Where You are

Where You are
Collectif
Ed. Visual Editions

16 Artists, Writers, Thinkers and 16 Personal Maps. Each one exploring the idea of what a map can be. The result is a book of maps that will leave you feeling completely lost.

“We really like the idea of starting an adventure through maps. The ability to find yourself in the unknown and discover new places – that’s what exploring is all about.” —Google Maps Team

“Where You Are is beautiful. Its contents delight the mind, its composition the senses.” —Will Gompertz, BBC Arts Editor

“These imaginative and irreverent personal cartographies expand the conception of a map as a flat reflection of geography and reclaim it, instead, as a living, breathing, dimensional expression of the human spirit.” —Maria Popova, Brain Pickings

Where You Are is a book of maps. And it’s also a website www.where-you-are.com.

It’s a collection of writing (non-fiction and fiction) and visuals (drawings, photographs, paintings) that explodes what a map is. A wide range of writers, thinkers, artists responded to what their map would be, bringing together human stories about modern, everyday personal lives and mapping.

Those stories range from Chloe Aridjis’ short story mapping out the daily journeys of a homeless woman in Mexico City, to John Simpson essay that looks at the perils of following GPS systems in South Africa, to James Bridle mapping the technology and looking at how GPS was developed in the first place, to Geoff Dyer mapping out his childhood in Cheltenham according to sex, death and drugs, to Leanne Shapton documenting her everyday desk objects at the end of each working day.

Where You Are plants the flag at an amazing map-shifting point: from one kind of map — the geographical kind that gets you get from a to b — to another kind of map altogether — a life map that tells human stories about our everyday.

Where You Are
begs the question: What would your personal map be? Here is a book of maps that will leave you feeling completely lost.

Medusa

Medusa
Menéndez Salmón Ricardo
Ed. Jacqueline Chambon

Prohaska, peintre, photographe et cinéaste allemand, a une telle présence que l'on est souvent tenté de chercher sa trace sur Internet. Mais outre qu'il s'agit d'un être de fiction, cette quête serait vaine car Prohaska a pris soin de supprimer tous les témoignages concernant son aspect physique, allant jusqu'à interdire à ses proches d'évoquer son apparence. C'est donc l'oeil d'un homme invisible collé à l'objectif neutre de son appareil photo ou de sa caméra qui filmera les images les plus insoutenables des horreurs du Troisième Reich - exécutions, charniers, expériences sur l'homme - et plus tard les massacres et les désastres dont le monde n'est pas avare : enfants morts de faim en Estrémadure dans les premières années du franquisme, carnages sous les dictatures d'Amérique du Sud. Mais l'art peut-il aller si loin sans se faire le complice du mal dont il témoigne et, dans l'effroi que suscite la vision de l'atrocité, n'y a-t-il pas une part de voyeurisme voire d'obscures jouissances ? Toutes ces questions, l'auteur les pose à travers le destin d'un artiste qui n'est pas un monstre d'insensibilité et qui, pourtant, telle la Méduse antique, craint de rencontrer son image comme s'il ne pouvait se regarder en face sans périr.

En numérique chez Tropismes : Medusa

Sur les traces de la vérité. Discours, lettres, entretiens, articles

Sur les traces de la vérité. Discours, lettres, entretiens, articles
Bernhard Thomas
Ed. Gallimard

La relation du grand écrivain autrichien Thomas Bernhard avec les médias et le grand public était souvent placée sous le signe de la méfiance, voire du scandale. Les témoignages écrits de ce rapport complexe constituent par conséquent une mine inépuisable pour l'amateur de l'oeuvre bernhardienne, en éclairant non seulement l'homme et son parcours mais aussi son travail d'écrivain. Le présent recueil rassemble un grand nombre de textes - plus d'une cinquantaine d'articles, une quinzaine d'entretiens, des lettres et des discours - qui permettent au lecteur d'affiner sa connaissance de Bernhard, des préoccupations et des ambitions qui étaient les siennes. Sous sa plume, le monde devient une pièce de théâtre absurde ou un roman d'aventures, un univers peuplé de dilettantes malfaisants et bornés. Quel que soit le thème abordé - la mort, l'Autriche, le théâtre, la poésie - son analyse et son ironie mordante font mouche.

