1830. La famille Clare crée à Boston une petite entreprise de savon. Celle-ci va évoluer au rythme des États-Unis et devenir, un siècle et demi plus tard, une véritable multinationale. Des plantes médicinales aux cosmétiques, détergents et autres insecticides, des pionniers inventifs au règne de la communication et du libéralisme, le chemin sera long et impitoyable.
1998. Laura Bodey, 42 ans, divorcée, mère de deux enfants, travaille dans l'immobilier à Lacewood, Illinois, siège des usines de Clare Inc. Sa vie va basculer et son destin converger d'une façon inattendue avec celui de la multinationale, faisant d'elle une victime révoltée par l'idée de fatalité.
Après Trois fermiers s'en vont au bal et Le Temps où nous chantions, Richard Powers ausculte l'influence du libéralisme sur la vie quotidienne et les destinées individuelles. Animéà la fois par une vision globale et une rare puissance émotive, il plonge le lecteur dans les contradictions de la société de consommation, et met en scène avec brio et tension les gains et les pertes auxquels est confronté l'humain.
«À la fois subtil, provocateur et d'une rare puissance littéraire, Richard Powers nous lance un avertissement de façon beaucoup plus efficace que quiconque depuis très longtemps : consommateurs, méfiez-vous ! » Rick Moody
Quand une petite domestique mexicaine sans papiers fait dérailler la belle machine américaine...
Dans la veine du Bûcher des vanités de Tom Wolfe ou de La Gifle de Christos Tsiolkas, un roman coup de poing, une dénonciation sans ambages des pires travers d'une société bien-pensante et une vision de Los Angeles très loin des clichés hollywoodiens.
Stupéfiant d'acuité et d'imagination, un roman coup de poing, porté par une plume corrosive et un humour mordant. Qualifiée par la critique de Bûcher des vanités pour le XXIe siècle, une oeuvre engagée, une radiographie lucide et féroce de nos sociétés paranoïaques, gangrenées par l'indifférence, l'incompréhension et le repli sur soi.
Quand elle était jeune fille au Mexique, Araceli Ramírez voulait être une artiste. Au lieu de ça, la voici cuisinière dans la luxueuse villa de bobos californiens. Cuisinière, mais aussi femme de ménage et baby-sitter ! C'est que la crise est passée par là, forçant les Torres-Thompson à dire adiós à leur bataillon de domestiques latinos.
Aujourd'hui justement, Araceli est inquiète. Cela fait maintenant quatre jours qu'el señor et la señora ont quitté la maison après une dispute, la laissant seule avec les deux petits garçons. Que faire ? Prendre son courage à deux mains et tenter l'aventure dans la jungle de Los Angeles, à la recherche d'un hypothétique grand-père dont elle ignore jusqu'à l'adresse.
Mais l'expédition tourne au cauchemar. Perdue dans une ville hostile, accusée de kidnapping par des parents fautifs et affolés, Araceli va découvrir le sort cruel réservé aux barbares, ceux qui ont eu le tort de croire à l'American dream...
Qui n'a jamais rêvé de monter un jour sur scène ? De quitter l'ombre pour se retrouver sous les feux des projecteurs ?
C'est l'ambition que partage une petite bande d'adolescents dans le San Francisco débridé des années 1970. Avec leur groupe de musique punk, ils jouent dans des bars, font des pogos et se donnent l'illusion d'une désinvolture propre à leur jeunesse. Mais le temps passe et l'irrévérence laisse bientôt place aux contraintes de la vie adulte. Bennie, ancien mélomane passionné, est devenu producteur de musique et se contente de sortir des tubes insipides. Lou Kline, dragueur invétéré, se retrouve seul dans sa belle maison. Et que dire de la belle Sasha qui, après un passé tumultueux, a le sentiment d'enchaîner les échecs ? Et pourtant, ils n'ont pas dit leur dernier mot.
D'une écriture acérée, Jennifer Egan dépeint les compromissions, les faiblesses et le courage d'une galerie de personnages inoubliables. Restituant le passage du temps et les aléas du désir, elle pose une question essentielle : qu'avons-nous fait de nos rêves ?
Roman haletant où s'entrecroisent confessions et monologues au gré de l'actualité terrifiante de la Colombie, 35 Morts parcourt l'histoire de ce pays pendant les quatre dernières décennies. Depuis la naissance du protagoniste, en Colombie, jusqu'au dernier rebondissement, à Madrid, nous le suivons dans des aventures toutes plus réelles les unes que les autres : combats politiques, enlèvements, répressions, massacres, coups de filets...
