A l'occasion du Congrès eucharistique de 1952, un évêque latino-américain au passé trouble est hébergé dans une famille catalane ; un coup d'Etat dans son pays l'entraîne dans de rocambolesques péripéties à travers les rues de Barcelone. Le fils d'une célèbre ophtalmologue soudain décédée rentre précipitamment d'Afrique pour recevoir à Bruxelles un prix prestigieux au nom de sa mère, et prononce une diatribe contre le milieu scientifique. Un criminel incarcéré s'initie à la littérature grâce à une professeur qui enseigne dans les prisons et devient un auteur de best-sellers. Dans ces trois récits, les saints, comme on peut s'y attendre, ne sont ni des martyrs ni des anachorètes, mais des fous ou des génies prêts à renoncer à tout pour une idée.
Le lecteur retrouvera dans ces histoires l'humour inimitable d'Eduardo Mendoza, ainsi que sa tendresse et sa réflexion profonde sur notre société.
« Je m'intéresse beaucoup à l'idée de l'innocence, l'idée qu'une personne soit incapable de faire le mal, car pour la plupart nous sommes assaillis de pensées malveillantes. Anna, le 'bébé d'or pur' du roman, est innocente, détachée de tout héritage. Instinctivement, elle cherche à faire le bien, à contenter les autres. » Margaret Drabble
« Un bébé d'or pur est le cadeau inattendu d'un grand auteur. Comment traiter un enfant qui évolue parmi nous d'une manière différente des autres ? La réponse surgit sous la plume de Margaret Drabble avec une profondeur et une empathie que peu d'écrivains maîtrisent. » Alice Sebold
« L'un des écrivains les plus provocateurs intellectuellement et qui donnent le plus à réfléchir. » Financial Times
Wright est un grand journaliste, Roberts un génie du crime. Ensemble, ils retracent la jeunesse mafieuse de Jon Roberts à New-York, ses dérapages de commando au Vietnam, son ascension de cocaine cowboy... Ce sera la matière d'American Desperado, effrayante épopée de la réussite criminelle.
« Dans les années 1980, on arrêtait des petits consommateurs de drogue colombiens qui nous parlaient d'un gringo barbu. [...]
- Il a un nom ?
- John.
Pendant des années, on a recherché un « gringo barbu » nommé John.
Je n'ai jamais pensé que son nom pouvait s'écrire sans 'h'.
On a récolté quelques informations. C'était un vétéran du Vietnam, un cinglé hyper-violent qui voyageait en compagnie d'un géant.
- Un géant ? Tu te fous de nous !
- Je vous jure, le gringo travaille avec un géant.
Pendant des années, on n'a eu que ça pour enquêter : John, Gringo barbu. Se balade avec un géant. »
« Un tour de force. Le meilleur récit sur le crime depuis Les Affranchis de Nicholas Pileggi. »
Rich Cohen, auteur de Yiddish Connection
« Le Moby Dick des Mémoires sur la Mafia. »
David Lipsky, auteur d'Absolutely American
« Wright, en évoquant les étranges passions de Jon Roberts, parvient à rendre sympathique ce vieux salopard. »
Miami New Times
« Jon Roberts s'avère un narrateur bourré de charme, en grande partie grâce à son coauteur Evan Wright, qui pénètre avec aisance dans son univers terrifiant pour lui permettre de livrer son histoire. Bien que je prie pour ne jamais me retrouver dans la même pièce que Roberts, il m'a été impossible de lâcher son livre. »
Steven Gaines, guitariste de Lynyrd Skynyrd
« Le genre de récit dont les auteurs de polars sont envieux, parce que la réalité dont il rend compte dépasse de loin la fiction. Captivant, addictif à vous donner le tournis, ce témoignage unique en son genre trônera dans votre collection de livres sur le crime. »
Chuck Hogan, auteur du Prince des braqueurs
En cette fin des années 1940, sous les pales des ventilateurs de l’Automobile Club du Caire, l’Égypte des pachas et des monarques flirte avec aristocrates et diplomates de tout poil, pour peu qu’ils soient européens. Régulièrement, Sa Majesté le roi honore de son éminente présence la table de poker. Extravagance, magnificence et décadence qui s’arrêtent aux portes des salons lambrissés. Dans les communs, une armada de serveurs et d’employés venus de Haute-Égypte et de Nubie s’escriment à satisfaire les exigences de l’inflexible El-Kwo, le chambellan du roi. L’esclave du monarque est aussi le chef suprême des employés de tous les palais royaux, qui régente dans ses moindres détails leur misérable existence et se délecte à professer l’art de la soumission.
