Après un exil volontaire de vingt ans aux États-Unis, la belle Leela Bose, une riche Indienne au passé mystérieux, se résout à renouer avec ses origines afin d’assister, à Delhi, au mariage de la nièce de son mari, fille d’un fervent nationaliste hindou, avec le fils de Vyasa Chaturvedi, universitaire de renom et spécialiste de sanskrit. Or, Vyasa n’est autre que le mari de la soeur de Leela, décédée des années auparavant – celui par lequel le malheur est arrivé. Ce nouveau rapprochement entre les deux familles provoque chez leurs membres une onde de choc qui met en mouvement tout le kaléidoscope social, culturel et religieux de l’Inde contemporaine.
Persuadés qu’ils jouissent de leur libre arbitre, tous les personnages ignorent cependant que leurs destinées sont le jouet de Ganesh, le dieu-éléphant et scribe du Mahabharata, qui s’est donné pour mission de sauver son héroïne bien-aimée, Leela, des griffes de son éternel ennemi, Vyasa. Dès lors, le roman d’Alice Albinia ne serait, en fait, en ce début de XXIe siècle, que l’ultime avatar du conflit séculaire qui a opposé les deux protagonistes au fil de multiples réincarnations.
Avec cette fiction aussi ludique que remarquable d’érudition, Alice Albinia invite à déchiffrer l’Inde d’aujourd’hui à la lumière féconde de sa mythologie et de son histoire.
Dans la petite ville de Batavia, en 1966, un homme partiellement défiguré inscrit AMOUR en lettres gigantesques sur le macadam d'Oak Street. À l’arrivée de la police, il réussit à détruire ses papiers d’identité. Emprisonné, l’inconnu se fait appeler l’Homme-Soleil. Après une évasion spectaculaire, il revient délivrer un de ses codétenus, mais un drame a lieu : un policier trouve la mort. Commence alors une chasse à l’homme au cours de laquelle, contre toute attente, la proie va devenir le chasseur. Qui est l’Homme-Soleil? Un étudiant anarchiste comme il le prétend? Un magicien fou qui voit le futur? L’incarnation du mal, comme le croit le chef de la police Fred Clumly?
Chronique d’une petite ville américaine ensanglantée par des meurtres énigmatiques, thriller à la symbolique puissante, brassant considérations politiques et occultisme, ce roman-fleuve publié pour la première fois en 1971 a depuis acquis son statut de classique de la littérature américaine.
Edo Mesch est un petit garçon de huit ans plutôt anxieux, et pour conjurer ses peurs il s’est inventé un double : Oskar Vanille. Sa vie tourne d’autant plus autour de ce personnage imaginaire et de sa mère qu’il se sent handicapé par un bandage sur un œil. C’est seulement grâce à une voisine attirante qu’il commence timidement à s’ouvrir sur le monde extérieur.
Pour l’été de ses dix-sept ans – Edo est entretemps devenu un adolescent égocentrique qui tyrannise sa mère –, il rejoint son oncle et sa tante dans leur magnifique maison des années 30. La géométrie épurée des lieux semble d’abord calmer ses angoisses, mais très vite une fascination érotique pour sa tante Simone le pousse à provoquer un conflit violent, suivi d’une déclaration d’amour. Edo finit par s’enfuir dans une confusion totale.
Sept ans plus tard enfin, Edo rencontre Marta, une femme plus âgée et mère de deux enfants. Il se présente à elle sous le nom d’Oskar Vanille, puis se sépare de sa petite amie de longue date, Nina. Après une parenthèse à Rome où il tente d'écrire une encyclopédie du bonheur avec un apprenti acteur, Edo rentre à Amsterdam où ses crises de panique le reprennent. Il décide alors de s’embarquer sur un vieux voilier. Dans des circonstances troubles, Edo tombe à l’eau…
Robes d’été flottant au vent est un roman de formation magistralement construit en trois parties qui nous offre autant de variations sur le thème du conflit entre raison et sentiments. Oek de Jong a créé avec Edo un personnage littéraire inoubliable, incarnant un héros fragile en quête d’une harmonie existentielle qui s’échappe toujours. Son écriture frappe par une sensualité à fleur de peau et par cette omniprésence de la nature, comme ce vent soulevant les robes d’été qui donne son titre au roman.
Chef-d'oeuvre de Timothy Findley, Guerres ausculte l'esprit, les pulsions et les peurs de Robert Ross, jeune Canadien crédule parti se battre en 1915 sur le front belge.
