L'art du jeu

L'art du jeu
Harbach Chad
Ed. Lattès

Au Westish College, petite université sur les rives du lac Michigan, Henry Skrimshander est devenu une véritable star du baseball : il conclut tous ses matches par un sans-faute. Jusqu'au jour où il rate un lancer facile. Son destin ainsi que celui de quatre personnes vont alors prendre un tour décisif.

Déstabilisé, Henry remet en cause la brillante carrière à laquelle il est promis. Guert Affenlight, le président de l'université, tombe malgré lui éperdument amoureux. Owen Dunne, coéquipier et meilleur ami d'Henry, se lance dans une liaison dangereuse, tandis que Mike Schwartz, capitaine de l'équipe de baseball, se met à douter de son propre avenir et de son rôle auprès d'Henry. Enfin, Pella, la fille de Guert, revient à Westish pour échapper à un mariage malheureux et commencer une nouvelle vie.

Alors que les derniers matches de la saison approchent, ces cinq personnages vont être confrontés à leurs espoirs les plus profonds ainsi qu'à leurs angoisses et secrets les plus intimes.

Shangrila

Shangrila
Knox Malcolm
Ed. Asphalte

Dennis Keith, alias DK, cinquante-huit ans, cent quinze kilos, vit camouflé derrière ses Ray-Ban et retiré dans un village de retraités avec sa vieille mère, ses troubles obsessionnels compulsifs et sa paranoïa. L'arrivée d'une jeune journaliste vient perturber sa routine: elle compte écrire sa biographie pour faire enfin le jour sur son passé et sa carrière mythique. Car DK, jeune prodige de la Gold Coast et premier champion du monde de surf, était une légende dans les années 1970. Bon gré, mal gré, il accepte de se replonger dans ses souvenirs...

En numérique chez Tropismes : Shangrila

Un écart de conduite

Un écart de conduite
Cook Robin
Ed. Rivages

Georges Breakwater, trente-trois ans, sans emploi, ancien élève de la prestigieuse école privée d'Eton, est condamné à une amende de cinquante livres pour attentat à la pudeur commis dans un pub de Londres. Fermement incité par le magistrat à consulter un psychiatre, Breakwater entreprend une série de séances au cours desquelles il va révéler de larges pans de son passé, et, du même coup, l'essence même de la classe sociale dont il est issu, qu'il rejette et condamne violemment, en bloc.

Un écart de conduite est le livre le plus personnel de Robin Cook et son dernier texte inédit.

Le livre de Jon

Le livre de Jon
Sikelianos Eleni
Ed. Actes sud

« Quand le directeur de l'hôtel, Amir, a ouvert la porte de la chambre 152 le 7 janvier, il a trouvé mon père sur le sol, ' endormi '.

Dans une enveloppe en papier kraft se trouve l'argent qu'avait alors mon père sur lui, avec dessus le montant inscrit au crayon : 11,42 $.

Ce sont là les choses que possédait mon père au dernier jour de sa vie. Pas de portefeuille. Pas de photos. Pas d'adresse de domicile. »

En écrivant sur son père, Jon, héroïnomane impénitent, prématurément mort d'overdose une nuit dans un motel d'Albuquerque, Eleni Sikelianos s'attache à reconstituer le portrait, nécessairement lacunaire, de celui qui, « trou noir » dans la galaxie familiale, inscrivit l'absence et le manque au coeur de son existence. Mais aussi l'émerveillement, la différence, le désir d'art. Et l'ailleurs. Qui tous enseignent qu'il faut maintes versions de l'histoire d'une vie avant de prétendre la connaître, que l'intermittence est une manière d'être au monde et qu'il faut essayer de très nombreux mots avant d'être en mesure de proférer et d'assumer celui d'amour.

Kapow!

Kapow!
Thirlwell Adam
Ed. Visual Editions

Exploding with unfolding pages and multiple directions, Kapow! is a new book by British writer Adam Thirlwell. Set in the thick of the Arab Spring, it is guided by the high-speed monologue of an unnamed narrator — over-doped, over-caffeinated, overweight — trying to make sense of this history in real time.