Parmi ses “sujets” : Abdelaziz Hamam, descendant d’une puissante famille ruinée, venu au Caire dans l’espoir d’assurer l’éducation de sa progéniture. À suivre les chemins contrastés qu’empruntent ses enfants, on découvre les derniers soubresauts de l’Égypte pré-nassérienne : morgue des classes dominantes, dénuement extrême des laissés-pour-compte, éveil du sentiment nationaliste. De toute part l’édifice se lézarde, et dans le microcosme de l’Automobile Club, où le visage noir charbon d’un domestique ajoute une touche d’élégance au décorum, frémissent les temps futurs et l’explosion révolutionnaire qui va embraser le pays.
Engagé et humaniste comme jamais, Alaa El Aswany renoue ici avec les récits populaires et hauts en couleur de l’irrésistible Immeuble Yacoubian et désigne inlassablement la seule voie juste pour son pays : une démocratie égyptienne à construire.
After three acclaimed novels, Gary Shteyngart turns to memoir in a candid, witty, deeply poignant account of his life so far. Shteyngart shares his American immigrant experience, moving back and forth through time and memory with self-deprecating humor, moving insights, and literary bravado. The result is a resonant story of family and belonging that feels epic and intimate and distinctly his own.
Born Igor Shteyngart in Leningrad during the twilight of the Soviet Union, the curious, diminutive, asthmatic boy grew up with a persistent sense of yearning—for food, for acceptance, for words—desires that would follow him into adulthood. At five, Igor wrote his first novel, Lenin and His Magical Goose, and his grandmother paid him a slice of cheese for every page.
In the late 1970s, world events changed Igor’s life. Jimmy Carter and Leonid Brezhnev made a deal: exchange grain for the safe passage of Soviet Jews to America—a country Igor viewed as the enemy. Along the way, Igor became Gary so that he would suffer one or two fewer beatings from other kids. Coming to the United States from the Soviet Union was equivalent to stumbling off a monochromatic cliff and landing in a pool of pure Technicolor.
Shteyngart’s loving but mismatched parents dreamed that he would become a lawyer or at least a “conscientious toiler” on Wall Street, something their distracted son was simply not cut out to do. Fusing English and Russian, his mother created the term Failurchka—Little Failure—which she applied to her son. With love. Mostly.
As a result, Shteyngart operated on a theory that he would fail at everything he tried. At being a writer, at being a boyfriend, and, most important, at being a worthwhile human being.
Swinging between a Soviet home life and American aspirations, Shteyngart found himself living in two contradictory worlds, all the while wishing that he could find a real home in one. And somebody to love him. And somebody to lend him sixty-nine cents for a McDonald’s hamburger.
Provocative, hilarious, and inventive, Little Failure reveals a deeper vein of emotion in Gary Shteyngart’s prose. It is a memoir of an immigrant family coming to America, as told by a lifelong misfit who forged from his imagination an essential literary voice and, against all odds, a place in the world.
La question occupe l'humanité depuis ses débuts. Notre destin est-il contrôlé par une forcce majeure ou est-il le pur fruit du hasard ? Thornton Wilder, le jeune auteur qui s'attelle à cette question par l'écriture d'un roman, ne prétend pas avoir la réponse mais constate - un peu à la manière de Tchekhov, que la tâche de la littérature n'est pas de donner des réponses mais de poser des questions aussi objectivement que possible. C'est exactement ce qu'il fait dans Le Pont de San Luis Rey.
Publié en 1927, ce roman fut un grand succès, de par les ventes et les critiques, et reçut le prix Pulitzer l'année suivante.
Miss Shepherd, vieille dame excentrique, vit dans une camionnette aux abords de la résidence londonienne d’Alan Bennett. Victime de l’embourgeoisement du quartier et de quelques vauriens, elle finit par installer son véhicule dans la propriété de l’auteur.
