchi Hiro et Ohara Tetsu se sont assis sur un banc. Le plus jeune vient de sortir de la chambre où il vit cloîtré depuis deux ans.
L'homme à la cravate at été licencié, mais il est incapable de l'avouer à sa femme.
L'ermite moderne et l'employé modèle se regardent en silence, s'apprivoisent, se racontent. La disparition d'un ami poète fauché par une voiture, le suicide d'une camarade de classe, la vie professionnelle brisée, l'amour d'une épouse, les rêves et les renoncements.
Bribe par bribe, ils se livrent l'un à l'autre.
'On ne devrait initier à l'opium que ses pires ennemis.'
Dans les bas-fonds de Bombay, Dom, fraîchement débarqué de New York, découvre les paradis artificiels et se lie d'amitié avec les autres habitués d'une fumerie d'opium : Fossette, l'eunuque prostitué(e), Rashid, le dealer, ou encore M. Lee, qui a fui la Chine maoïste pour mieux se perdre dans une rêverie toxique.
Chacun se raconte, témoin halluciné d'une ville en plein chaos.
Seul maître d'un monde promis à la destruction : le dieu Opium, qui les unit dans l'indolence des années 70, avant de les séparer pour toujours. Et très peu, parmi eux, seront sauvés.
Narcopolis est le Last Exit to Brooklyn de l'Inde moderne.
Ce roman remarquable, finaliste du Man Booker Prize en 2012, a connu un grand succès critique. Dans la lignée de William Burroughs et Thomas de Quincey, Jeet Thayil nous offre un incroyable récit inspiré de sa propre vie.
PRIX MEDICIS ETRANGER 2013
Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme.
Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée s'annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l'horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu'à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate...
À raison de quatre numéros chaque année, les éditions inculte vous proposent une édition trimestrielle du Believer, revue cofondée par Dave Eggers, Vendela Vida et Nick Hornby, et éditée par les fabuleuses éditions McSweeney’s à San Francisco. Chaque couverture est une création originale signée Charles Burns, l’un des dessinateurs de graphic novel les plus brillants de sa génération. Au cœur de ses pages, retrouvez tous les grands noms de la littérature mondiale, de Paul Auster à Haruki Murakami, en passant par Don DeLillo, William T. Vollmann, Bret Easton Ellis ou Jonathan Franzen ; des dessinateurs comme Chris Ware, Tony Millionaire, Daniel Clowes ; des cinéastes allant de David Lynch à Gregg Araki ou David Cronenberg ; des musiciens tels que Bob Dylan, Billy Corgan, Brian Eno. Tous les trois mois à partir de mars 2012, Le Believer sélectionnera le meilleur des trois derniers numéros publiés dans la version américaine de la revue, et intégrera une sélection des archives. En Angleterre et aux USA, le Believer est le rendez-vous littéraire, artistique et philosophique de plus de 50 000 lecteurs ; nous espérons que les lecteurs français prendront tout autant plaisir à le découvrir à chaque numéro.
Sommaire #4
Entretien avec Rick Moody
Rencontre avec David Simon
« Du béton dans la jungle », par Avi Davis
« Dans le penthouse de la tour d’ivoire », par Gideon Lewis-Kraus
Micro-interview avec Jeffrey Eugenides
Interview de Mike Patton
« Le cinéma d’Hitler », par Michael Atkinson
« Désaccords », par Colin Dickey
Entretien avec Jerry Moriarty, par Chris Ware
« Mais jamais un charme si tangible », par Colin Asher
Entretien avec William Gass
« La fugacité oubliée du génie », par Noah Sneider
Rencontre entre David Fincher et Mark Romanek
« Les Américains et leur chien », par John Miranda
« Mon Top 10″, par Greil Marcus
Un jeune professeur d'anglais est nommé en Roumanie en remplacement d'un confrère. Nous sommes trois mois avant la chute de Ceaucescu, mais cela, il ne le sait pas.
Guidé par Leo, un trafiquant au marché noir, il découvre un pays où tout est rare et rationné, de l'électricité à la liberté. Les seules choses qui prospèrent sont l'ennui et les petits arrangements. Tout le monde espionne tout le monde, on ne sait à qui l'on peut faire confiance. Ce roman que Graham Greene n'aurait pas renié est celui de la déliquescence des vieilles dictatures qui tombent comme des fruits pourris.
Et, au milieu de cette dangereuse morosité, survient l'amour pour une jeune femme qui va tout modifier.
Après Et que le vaste monde poursuive sa course folle, le grand retour de Colum McCann. S'appuyant sur une construction impressionnante d'ingéniosité et de maîtrise, l'auteur bâtit un pont sur l'Atlantique, entre l'Amérique et l'Irlande, du XIXe siècle à nos jours. Mêlant Histoire et fiction, une fresque vertigineuse, d'une lancinante beauté.
À Dublin, en 1845, Lily Duggan, jeune domestique de dix-sept ans, croise le regard de Frederick Douglass, le Dark Dandy, l'esclave en fuite, le premier à avoir témoigné de l'horreur absolue dans ses Mémoires.
Ce jour-là, Lily comprend qu'elle doit changer de vie et embarque pour le Nouveau Monde, bouleversant ainsi son destin et celui de ses descendantes, sur quatre générations.
À Dublin encore, cent cinquante ans plus tard, Hannah, son arrière-petite-fille, tente de puiser dans l'histoire de ses ancêtres la force de survivre à la perte et à la solitude.
« Voilà tout ce qui intéresse Colum McCann : au coeur de la violence, des vies vécues malgré tout ; ces écheveaux invisibles qui entremêlent lieux, époques et personnages ; cette façon qu'a le passé de resurgir de la manière la plus étrange qui soit. »
Publishers Weekly