A clever, funny, and bitingly critical cultural commentary, it uses spinning digressions to tell the stories of a group of interconnected characters in London and Egypt, each transformed by the idea of revolution.

Kapow! asks readers to open and unfold pages, to follow text leaking in and out of paragraphs, while progressively becoming part of and lost within the narrator’s giddy digressions.

A beautifully crafted object told in Thirlwell’s uniquely acrobatic voice, this is a visually immersive storytelling experience like no other.

Magic Hours

Magic Hours
Bissell Tom
Ed. McSweeney's

In Magic Hours, award-winning essayist Tom Bissell plumbs the depths and scales the heights of the creative process. From the set of The Big Bang Theory to one of David Foster Wallace's last works; from the otherworldly universe of Werner Herzog's films to Tommy Wiseau's simply alien cult film The Room; from Iraq war documentaries to video-game character voices, Bissell asks why people choose to make the things they do and he shows us how they do it with startling insight and biting humor.

What are sitcoms for exactly? Can art be both bad and genius? Why do some books survive and others vanish? Bissell's exploration of these questions makes for gripping, unforgettable reading.

Living, Thinking, Looking

Living, Thinking, Looking
Hustvedt Siri
Ed. Sceptre

From the internationally bestselling author of What I Loved and The Summer Without Men, a dazzling collection of recent essays written with Siri Hustvedt's customary intelligence, wit and ability to convey complex ideas in a clear and lively way.

Divided into three sections - Living, which draws on Siri's own life; Thinking, on memory, emotion and the imagination; and Looking, on art and artists - the essays range across the humanities and science as Siri explores how we see, remember, feel and interact with others, what it means to sleep, dream and speak, and what we mean by 'self'. The combination offers a profound and fascinating insight into what it means to be human.

The Collected Writings of Joe Brainard

The Collected Writings of Joe Brainard
Brainard John
Ed. Library of America

“Writing, for me, is a way of ‘talking’ the way I wish I could talk.”

In New York’s vibrant art and poetry scenes of the 1960s and 70s, Joe Brainard occupied a special place. An artist of diverse and extraordinary gifts, he worked prolifically in a dazzling range of media, creating cover designs and interior art for some of the most significant books of the period and experimenting with the mixing of poetry and comic strips. The publication in 1970 of his one-of-a-kind autobiographical work I Remember showed that Brainard was also a writer of originality, grace, depth, and distinctive humor. I Remember has become a contemporary classic, of which the poet James Schuyler said: “It’s a great work that will last and last—in other words, it is literature.”

Here in one volume is the full range of Joe Brainard’s writing in all its deadpan wit, effortless inventiveness, personal candor, and generosity of spirit: the complete text of I Remember, along with an unprecedented gathering of intimate journals, stories, poems, travel diaries, one-liners, comic strips, mini-essays, and short plays, many of them until now available only in expensive, rare editions. Using apparently simple means to achieve complex and surprising effects, these works turn the most everyday experiences into occasions for startled contemplation. “Brainard disarms us with the seemingly tossed-off, spontaneous nature of his writing, and his stubborn refusal to accede to the pieties of self-importance,” writes Paul Auster in his introduction to this collection. “These little works ... are not really about anything so much as what it means to be young, that hopeful, anarchic time when all horizons are open to us and the future appears to be without limits.”

Assembled by the author’s longtime friend and biographer Ron Padgett and presenting for the first time fourteen previously unpublished works, The Collected Writings of Joe Brainard provides long overdue recognition of a singular literary talent and a terrific person whom readers will come to love.

