Au départ d'Atocha

Au départ d'Atocha
Lerner Ben
Ed. L'Olivier

Adam Gordon est un jeune poète américain en résidence d’écriture à Madrid. Mais il écrit peu : il fume, déambule, lit, drague Isabel, courtise Teresa... et s’invente une vie. Dans ses récits tissés de mensonges, sa mère est malade et son père fasciste. Spectateur fasciné de sa fausse existence, Adam navigue au sein d’un univers fait de littérature, d’art et d’intrigues amoureuses. Mais quand un attentat frappe la gare d’Atocha, la réalité vient troubler sa fiction.

Au départ d’Atocha est un premier roman impertinent, dans lequel les expatriés sont renvoyés au vide de leur condition, loin des corridas chères à Hemingway. Il s’inscrit cependant dans une autre filiation, où l’ironie se conjugue au lyrisme de l’errance : celle de Musil, Rilke ou Svevo. Avec ce livre inclassable, Ben Lerner esquisse un saisissant portrait de l’artiste en jeune homme.

« Au départ d’Atocha pétille d’intelligence, au fil d’une prose  hilarante, vive et originale à chaque page. » Jonathan Franzen

« Le héros de Ben Lerner restera un personnage inoubliable, une voix incontestablement singulière. » Paul Auster

August

August
Wolf Christa
Ed. Christian Bourgois

L' auteur de Trames d'enfance et de Cassandre écrivit cette brève histoire au début de l'été 2011, quelques mois avant sa mort. Elle la dédia à son mari, l'écrivain Gerhard Wolf. Elle s'attache au personnage d'August, orphelin de huit ans, rencontré peu après la fin de la seconde guerre dans un château transformé en sanatorium de fortune. Christa Wolf, alors âgée de dix-sept ans, réfugiée des territoires de l'est, y fut soignée. August éprouva pour la jeune fille, Lilo dans ce récit, un vif amour d'enfant.
Pour la première fois dans son oeuvre, la romancière a placé au centre de son ultime texte un personnage masculin.
Évoquant la période de l'après-guerre et imaginant ce qu'a pu être ensuite la vie d'August en RDA puis dans l'Allemagne unifiée, Christa Wolf, en une écriture limpide et d'une émotion retenue, pose la question du bonheur. Ce livre reçut lors de sa parution en Allemagne en 2012 un accueil enthousiaste de la presse littéraire et du public.

Courriers de Berlin

Courriers de Berlin
Zschokke Matthias
Ed. Zoé

Courriers de Berlin est à la fois une curiosité et une première car il est fait de mille cinq cents mails envoyés par l'auteur à son meilleur ami, d'octobre 2002 à juillet 2009.

Matthias Zschokke est mélancolique, les hauts et les bas de son humeur s'enchaînent à une vitesse vertigineuse. Ses messages laissent deviner un interlocuteur bourru, emporté, plus acerbe encore que lui-même ; tous deux aiment la littérature, le théâtre, l'opéra, le cinéma et la télévision, ainsi que les voyages, les restaurants et les parfums. Les livres qu'ils lisent, les spectacles qu'ils voient suscitent des avis féroces, Courriers de Berlin est un essai monumental sur la culture d'aujourd'hui et ses fabricants. C'est aussi un livre sur l'amitié.

La critique allemande a été unanime à reconnaître dans ce texte une oeuvre pleine d'humour au style aérien.

En numérique chez Tropismes : Courriers de Berlin

Les noirs et les rouges

Les noirs et les rouges
Garlini Alberto
Ed. Gallimard

Stefano Guerra naît à la politique en 1968. Étudiant d'extrême droite, il participe aux affrontements de Valle Giulia, le campus universitaire de Rome, et c'est alors qu'il commet l'irréparable : il tue par accident un jeune homme, Mauro, qu'il voulait seulement menacer. Ce crime marque le début d'une longue dérive, du militantisme à la clandestinité, de la politique à la violence, à travers les événements les plus controversés de l'histoire italienne et dans un monde interlope où se mêlent les hommes politiques, les criminels et les agents des services secrets. Au cours de cette cavale sans issue, Stefano tombe amoureux d'Antonella, soeur de Mauro et fille d'un célèbre intellectuel communiste, qui ignore tout de son geste et de ses idées. Auprès d'elle, il cherche désespérément une rédemptionqu'il trouvera à l'autre bout du monde, en Argentine.

Qui est Stefano Guerra ? Un tueur psychopathe, un terroriste sans pitié ? Ou bien un Pinocchio moderne en quête de père, un exalté qui fait son éducation sentimentale, un idéaliste pris dans la lutte des noirs et des rouges, néofascistes contre communistes ? Dans la formidable épopée que narre Les noirs et les rouges, Alberto Garlini nous guide avec virtuosité à travers une période cruciale du passé récent, mais il nous livre également une réflexion d'une cruelle actualité sur la violence politique.

En numérique chez Tropismes : Les noirs et les rouges

Le dernier été du siècle

Le dernier été du siècle
Geda Fabio
Ed. Albin Michel

Été 1999. Un grand-père et son petit-fils se rencontrent pour la première fois après de longues années d'incompréhension familiale qui les ont séparés.

Simone, né le 17 novembre 1938, le jour où l'Italie a promulgué les lois raciales, ne s'est jamais autorisé à vivre, hanté par le souvenir du petit garçon juif traqué qu'il était. Aujourd'hui retiré dans le village du Piémont où il s'était réfugié pendant la guerre avec sa famille, il mène une existence solitaire.

