Faustine raconte ses dix années d'instruction en famille au sein d'une fratrie de quatre enfants. Loin des clichés, elle dépeint le quotidien créatif et parfois chaotique impulsé par une mère institutrice passionnée. Entre récits d'expériences improvisées et visites d'inspecteurs, son témoignage interroge avec humour la socialisation, l'apprentissage hors cadre et la liberté éducative.
Quand une pluie de serpents s'abat sur Kutak, petite bourgade anonyme, Pia, Felice et Otto voient leur quotidien bouleversé par cette averse qui agit comme un révélateur sur leur existence précaire. A la solitude de ces trois personnages s'ajoute le dérèglement de leur environnement. Un récit fantastique qui explore le basculement vers la folie dans un monde menacé par une animalité envahissante.
Garance, trentenaire, est réalisatrice de films d'horreur. A la suite d'une rupture douloureuse, elle quitte Paris pour le manoir de ses grands-parents où elle sent renaître une inquiétante mémoire familiale. La jeune femme se retrouve confrontée à un héritage maternel étouffant, possiblement lié à un autre monde qui transparaît dans ses rêves.
Madeleine a 17 ans. Sa mère lui prend la tête sur son alimentation, sur le lycée, et son père, c'est pas mieux : aussi bavard qu'une plante verte. Paris, les bubble teas après les cours, les copines, les beaux yeux de son prof particulier... C'est ça, sa vie. Mais Madeleine a un rêve secret : devenir championne de sumo. « Pas un sport de fille », qu'on lui répète.
Alors, à l'abri des regards, elle s'entraîne...
A cause de ses collègues, Arlaime, technicien de surface au parc de Saint-Rien, arrive en retard à son entretien avec madame Malgret et se voit refuser la promotion au poste de jardinier qu'il espérait. Pour se racheter, il est chargé d'aménager le terrain vague en vue du tournoi de bootball du lendemain. En arrivant, il y découvre Fleur et se met en quête d'un endroit pour repiquer le végétal.
Depuis la mort de sa sœur, Coro se réfugie dans la peinture, puis dans des trajets solitaires pour fuir sa souffrance. Une panne d'essence la conduit jusqu'à une demeure isolée au bord d'un lac, où des inconnues l'accueillent. Dès qu'elle en franchit le seuil, elle devine qu'elle entre dans un lieu étrange.
Ning a eu plusieurs vies, mais pour la clientèle de son salon de manucure, elle n'est qu'une employée comme les autres, toutes prénommées Susan. Les Susan polissent et vernissent les ongles, conseillent les habituées sur la couleur qui ornera leurs mains, et recueillent les confessions des clients, qu'elles commentent avec malice dans leur langue commune. Les univers des clients et des Susan ne se mélangent jamais, mais en l'espace d'une seule journée, tandis que Ning se dévoile peu à peu, le monde bien réglé du salon vacille.
Violemment chassée de l'appartement qu'elle occupait à Barcelone, une femme sans nom est contrainte de faire des ménages pour tenter d'échapper à la rue. Happée dans une spirale infernale, éprouvant les lois du capitalisme le plus cru, elle trouve refuge dans une modeste maison isolée, où, vivant en colocation, elle finit par faire le vide autour d'elle pour jouir seule de la présence de Maria, une propriétaire puissante et fascinante, venue mystérieusement jusqu'à elle. Le roman bascule alors dans un conte macabre, mêlant folie et dévotion, entraînant le lecteur au bord du gouffre.
« Béton, baston et fiente dans ta frange, c'était ça Muircross. » Ce n'est pas simple d'être une adolescente en banlieue de Glasgow : Cora Mowat a 14 ans au milieu des années 1990 et ses amies ne la comprennent pas, mais qui peut comprendre quoi que ce soit dans cette petite ville balnéaire où les fous, les chômeurs et les mouettes font la loi ? Et l'emménagement du nouveau petit ami de sa mère, Gunner, un type apparemment bien intentionné, mais chauve et borgne et secret, n'arrange pas les choses. La seule solution : partir ? Mais où et comment ?
« Il ne restait aucune trace du jeune homme que j'avais rencontré à peine une semaine plus tôt, vibrant d'incertitude, on aurait dit quelqu'un de totalement différent. Pareil à un acteur qui passe à autre chose après une audition désastreuse, délaissant un rôle qui ne lui était pas destiné. »