Yucca Mountain

Yucca Mountain
D'Agata John
Ed. Zones sensibles

En 1980, un an après l'accident du réacteur de la centrale de Three Mile Island, le Comité américain de l'énergie atomique fait pression sur le Congrès pour que tous les déchets nucléaires du pays soient stockés sur un seul site. Ce sera Yucca Mountain, à 140 kilomètres de Las Vegas, Nevada. Ce livre révèle les moindres détails de ce projet d'enfouissement massif : les dizaines de millards de dollars nécessaires pour aménager la montagne ; le rôle des lobbyistes pro-nucléaires sur le vote des élus corrompus ; l'échec des géologues à rendre la montagne imperméable ; les 250 camions qui passeront chaque mois par le centre de Las Vegas, remplis de déchets radioactifs ; les manuels scolaires financés par l'État pour convaincre les élèves que le « nucléaire est écologique » ; le comité d'expert chargé d'inventer une enseigne indiquant la dangerosité du site et compréhensible dans 10 000 ans ; la visite guidée des entrailles de la montagne... Mais la force du texte ne réside pas seulement dans les cris suscités par la peur du nucléaire. Mêlant avec force détails enquête de terrain et dialogues personnels - où s'invitent Noam Chomsky, Edward Abbey et Edvard Munch -, John D'Agata scrute les néons d'une ville derrière lesquels les suicides se comptent en masse et où la démesure ultime prend la forme d'un hôtel stratosphérique indestructible. Un récit sombre et éblouissant, servi par une écriture cinématographique, qui s'avale aussi vite qu'une pastille d'iode et dont la chute est vertigineuse.

Le couple détestable

Le couple détestable
Gorey Edward
Ed. Attila

La littérature française contemporaine compte un écrivain, d'origine américaine, dont le premier texte fut découvert et défendu avec ardeur par Raymond Queneau et J.B. Pontalis, publié aux éditions Gallimard avec une préface de Gilles Deleuze, acclamé par des sensibilités aussi différentes que celles de Paul Auster, J. M. G. Le Clézio ou encore Michel Foucault, qui invoquèrent tour à tour D.A.F. de Sade, Lautréamont et Raymond Roussel.

Bref, en 1970, Louis Wolfson faisait sensation avec la parution de son livre Le Schizo

et les langues. Depuis, sa trace s'était un peu perdue. Le voici de retour.

Louis Wolfson est né en 1931 aux États-Unis.

Précocement diagnostiqué schizophrène, il est placé durant son adolescence, par sa mère, dans des instituts psychiatriques où il subit des traitements violents, notamment par électrochocs. Cette période lui laissera une rancune et une méfiance particulières vis-à-vis de l'espèce humaine, mais aussi une détestation radicale de sa langue maternelle, dont il refuse l'usage. Il apprend des langues étrangères (notamment le français, l'allemand, l'hébreu et le russe) et s'habitue à traduire spontanément dans un sabir de toutes ces langues - selon un procédé d'une extrême sophistication - ce qui lui est dit en anglais. Il adresse en 1963 un manuscrit à Gallimard où il expose, en français, les principes de son système linguistique et l'usage quotidien qu'il en fait. Le Schizo et les langues est publié en 1970 et connaît d'emblée un immense succès critique, notamment grâce à une préface de Gilles Deleuze. Sept ans plus tard, en 1977, la mère de Louis Wolfson meurt des suites d'une tumeur ovarienne. L'auteur, libéré de toute tutelle, quitte New-York et s'installe à Montréal.

Il y entreprend d'écrire la chronique des derniers mois de leur vie partagée, marquée par l'agonie de sa mère et, chez lui, par une pratique obsédante des paris hippiques. Le texte - Ma mère, musicienne, est morte... - retrouve la langue sidérante du Schizo et les langues, son humour, mais se charge aussi du drame de la maladie. Publié en 1984 par les éditions Navarin, le texte, bien que culte, était devenu introuvable. Louis Wolfson en a établi une nouvelle version durant l'année 2011, à Porto Rico, où il vit depuis 1994.

« Une de ces oeuvres rares qui peuvent modifier notre perception du monde. » Paul Auster

« Comme il sait invoquer sa 'folie' pour parvenir à ses fins ! » J. B. Pontalis

« Cette aventure, c'est l'aventure des mots. » Gilles Deleuze

« Le procédé (...) décompose un état de langue par un autre, et de ces ruines, de ces fragments, de ces tisons encore rouges, bâtit un décor pour rejouer les scènes de violence, de meurtre et d'anthropophagie. »
Michel Foucault

« Ici toutes les lois de l'équilibre sont rompues. »
J. M. G. Le Clézio

« D'un intérêt exceptionnel. »
Raymond Queneau

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