Zeno, un adolescent rêveur et passionné de bandes dessinées, vit au jour le jour, comme tous les gamins de son âge. Peu lui importe le passé ou la mémoire. Pourtant, en partageant avec son grand-père ce dernier été du XXe siècle, il prend conscience de ce qui le lie à lui, tandis que Simone éprouve, pour la première fois, le sentiment d'exister.

Voix importante de la jeune littérature italienne, Fabio Geda, auteur du best-seller Dans la mer il y a des crocodiles, évoque la rencontre de deux générations, chacune à l'épreuve de sa propre solitude, que le temps va rapprocher au fil d'une relation émouvante qui se joue au-delà des mots.

« Un de ces livres où l'on retrouve quelque chose de nos vies, quelque chose qui nous touche d'emblée. » La Reppublica

Les bonnes gens

Les bonnes gens
Hunt Laird
Ed. Actes Sud


Dans une ferme isolée du Kentucky, quelques années avant la guerre civile, une femme blanche et deux jeunes esclaves noires se livrent à une surenchère de violence autour du cadavre décomposé du tyran domestique qui exerçait sur elles son abominable férule. Écrit après la première élection de Barack Obama, ce récit d’une rare intensité sur la sauvagerie des rapports de force tels que le racisme les a durablement instaurés aux États-Unis constitue une impressionnante plongée dans l’inconscient d’une Amérique profonde étrangement sous-représenté dans la fiction américaine contemporaine.

En numérique chez Tropismes : Les bonnes gens

No sex

No sex
Parks Tim
Ed. Actes Sud

La jeune Elisabeth s’est retirée dans un lieu idyllique, un centre de méditation devenu son havre de paix. Les règles y sont strictes : ni sexe, ni paroles échangées, aucune connexion aux réseaux. Pourquoi le bonheur, auquel elle aspire, semble-t-il toujours aussi inaccessible ?
La découverte du journal tenu par un des participants libère ses démons et l’incite à écrire, elle aussi. Avec une bonne dose d’autodérision, elle nous livre sa vérité. Car, dans le passé, elle a été tout autre. Un grand roman : original, profond et captivant.

Notre quelque part

Notre quelque part
Parkes Nii Ayikwei
Ed. Zulma

Romancier, poète du spoken word, nourri de jazz et de blues, Nii Ayikwei Parkes est né en 1974. Il partage sa vie entre Londres et Accra. Notre quelque part, premier roman très remarqué, finaliste du Commonwealth Prize, est une véritable découverte.

Présentation de l'éditeur

Yao Poku est un vieux chasseur. Il raconte l'histoire d'une jeune femme qui, de passage dans son village, poursuit un oiseau magnifique jusque dans la case de Kofi Atta. Ce qu'elle y découvre entraîne l'arrivée de la police criminelle d'Accra, puis celle du médecin légiste Kayo Odamtten. Ce dernier, récemment rentré d'Angleterre, se met à l'écoute d'Oduro, le féticheur du village.

En numérique chez Tropismes : Notre quelque part

Sémaphores

Sémaphores
Ghitany Gamal
Ed. Seuil

Comme Les Poussières de l’effacement et Muses et Égéries, parus précédemment aux Éditions du Seuil, Sémaphores appartient à la série des « Carnets », vaste projet littéraire dans lequel Gamal Ghitany s’attache à transcender la forme du récit autobiographique pour se pencher sur les énigmes de la mémoire, de l'identité, du désir, de la finitude et du temps.

Au sein de cette encyclopédie intime, Sémaphores est une œuvre tout à fait singulière, fruit d’une inlassable traque des réminiscences que l’auteur égyptien a menée du côté des gares et des trains, dans ce monde du rail qui est à la fois une source inépuisable de souvenirs et d’anecdotes, et une puissante métaphore de notre condition humaine. Entre les gares du Caire, d’Alexandrie, Assouan, Rome, Zurich, Moscou ou Pékin, entre l’émoi des premiers départs, les expériences initiatiques, le voluptueux hasard des rencontres et l’approche des destinations, ce Carnet déploie sous nos yeux les territoires infinis du réel et de l’imaginaire.

Papa Sartre

Papa Sartre
Bader Ali
Ed. Seuil

Bagdad, tournant du millénaire. Un écrivain besogneux est chargé par deux individus assez louches d’écrire la biographie d’un certain Abdel-Rahman Shawkat. La tâche s’annonce d’autant plus ardue que ce dernier, porte-parole autoproclamé de l’existentialisme sartrien dans l’Irak des années 1960, n’a laissé aucun écrit, préférant exercer dans les cafés et les cabarets. À mesure que le biographe progresse dans son enquête et retrace le parcours tortueux de cet épigone irakien de Sartre, nombre de questions se font jour quant aux motivations profondes de ses commanditaires et aux circonstances de la mort du pseudo-philosophe.

Ali Bader dresse un tableau truculent de la société bagdadienne entre les années 1950-1960 et la fin du siècle, une fresque dans laquelle se croisent aristocrates, marginaux, marchands, danseuses de cabaret, militants trotskistes, travailleurs journaliers, ministres et intellectuels de troisième zone... Papa Sartre est à la fois une biographie fictive délirante, un roman d’enquête aux accents postmodernes et une satire des milieux intellectuels irakiens et arabes. Un récit énergique, à la fois drôle et déroutant, qui met les pieds dans le plat en abordant les délicates questions de l’identité, du savoir et du pouvoir.

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