Gary Snyder (prix Pulitzer 1975) est un poète emblématique de la beat generation. Bouddhiste zen ayant vécu plus de dix ans au Japon, fondateur d’une communauté rurale toujours active dans la Sierra Nevada et militant de l’écologie radicale, Gary Snyder a placé la nature au centre de sa vie et de son œuvre. Il incarne la transition historique entre la contre-culture et la pensée écologiste.
Cette série d’entretiens autobiographiques, menée par son ami le romancier Jim Harrison, se déroule au milieu des montagnes de Santa Lucia, sur la côte Pacifique de la Californie. Ces deux géants de la littérature partagent et confrontent leurs conceptions du sauvage, du zen, de l’animalité et de la poésie.
Avec une anthologie de poèmes de Gary Snyder, et une trentaine de photographies en noir et blanc.
Film documentaire 'La Pratique sauvage' (52') réalisé par John J. Healey (DVD offert)
Long Island, fin des années 1930. Fils d'un officier en retraite et d'une mère neurasthénique, le très séduisant Evan Shepard n'a pas dix-huit ans quand il épouse Mary, une lycéenne ' provocante ', tombée enceinte peu après leur première sortie au cinéma. S'il se révèle un mécanicien prometteur, il est parfaitement dénué d'ambition tandis que Mary, elle, prépare son entrée à l'université dès la naissance de leur fille : elle veut devenir un 'être à part entière '. Rapidement, c'est l'échec du couple, puis le divorce.
Quelques années plus tard, une deuxième chance s'offre à Evan en la personne de Rachel Drake. Étonnamment douce, vertueuse et effacée, parfaite antithèse de Mary, elle est la fille de Gloria, une hystérique en mal d'amour et la soeur de Phil, un adolescent brillant, chétif et complexé. Evan et Rachel se rapprochent, se fréquentent, s'émoustillent et se marient pour, enfin, assouvir leur désir réciproque. Désargentés mais heureux, ils louent un appartement confortable loin de leurs familles respectives. Evan envisage même de reprendre ses études pour devenir ingénieur. Mais leur insouciance n'a qu'un temps : l'écho de Pearl Harbor se propage bientôt jusqu'à eux, la guerre éclate, l'armée recrute et, comble de malchance, Rachel tombe enceinte.
C'est l'heure des compromis. Sous prétexte de quelques économies, Gloria propose bientôt aux jeunes mariés de partager ensemble une maison à Cold Spring, petite bourgade cossue ou se côtoient paisibles parvenus et vieilles familles bourgeoises. C'est aussi là qu'habitent, fort opportunément, leur belle-famille, Grace et Charles Shepard, pour lequel Gloria ne peut cacher une violente inclination. Au cours d'un été, en 1942, toute cette assemblée de personnalités mal assorties et bien alcoolisées va cohabiter dans la grande demeure humide, amenée à devenir le théâtre des désillusions individuelles et collectives de ses hôtes...
Dans ce journal tenu à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Ingeborg Bachmann relate non seulement la vie dans sa ville natale meurtrie mais aussi son amour pour un soldat anglais, Jack Hamesh, émigrant juif au service de la force d'occupation. La grande poétesse et romancière dira plus tard que ce fut le plus bel été de sa vie. Son journal est suivi des lettres que lui adressa Jack Hamesh, ayant décidé de rejoindre la Palestine.
Découvertes vingt-cinq ans après sa mort, les quelques pages de ce journal suffisent à témoigner de la lucidité, du courage et de l'esprit de résistance de l'écrivain singulier qu'est Ingeborg Bachmann.
Une serveuse de tacos qui joue les apprenties chimistes a& Seattle, une parfumeuse déchue de la Nouvelle Orléans qui prépare son come-back et un excentrique 'nez' des hautes sphères de l'industrie parisienne s'interrogent: qui donc leur envoie ces mystérieuses betteraves sans laisser de traces ni le moindre message ? La clé du mystère se trouve peut-être au cœur de l'épopée d'Alobar, roi du VIIIe siècle, qui, fuyant la mort, erre autour du monde en compagnie d’une jeune indienne fascinée par les essences, et qui découvrira le secret de l'immortalité.
Un Parfum de Jitterbug est un roman bouillonnant et excentrique dans lequel Tom Robbins célèbre les joies de l'existence en nous livrant les secrets d'un parfum perdu. L’auteur génial du Même les cow-girls ont
du vague a& l'âme nous entraîne une nouvelle fois dans un récit délirant et explosif.
« Enfin est incontestablement la fin de l'éducation de Patrick Melrose, de ses conséquences désastreuses et de ses tentatives désespérées pour se libérer de ces conséquences. Cette histoire est finie, mais cela ne signifie pas que je ne vais pas un jour réutiliser les personnages. [...] Après tant de temps passé à les créer, il est dommage de s'en séparer. » Edward St Aubyn
« La particularité des romans de St Aubyn tient à la manière dont les souffrances personnelles se trouvent contrebalancées par un art de la comédie sociale. 'J'alterne entre ces deux choses, dit-il, et j'ai le sentiment qu'il serait faux de ne s'en tenir qu'à l'un ou à l'autre. Mais le rythme est complètement instinctif. J'ai suffisamment été en prise à l'angoisse, je vais donc de l'avant.' » Stephen Moss The Guardian
Onze nouvelles qui passent sans crier gare du comique au tragique où Zakhar Prilepine, à sa façon - brutale et somptueuse -, parle des femmes, des 'potes', de l'amour, de l'amitié, de la trahison, de la guerre, de comment on devient un homme, de la campagne russe qui se meurt...