« Rien ne manque de l'habituel roman de guerre, les convois, les tranchées, les gaz, les attaques aériennes, les obus, les rats, les blessés et les morts, mais il y a autre chose. De haut, de loin, par-delà le temps, il y a ce que l'on peut voir à côté de la bataille et qui, chez Findley, est d'une surprenante diversité. Il y a la vie animale, qui est l'un des sujets du livre. Il y a la vie de ceux qui attendent à l'arrière, leur angoisse, leurs chagrins, leur solitude, comment ce florilège de souffrances endommage la famille, femmes, mères et fratries. Il y a la vie en général : la sauvagerie maternelle, l'amour et la jalousie fraternels, l'impuissance de l'enfance, la difficulté d'être. Il y a l'amour, le mariage, la sexualité. Il y a tout ce qui arrive, la mort des enfants, le suicide, la maladie, la folie, la prostitution, la séduction, le viol. » Alice Ferney
Une méditation sur la violence, la lâcheté, la peur et la souffrance, sur l'espèce humaine en somme.
« L'histoire européenne vue à travers les yeux des Juifs. Une brillante réussite, un récit tragique et époustouflant. » Library Journal
« Une réussite qui place Gabi Gleichmann parmi les talents les plus lumineux de la scène littéraire mondiale. » Dagbladet
« Une révélation. » Aften posten
« Gabi Gleichmann fait vivre à ses personnages toutes sortes de situations, des événements les plus délirants aux horreurs de la guerre, en nous montrant que la vie mérite d'être vécue, et que même l'immortalité n'a aucune valeur si l'on n'en fait pas l'expérience dans sa plénitude. » Upcoming4.me
« Un chef-d'oeuvre à l'allure cathartique. » Booklist
« Si Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez se déroulait dans l'Europe cosmopolite ou si Les Mille et Une Nuits côtoyaient les plus grands esprits de la civilisation occidentale, ces chefs-d'oeuvre pourraient ressembler à ce roman magique et tragique qu'est L'élixir de l'immortalité. » Jewish Book Council
« Un roman très philosophique qui flâne à travers les siècles pour nous montrer tout le mal (ou, parfois, le bien) que furent obligés d'endurer les Juifs, depuis l'époque mythique des Maures en Espagne jusqu'à la chute du mur de Berlin. » Huffington Post - Books
Un roman philosophique plein d'humour et de mystère. Kirkus
A Oslo en 1989, Ari, le dernier descendant de la famille Spinoza, promet à sa mère de raconter la vie de ses ancêtres à travers les siècles : soit 37 générations !
L'histoire débute en Espagne en 1140 quand un jeune homme, Baruch Spinoza, après avoir eu une vision de Moïse, entreprend un voyage initiatique qui le mène jusqu'au Portugal, où il devient médecin du roi. Là, il conçoit l'élixir de l'immortalité. Le secret de sa fabrication sera transmis de génération en génération, de Baruch à Simon, Amos, Shlomo, Israël, Chaïm, Moishe, Salman, le seul qui l'ingérera, vivra plus de 130 ans et incarnera la figure du Juif errant.
En l'espace de huit siècles, chaque détenteur du secret va connaître un incroyable destin et marquer l'histoire de l'Europe, traversant l'Inquisition, la Seconde Guerre mondiale, l'Holocauste, le communisme, en passant par le siècle des Lumières et la Révolution française.
C'est toute l'histoire de l'Europe - petite et grande - qui est revisitée : anecdotes, récits en tout genre, contes, considérations religieuses, saga familiale : une valse des sentiments humains, du plus abject au plus généreux, un hymne à la famille et à la vie.
Le dernier des Spinoza a sauvé sa famille de l'oubli et transmis le seul vrai trésor : la mémoire et les souvenirs.
Princesse Bari conte l'histoire d'une jeune fille, frêle et courageuse, qui fuit la Corée du Nord à la fin des années 1990, se réfugie un moment en Chine avant de traverser l'océan à fond de cale d'un cargo et de débarquer dans un Londres clandestin où se côtoient toutes les langues et religions.
A Londres, Bari gagne sa vie comme masseuse, mais elle ne soigne pas seulement les corps, elle console aussi les âmes. Car Bari a hérité de sa grand-mère des dons de voyance qui lui permettent de voyager dans les rêves et de lire les cauchemars dont souffrent les autres.
Ce roman habité par l'âme d'une jeune fille affrontant seule, avec confiance et obstination, de terribles épreuves, puise aux sources anciennes du chamanisme coréen : il transfigure une très ancienne légende où une princesse abandonnée va chercher à l'autre bout du monde l'eau de la vie qui permettra aux âmes des morts de connaître enfin l'apaisement.