Camarade Kisliakov

Camarade Kisliakov
Romanov Panteleïmon Sergueïevitch
Ed. Héros-Limite

Lire Camarade Kisliakov jusqu’au bout, il le faut absolument, car c’est à la dernière page que tout bascule. Le roman de Panteleïmon Romanov se passe à Moscou dans les années 20. Un nouveau régime s’installe et balaye brutalement le précédent. Le  communisme transforme de fonds en comble le tissu de la société russe. Pris de peur et d’angoisse, au delà de l’espérance que le nouveau monde promet, les personnages de ce texte magistral se débattent pour survivre aux épreuves quotidiennes.
Angoisse et sueur froide, ce malaise inconfortable vis-à-vis d’un pouvoir indicible, nous n’en sommes pas si loin aujourd’hui. Camarade Kisliakov, c’est mon voisin, qui a peur de perdre son travail, ses amis, s’il ne s’adapte pas aux nouvelles règles du jeu. C’est la chute d’un monde pour un empire invisible et dévastateur, celui de l’argent et du profit, de l’industrie de la « culture » et du mépris.

Publié  en 1930, Camarade Kisliakov (Trois paires de bas de soie) présente un immense intérêt pour la connaissance de ce qu’était la vie quotidienne à Moscou à la fin des années vingt. De par sa finesse d’observation, l’auteur préfigure les terribles ravages du communisme sur la société russe. Le lecteur reconnaîtra l’univers de Romanov, avec ses ci-devant, ses mendiants, ses trafiquants et autres rebuts qui ne trouvent pas leur place dans le monde nouveau, celui des appartements communautaires, des tramways bondés, des chicanes et des administrations persécutrices. Et, à travers ces différentes formes de marginalité, un tableau social et politique de la vie soviétique de l’époque du Grand Tournant.

Les mouettes

Les mouettes
Marai Sandor
Ed. Albin Michel

« Pendant des dizaines d'années, j'ai traversé ce pont deux fois par jour et c'est la première fois que je prête attention aux mouettes, songe-t-il. Je les regarde avec les yeux de cette femme. Elle a les mêmes yeux gris vert que Vautre... des yeux d'oiseau ou d'animal. »

Lorsqu'il accueille dans son bureau du ministère la réfugiée finlandaise venue demander un permis de séjour et de travail, le haut fonctionnaire est saisi : il croit reconnaître une jeune fille jadis aimée et qui s'est donné la mort cinq ans plus tôt par amour pour un autre. Simple hasard ou signe du destin ? Qui est cette « mouette » venue de si loin et qui prétend se nommer Aino Laine, « vague unique » en finnois ?

Cette rencontre énigmatique, dont la tension est accrue par l'imminence de la guerre et l'attente d'un coup de téléphone, crucial pour l'homme comme pour le sort du pays, pourrait déboucher sur une révélation, à moins qu'elle ne fasse qu'épaissir le mystère des êtres.

Comme dans Les Braises, écrit un an plus tôt, ou Divorce à Buda, ce roman où s'exprime la subtilité du grand écrivain hongrois confronte un homme et une femme à leur passé dans un de ces face à face somnambuliques et prenants dont Márai a le secret.

Le secret. Et autres textes

Le secret. Et autres textes
Tanizaki Junichiro
Ed. Gallimard

L'ensemble des textes de ce recueil a paru pour la première fois dans des revues entre 1910 et 1914. Poursuivant le thème de l'antinaturalisme qui a fait sa renommée et l'a démarqué singulièrement, Tanizaki met en scène des héros doués d'une certaine perversion dans un climat onirique. Les jeunes garçons est marqué par une liberté de ton et peut être perçu comme une illustration ludique de perversions majeures. L'auteur poursuit cette exploration d'une sexualité en marge dans Le secret et met en scène avec beaucoup de poésie un narrateur las de ses plaisirs, à la recherche de nouvelles expériences. Terreur, que l'on peut lire dans le prolongement des Jeunes garçons, relate ses souffrances intérieures et ce qu'il appelle sa « dépression nerveuse ». Ce motif psychologique, qu'il va revisiter plusieurs fois, illustre de façons différentes La haine et Une mort dorée et accompagne sa recherche de l'idéal esthétique. Tanizaki crée une oeuvre inimitable dans son harmonie, et véritablement emblématique de la position de l'intellectuel japonais du XXe siècle.

La trilogie de Cornish

La trilogie de Cornish
Davies Robertson
Ed. L'Olivier

Collectionneur d'art, millionnaire, peintre contrarié, Francis Cornish est peut-être bien le faussaire du siècle.