Commence alors une incroyable cohabitation entre la marginale et la célébrité, qui durera près de vingt ans.
Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, la dame à la camionnette n’épargne rien à son hôte ni au lecteur. Bennett, en excellent conteur, saisit leur duo et livre, au-delà des anecdotes, un tableau très juste du Londres des années 1970 et 1980, de sa bourgeoisie progressiste et de ses exclus.
Un récit d’une grande humanité qui croque avec humour les travers de la société britannique contemporaine.
Rien ne destinait Franz Michael Felder (1839-1869) à laisser une trace de sa brève existence. Paysan pauvre d’une vallée perdue d’Autriche occidentale, il eut à vaincre mille obstacles, à commencer par les préjugés de son milieu, pour accéder à la littérature et à la poésie, objets précoces de son ambition. Auteur de romans, de poèmes, d’essais et d’une ample correspondance,
il laisse surtout un chef-d’œuvre, publié au lendemain de sa mort : son autobiographie.
S’il faut lire ce livre, ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit probablement de la toute première fois où s’éleva, dans l’empire autrichien (et même en Europe), une voix venue des profondeurs de ce monde rural que tant de romanciers idéalisaient alors sans le connaître. En effet, voir dans les Scènes de ma vie un document sur la paysannerie, ce serait passer à côté du génie de Felder. Ce qui sidère le lecteur d’aujourd’hui, c’est l’évidence de sa vocation littéraire. Dans la langue exceptionnellement fidèle, riche et imagée de la traduction d’Olivier Le Lay, Felder parvient à rendre intensément présentes toutes les situations qu’il décrit. Dès les premières lignes du livre, il est là, en chair et en os, qui entreprend de raconter les « vies minuscules » de ses compatriotes et la sienne, sans apitoiement : simplement pour en dégager la vérité universelle.
Réédité tout au long du XXe siècle, jamais oublié, Felder est longtemps resté un auteur pour initiés. C’est Peter Handke qui l’a vraiment fait découvrir au grand public germanophone en préfaçant en 1987 l’édition de poche des Scènes de ma vie. La préface de la présente édition est un texte nouveau, spécialement écrit par Peter Handke pour ses lecteurs francophones.
Épuisé par quinze heures de vol, en manque de sommeil et de nicotine, Eduardo attend ses bagages aux côtés de son frère, à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Les deux hommes sont venus du Guatemala assister au mariage de leur soeur cadette avec un Juif orthodoxe originaire de Brooklyn, et la perspective ne les réjouit ni l'un ni l'autre. Car si certains se rendent en Israël pour se rapprocher de la Terre promise, Eduardo n'a fait le voyage que par devoir familial. La visite de Jérusalem, et en particulier du centre hassidique que fréquentent sa soeur et son futur époux, provoque en lui un malaise croissant. Les jours passent, sous une torpeur étouffante, jusqu'à ce matin où la sensuelle et impulsive Tamara, une Israélienne rencontrée dans un bar d'Antigua Guatemala des années plus tôt, le contraint, le temps d'une excursion au bord de la mer Morte, à affronter les fantômes de son histoire familiale, ces légendes que transportent avec eux les survivants.
Errer de nuit dans les rues désertées de Rome en plein mois d’août. Monter dans le train et espérer trouver quelqu’un à sa place pour l'en chasser avec délectation. Rester sagement assis, pendant que tous les invités se ruent sur le buffet, parce qu’un ami est allé nous chercher à manger…
À mi-chemin entre Je me souviens de Perec et La Première Gorgée de bière de Philippe Delerm – mais avec cette petite touche de fantaisie si italienne –, Francesco Piccolo met à nu les plaisirs les plus inavouables, les petits vices et les faiblesses avec lesquels nous avons tous composé un jour. Page après page, le lecteur se laisse submerger par un délicieux sentiment de culpabilité et d’hilarité, le tout mêlé à une insistante impression de vécu!
Francesco Piccolo nous livre un catalogue irrévérencieux, universel, poétique des travers humains ordinaires et de ces moments si particuliers pendant lesquels on ressent, pour une obscure raison, une joie inépuisable, ces Petits moments de bonheur volés. Absolument délicieux.