Un souffle d'écriture, un torrent où se mêlent mille voix qui hurlent leur volonté de vivre. Un univers de violence où les «mâles» sont fleur-bleue, pleurent d'amour et rivalisent de machisme, où les «gonzesses» espèrent toujours rencontrer le chevalier blanc et où la guérilla, la brutalité policière et le trafic de drogue constituent le paysage dans lequel il faut parvenir à survivre.
Dans le Manchester des années 1950, deux garçons passaient des heures terrés dans un abri antiaérien à rédiger une bande dessinée intitulée Cinq mille ans d’inquiétude. Drôle de tandem : d’un côté, Max Glickman, rejeton d’un ancien boxeur athée et communiste et d’une créature de rêve obsédée par des parties de cartes entre amies ; de l’autre, Manny Washinsky, sa famille orthodoxe, ses coutumes ancestrales, sa culture talmudique, sa fascination pour les nazis.
Devenu dessinateur humoristique, Max a bâti sa carrière sur sa passion pour les femmes non juives aux prénoms affublés d’un tréma. Manny pour sa part a passé ses plus belles années en prison, après avoir assassiné ses parents durant leur sommeil.
Contacté par un producteur pour écrire un scénario portant sur l’incroyable histoire de Manny, Max renoue avec ce dernier lorsqu’il est libéré de prison. Peut-être, en revisitant leur enfance dans le quartier de Crumpsall Park, finira-t-il par comprendre ce qui a poussé son ami à commettre un crime abominable. Suffit-il, pour devenir un assassin, d’écouter les fantômes des pères de ses pères ?
'Une découverte majeure.' Lire
'Déchaîné, polémique, hilarant, sacré, déicide, déchirant...' The Sunday Télégraph
« Encore une fois, s'il en était besoin, Ammaniti confirme qu'il est l'un des rares véritables romanciers de l'Italie d'aujourd'hui. »
Pulp Libri
Depuis toujours, Lorenzo est l'un de ces enfants que l'on dit « différent ». Selon le professeur Masburger, le psychiatre auquel il a été confié tout jeune, il souffre d'un sentiment hypertrophique de soi, un dérèglement narcissique, un « ego grandiose ». Conséquence logique : il est en perpétuelle inadéquation avec le groupe, et ce depuis son entrée à l'école. Ses parents s'en trouvent totalement démunis. Les années passant, de peur de chagriner une maman qu'il aime plus que tout, Lorenzo choisit alors la fiction. À quatorze ans, il fait semblant d'avoir des amis, de s'intégrer, de jouer dans l'équipe de football de son collège. Ainsi il parvient à la fois à la rassurer et à se prémunir de la violence que les adolescents testent sur les plus faibles.
Le jour ou il monte tout un stratagème pour faire croire qu'il a été invitéà partir skier à Cortina avec trois camarades de classe, il vise au pur chef-d'oeuvre mythomane. Mais, s'il s'est montréà la hauteur du défi – en préparant méthodiquement de quoi tenir un siège au fond d'une cave abandonnée –, il n'a pu cependant imaginer qu'une lointaine demi-soeur bousculerait tous ses plans. Émaciée, épuisée, en pleine crise de manque, elle pense, elle aussi, se dérober au regard des autres en se réfugiant justement dans cette cave. Cette cohabitation forcée, ce refuge de fortune qu'ils vont partager dans des conditions difficiles, fera voler en éclats les faux-semblants dont ils ont chacun paré leurs vies. Lorenzo apprendra qu'être nécessaire à la vie des autres donne le sentiment d'exister. Et, confrontée au regard de ce demi-frère inconnu, Olivia devra elle aussi se livrer à un examen de conscience pour se dévoiler. Entre eux, qui ont triomphé secrètement d'une terrible épreuve, se crée un lien indéfectible et se noue la promesse mutuelle d'un retour à la vie. Oui, mais...
Molly Howe ne s’attache à personne. Elle traverse l’existence telle une ombre, fuyante et insaisissable, son propre pouvoir de fascination lui échappe. Trop à l’étroit dans un monde étriqué, elle s’enfuit à Berkeley où elle rencontre John Wheelwright, étudiant en histoire de l’art, prêt à tout pour elle. Jusqu’à ce qu’elle disparaisse.