Les héros de ces histoires de voitures déglinguées, de chien qu'on s'apprête à manger bravement, de filles délurées, de patrouilles en Tchétchénie, de chaussures trop étroites... sont des jeunes gens 'paumés' et las.
Mais 'c'est toute la Russie qui est lasse : ses pierres, ses arbres, ses maisons, ses routes, ses rivières, ses croyances sont fatigués. Même si l'horizon est bouché, même si les riches ne voient pas la pauvreté autour d'eux, c'est tout de même la Russie'. Une Russie sur laquelle l'auteur promène un regard tendre, étonné, émerveillé, non exempt d'humour.
Il y a un ton 'Prilepine', à coup sûr celui d'un grand écrivain.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?
Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?
Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?
Qui est John Galt ?
Roman d'énigme, roman philosophique, roman politique, La Grève (Atlas Shrugged) a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.
Le voici enfin disponible en français.
Le 25 juillet 1920, Nelly Ptachkina tombait dans la cascade du Dard, au pied du Mont-Blanc. Elle avait dix-sept ans et laissait un journal, édité ensuite par sa mère, dans les années 1920. Joseph Kessel en publia des extraits dans ses Souvenirs d’un commissaire rouge. Le Journal (1918-1920) recouvre la chronologie de la guerre civile depuis son déclenchement jusqu’aux débuts des conflits russo-polonais, qui entraîneront la guerre soviéto-polonaise. Mue essentiellement par la nécessité d’une introspection liée à la construction de sa personne, Nelly utilise ses notes pour rédiger de véritables « rapports » sur son état intérieur face à ces complexes bouleversements historiques. Elle ignore alors – mais plus pour très longtemps – que vivre et s’observer, pour elle, sera synonyme de se penser comme témoin historique. D’une maturité peu commune et d’une indépendance d’esprit absolue, Nelly, dont la personnalité est peu à peu façonnée par la présence constante de la mort et la perspective de la destruction du monde familier, reste cependant attachée à une Russie dont elle n’a pas encore compris ni accepté la disparition. Mais, face aux pogroms qui déchirent l’Ukraine et à l’explosion de la violence, l’émigration devient salut, même si c’est le cœur lourd qu’elle se sépare des paysages familiers. Images vues comme à travers le trou de la serrure, de façon parcellaire, fragmentée, floue : c’est ainsi que la révolution et la guerre civile apparaissent à un individu isolé, aux familles jetées dans la tourmente et, à plus forte raison, à une adolescente pensant son devenir dans un monde déstructuré. Mais l’acte de l’écriture implique une volonté magistrale : c’est de cette volonté que Nelly sera porteuse, érigeant la vie privée en acte de résistance et l’écriture de soi en un document contribuant à l’élaboration d’une micro-histoire du XXe siècle.
Horzon suit à Paris les cours de Jacques Derrida.
Horzon est poursuivi par Signora Sarasate.
Horzon vit à Berlin et multiplie les aventures.
Horzon tourne un film avec un chien rose.
Horzon ouvre une galerie japonaise fictive.
Horzon crée des étagères « Moebel Horzon ».
Horzon concurrence Ikea.
Horzon fonde une académie des sciences inutiles.
Horzon conçoit la cravate-serre-tête.
Horzon invente un esperanto.
Horzon refonde un système décimal.
Horzon inaugure une librairie monolivre.
Horzon lance une agence de divorces.
Horzon dirige une boîte de nuit.
Horzon cherche toujours une nouvelle idée.
Horzon a écrit l'histoire de sa vie.
Et dit que tout est vrai.
«Bien que cela représente beaucoup de travail et me fasse suer à grosses gouttes, et qu’à l’instar de tout écrivain je ressente parfois la menace de la paralysie ou de la sécheresse de l’imagination, rien ne m’a fait autant jouir dans la vie que de passer des mois et des années à bâtir une histoire, depuis sa naissance incertaine, cette image que la mémoire a emmagasinée à partir de quelque expérience vécue et devenue inquiétude, enthousiasme, fantaisie, jusqu’à sa germination en projet et en décision de tenter de transformer ce brouillard peuplé de fantômes en une histoire. 'Écrire est une manière de vivre', a dit Flaubert. Oui, assurément, une manière de vivre dans l’illusion et la joie, avec un feu crépitant dans la tête, en luttant contre les mots indociles jusqu’à les maîtriser, en explorant le vaste monde comme un chasseur derrière des proies convoitées pour alimenter la fiction en herbe et apaiser cet appétit vorace de toute histoire qui, en grossissant, voudrait avaler toutes les histoires.»
Mario Vargas Llosa.