Après sa mort, trois de ses amis tentent d'élucider les mystères de sa personnalité. Mais l'entreprise se révèle bien plus ardue qu'il n'y paraît, car que sait-on vraiment de la vie d'un homme ? Qu'il s'agisse d'administrer le legs Cornish (Les Anges rebelles), d'écrire la biographie du grand homme et de tenter de mettre au jour les zones d'ombre de son existence (Un homme remarquable) ou de perpétuer sa mémoire en mettant en scène un opéra d'Hoffmann (La Lyre d'Orphée), rien ne se passe jamais comme prévu. Le lecteur se trouve alors emporté dans une traversée comique et cruelle du siècle. Il croisera dans son périple une jeune doctorante tzigane au charme magnétique, un moine défroqué et diabolique, deux anges biographes, et E.T.A. Hoffmann lui-même surgi des limbes...

Les trois romans de La Trilogie de Cornish témoignent de l'imagination débridée de leur auteur. Dans un grand éclat de rire, Robertson Davies mêle la théorie jungienne, le tarot, le campus novel et le roman de moeurs, pour prendre place parmi les meilleurs romanciers, ceux qui, comme l'écrivait Nabokov, possèdent le shamantsvo, l'âme du conteur.

Report from the Interior

Report from the Interior
Auster Paul
Ed. Faber and Faber

Having recalled his life through the story of his physical self in Winter Journal, internationally acclaimed novelist Paul Auster now remembers the experience of his development from within, through the encounters of his interior self with the outer world.

From his baby's-eye-view of the man in the moon to his childhood worship of the movie cowboy Buster Crabbe to the composition of his first poem at the age of nine to his dawning awareness of the injustices of American life, Report from the Interior charts Auster's moral, political and intellectual journey as he inches his way towards adulthood through the post-war fifties and into the turbulent sixties.

Auster evokes the sounds, smells and tactile sensations that marked his early life - and the many images that came at him, including moving images (he adored cartoons, he was in love with films), until, at its unique climax, the book breaks away from prose into pure imagery: the final section of Report from the Interior recapitulates the first three parts, told in an album of pictures.

At once a story of the times - which makes it everyone's story - and the story of the emerging consciousness of a renowned literary artist, this four-part work answers the challenge of autobiography in ways rarely, if ever, seen before. 

Le dernier mot

Le dernier mot
Kureishi Hanif
Ed. Christian Bourgois

Mamoon Azam, écrivain d'origine indienne de renommée mondiale, voit sa notoriété décliner à 70 ans passés. Afin de réactiver l'intérêt pour son oeuvre, Harry Johnson se voit confier la mission de rédiger sa biographie. Un travail qu'il accomplit aux côtés de celui qu'il a toujours admiré et de sa nouvelle épouse italienne, dans leur grande demeure de la campagne anglaise. Mais au-delà de l'excitation initiale, l'entreprise se révèle plus qu'ardue. Harry se trouve pris en étau entre les desiderata de Mamoon, soucieux de laisser un témoignage flatteur pour la postérité, et les exigences plus commerciales de son éditeur, en quête de révélations inédites sur la vie privée de l'écrivain.

Avec humour et causticité, Hanif Kureishi lève le voile sur les coulisses de la création et interroge la façon dont se construit une oeuvre, ce qu'il en reste une fois que l'on a écrit ses derniers mots.

En numérique chez Tropismes : Le dernier mot

Opération Sweet Tooth

Opération Sweet Tooth
McEwan Ian
Ed. Gallimard

En Grande-Bretagne, au début des années 1970, la guerre froide est loin d'être finie. Diplômée de Cambridge, belle et intelligente, Serena Frome est la recrue idéale pour le M15. La légendaire agence de renseignements anglaise est en effet bien décidée à régner sur les esprits en subvenant aux besoins d'écrivains dont l'idéologie s'accorde avec celle du gouvernement. L'opération en question s'intitule Sweet Tooth et Serena, lectrice compulsive, semble être la candidate tout indiquée pour infiltrer l'univers de Tom Haley, un jeune auteur prometteur. Tout d'abord, elle tombe amoureuse de ses nouvelles. Puis c'est de l'homme qu'elle s'éprend, faisant de lui l'autre personnage central de cette histoire.
Mêlant finement réalité et fiction, le romancier souligne l'influence de la littérature sur nos existences, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui finira par comprendre que toute cette histoire était avant tout... un grand roman d'amour.

En numérique chez Tropismes : Opération Sweet Tooth

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