À dix années de là, New York. John est devenu un jeune homme brillant, sa carrière dans la publicité démarre en flèche, il vient d’être repéré par le gourou visionnaire Mal Osbourne et s’apprête à le suivre dans un défi exaltant et révolutionnaire : tuer la publicité et sauver la création. Absorbé tout entier par l’aventure, il a presque oublié cette béance dans son passé, jusqu’à ce que Molly rejaillisse de l’ombre.
Chassé-croisé narratif de génie, La Fabrique des illusions entremêle les trajectoires de ses créatures et dresse le portrait d’une gigantesque machine à rêves : l’Amérique des années 1980-1990.
Jonathan Dee écrit pour le New York Times Magazine, la revue Harper’s et la Paris Review. Il enseigne à l’université de Columbia. Les Privilèges, son premier roman publié en France en 2011, a reçu le prix Fitzgerald. Il a également été désigné comme la découverte étrangère de l’année par le magazine Lire et l’un des vingt-cinq meilleurs livres de l’année par Le Point. Avec La Fabrique des illusions, Jonathan Dee continue de dévoiler la palette de ses talents. À rebours de la vogue des romans d’anticipation, il revient sur les pas du monde d’images qui a accouché des désillusions d’aujourd’hui. Cette Amérique-là est la sienne, cette culture est son patrimoine, celle qui baigne toute une génération d’auteurs, de Jeffrey Eugenides à Don DeLillo et Richard Russo.
« Un grand roman, très impressionnant. Jonathan Dee livre ici une chronique culturelle intense et foisonnante. » New York Times Book Review
La découverte d'un auteur mythique de la Colombie des années 70, le prolifique Andrés Caicedo, suicidé à 25 ans le jour où il recevait le premier exemplaire de Que viva la musica ! Un roman considéré comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature latino-américaine du XXe siècle, pour la première fois traduit en français.
La découverte d'une oeuvre mythique, à l'énergie folle et à la poésie hallucinée, considérée comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature latino-américaine du XXe siècle. Véritable ode sensuelle à la musique et à la ville de Calí, temple de la salsa, un roman psychédélique étincelant et désespéré qui restitue l'incroyable effervescence des années 1970.
Le jour ou María, petite-bourgeoise de dix-sept ans, sèche son rendez-vous hebdomadaire avec de jeunes marxistes étudiant Le Capital, elle sort du chemin qui était tout tracé pour elle et se jette à la nuit.
Arpentant sa ville de fête en fête, glorieuse, tout au plaisir de la danse, elle se fait grimpante de night-club, amante des enfants perdus du rock et de la salsa, goûte cocaïne, acides, herbe, champignons hallucinogènes et envoie valser le conformisme de son milieu au nom de la jouissance et de la beauté.
Pour vivre vite et surtout ne jamais vieillir, celle qui se surnomme elle-même « la Toute-Vivante » se lance dans une étourdissante quête de tous les plaisirs. Une odyssée endiablée et poétique à la poursuite d'un rêve insaisissable : celui de l'innocence éternelle et absolue.
Dans le vide immense du désert de Mojave, un petit garçon de quatre ans disparaît, projetant ses parents dans un enfer de douleur et de culpabilité.
Dans ce même espace, Nicky, une rock star en fuite, cherche sa rédemption. Laila, jeune Irakienne réfugiée, joue à la guerre avec les marines. Mais le désert est par nature inexplicable et miraculeux. Et au pied des Pinnacles, spectaculaire formation rocheuse, peuvent se produire les expériences les plus extrêmes...
Un roman total, envoûtant. Dieu sans les hommes, c'est notre quête du sens de l'existence dans un univers chaotique et aléatoire. Ici, dans le silence et l'absence, comment faire face à l'indicible ?
La ville de Catane, en Sicile, au début des années 30. Le fascisme se déploie sur l’île, quand une enfant ressort exaltée d’une salle de cinéma de quartier.
Elle a la démarche chaloupée, une cigarette imaginaire au bec et l’oeil terrible. Elle vient de voir le film Pépé le Moko et, emportée par cette incarnation du désir et de l’insoumission, elle n’a désormais plus qu’une idée en tête : être Jean Gabin.
Écrit par l’auteur de L’Art de la joie dans les dernières années de sa vie, à un moment où son oeuvre demeurait méconnue, Moi, Jean Gabin est un étrange roman autobiographique, l’histoire magnifiée d’une enfance dans la Sicile de l’entre-deux-guerres. Pouvant être lu comme un testament philosophique, ce livre des origines se révèle être un des plus beaux textes de Goliarda Sapienza, un éloge à la liberté et aux rêves qui ont précocement nourri sa vie.