« Princesse Bari est un livre sur la migration et l'harmonie, dit Hwang Sok-yong. Si quelqu'un me demandait à quoi ce monde ressemble, je dirais qu'il est comme un groupe d'oiseaux s'élevant en tournoyant dans les airs, et j'espère que mon écriture va leur permettre de se poser à nouveau. »
Londres, 1958. Thomas Foley dispose d’une certaine ancienneté au ministère de l’Information quand on vient lui proposer de participer à un événement historique, l’Exposition universelle, qui doit se tenir cette année-là à Bruxelles. Il devra y superviser la construction du Pavillon britannique et veiller à la bonne tenue d’un pub, Le Britannia, censé incarner la culture de son pays. Le jeune Foley, alors qu’il vient de devenir père, est séduit par cette proposition exotique, et Sylvia, son épouse, ne voit pas son départ d’un très bon œil. Elle fera toutefois bonne figure, et la correspondance qu’ils échangeront viendra entrecouper le récit des nombreuses péripéties qui attendent notre héros au pays du roi Baudouin, où il est très vite rejoint par de savoureux personnages : Chersky, un journaliste russe qui pose des questions à la manière du KGB, Tony, le scientifique anglais responsable d’une machine, la ZETA, qui pourrait faire avancer la technologie du nucléaire, Anneke, enfin, l’hôtesse belge qui va devenir sa garde rapprochée…
Coe embarque le lecteur dans une histoire pleine de rebondissements, sans que jamais la tension ne retombe ou que le ridicule ne l’emporte. Sous la forme d'une parodie de roman d’espionnage, il médite sur le sens de nos existences et dresse le portrait d’un monde disparu, l’Angleterre des années 1950, une société tiraillée entre une certaine attirance pour la liberté que semble offrir la modernité et un attachement viscéral aux convenances et aux traditions en place.
Apprenant que son ex-mari a retrouvé un bonheur familial parfait avec la belle Claire dans la banlieue chic de Göteborg, une quadragénaire est suffoquée par l'insoutenable injustice de ses propres échecs. Dès lors, elle se met à roder autour du couple bienheureux, hantée par le besoin d'épier leur intimité. Écrivant à Claire, elle prétend la mettre en garde contre la véritable nature de son bien-aimé. C'est le début d'une correspondance à sens unique, dont l'issue s'annonce fatale.
Dans un langage suggestif et insidieux, Christine Falkenland fait preuve d'une subtilité troublante en pénétrant la vie intérieure de ses personnages, ne se contentant jamais d'observer le mal de loin - habile à le partager et à le faire vivre.
'Ben Marcus est de la plus rare espèce d'écrivains : celle qui est nécessaire. Il est devenu impossible d'imaginer le monde littéraire - et le monde tout court - sans son audacieuse, époustouflante et déchirante écriture.' JONATHAN SAFRAN FOER
'Des échos de Ballard dans ce narrateur malsainement sain, des échos de Kafka dans ce terrible don pour la métaphore, des échos de David Lynch, William Burroughs, Robert Walser, Bruno Schulz et Mary Shelley.
Un monde d'échos - j'entends notre monde - d'où le génie sainement fou de Ben Marcus réussit à arracher quelque chose de nouveau et d'inédit. J'ai lu L'Alphabet de flammes, jusque tard dans la nuit, tournant les pages avec ferveur, je me sentais comme en présence d'un classique. MICHAEL CHABON
'L'Alphabet de flammes tire le roman contemporain - qui se débat et crie, très énervé - vers le chemin qu'il devrait suivre. Ben Marcus rend le langage aussi toxique que séducteur, un virus qui vient de bien plus près que nous le suspections.' TOM McCARTHY
'Ben Marcus est l'un des rares inventeurs de notre langage littéraire.' JONATHAN LETHEM
Publié à l'aube du vingt et unième siècle, Mailman, road movie existentiel et méchamment drôle, marque la naissance d'une nouvelle révélation de la littérature américaine. Avec ce roman tendu comme un arc, J. Robert Lennon nous entraîne - de New York à la Floride en passant par le Kazakhstan - dans l'univers d'Albert Lippincott, dit Mailman. Facteur dévoué et maniaque d'une petite ville américaine, Mailman a ses petits secrets : l'habitude compulsive de photocopier et de lire le courrier des autres, une inquiétante dépression nerveuse et la relation tordue qu'il entretient avec sa soeur. Aussi, lorsque l'un de ses usagers se suicide - à cause d'une lettre retenue trop longtemps ?,- les événements se précipitent pour Lippincott, qui va devoir faire face une fois pour toutes aux nombreuses fêlures de sa vie. Si Mailman est bien une comédie noire, c'est aussi l'ambitieuse tentative de dépeindre la destinée d'un homme à la recherche de la paix dans un pays 'pétri de violence et de tristesse partagée'. C'est comique et tragique à la fois. C'est dérangeant, c'est touchant. C'est la chronique survoltée d'un combat perdu d'avance.