Believer 5 : Irma la douce

Believer 5 : Irma la douce
Collectif
Ed. Inculte

À raison de quatre numéros chaque année, les éditions inculte vous proposent une édition trimestrielle du Believer, revue cofondée par Dave Eggers, Vendela Vida et Nick Hornby, et éditée par les fabuleuses éditions McSweeney’s à San Francisco. Chaque couverture est une création originale signée Charles Burns, l’un des dessinateurs de graphic novel les plus brillants de sa génération. Au cœur de ses pages, retrouvez tous les grands noms de la littérature mondiale, de Paul Auster à Haruki Murakami, en passant par Don ­DeLillo, William T. Vollmann, Bret Easton Ellis ou Jonathan Franzen ; des dessinateurs comme Chris Ware, Tony Millionaire, Daniel Clowes ; des cinéastes allant de David Lynch à Gregg Araki ou David Cronenberg ; des musiciens tels que Bob Dylan, Billy Corgan, Brian Eno. Tous les trois mois à partir de mars 2012, Le Believer sélectionnera le meilleur des trois derniers numéros publiés dans la version américaine de la revue, et intégrera une sélection des archives. En Angleterre et aux USA, le Believer est le rendez-vous littéraire, artistique et philosophique de plus de 50 000 lecteurs ; nous espérons que les lecteurs français prendront tout autant plaisir à le découvrir à chaque numéro.

Discours a la nation

Discours a la nation
Celestini Ascanio
Ed. Noir sur blanc

Débarrassés de tout vernis de respectabilité, ces « discours » parent d'un grotesque aussi comique qu'effrayant les aberrations de nos sociétés modernes. Au coeur de chaque histoire, il y a une image, le ton noir de la fable, une vertigineuse parabole anarchique (et anarchiste) : des mots qui ouvrent en grand des portes dans la tête du lecteur. Avec sa langue inimitable, à la fois tendre et vipérine, sa poésie et son humour ravageur, avec sa conscience politique et un véritable amour des petites gens », avec son sens aigu de la musicalité, Ascanio Celestini d'année en année construit une grande oeuvre.

« Ascanio Celestini, écrivain plein de talent et d'imagination, peuple ses romans de héros ordinaires et d'histoires quotidiennes » Fabio Gambaro, Le Monde.

Voyages et autres voyages

Voyages et autres voyages
Tabucchi Antonio
Ed. Gallimard

Antonio Tabucchi n'a jamais voyagé dans le but d'écrire. Pourtant, de nombreux textes, publiés ici ou là, sont nés de ses périples à travers le monde, et le fait de les réunir en un seul volume nous permet aujourd'hui de nous embarquer avec l'un des plus grands écrivains de notre temps, de découvrir sa cartographie personnelle et sa vision du monde. Qu'il se trouve sur la place de Furstenberg à Paris, devant le temple de Poséidon en Crète ou au cimetière marin à Sète, Antonio Tabucchi est toujours sensible à la beauté fragmentaire des lieux, à l'émotion qu'ils suscitent et aux regrets qu'ils symbolisent parfois. Son écriture cherche à saisir la signification des endroits, villes, monuments ou paysages dans nos existences, plutôt que de les décrire ; et ces vignettes lui offrent la possibilité d'entrelacer de passionnantes considérations historiques ou littéraires à sa poétique du voyage.

Par sa diversité et sa richesse, le présent volume éclaire le rapport d'Antonio Tabucchi au monde qui l'entourait et nous ouvre une autre approche - par des chemins de traverse, en quelque sorte - de toute son oeuvre littéraire.

Un ciel rouge, le matin

Un ciel rouge, le matin
Lynch Paul
Ed. Albin Michel

Tableau âpre et ténébreux de l'Irlande du XIXe siècle et de sa brutale réalité sociale, Un ciel rouge, le matin possède la puissance d'évocation des paysages du Donegal où il se déroule en partie. Le lyrisme sombre et poétique de Paul Lynch, qui signe là un remarquable premier roman, en exprime la force autant que les nuances, entre ombre et lumière.

Printemps 1832. Coll Coyle, jeune métayer au service d'un puissant propriétaire anglais, apprend qu'il est expulsé avec femme et enfants de la terre qu'il exploite. Ignorant la raison de sa disgrâce, il décide d'aller voir l'héritier de la famille, qui règne désormais en maître. Mais la confrontation tourne au drame : Coll Coyle n'a d'autre choix que de fuir. C'est le début d'une véritable chasse à l'homme, qui va le mener de la péninsule d'Inishowen à Londondeny puis aux États- Unis, en Pennsylvanie. Pleine de rage et d'espoirs déçus, son odyssée tragique parle d'oppression et de vengeance, du lien viscéral qui unit les hommes à leur terre.

« Paul Lynch possède un talent sensationnel, hérité d'écrivains tels que Cormac McCarthy ou Sébastian Barry. Consacrez-lui toute votre attention, car il est en train de créer son propre territoire littéraire. »
Colum McCann

« Une intrigue captivante écrite dans la plus belle et la plus singulière des langues. »
The Sunday Times

« Les nuances de ton de ce livre sont si somptueuses et poétiques que j'en savoure chaque phrase. »
Colm Tóibín, prix du meilleur livre étranger pour Le Maître

« Un roman d'une grande beauté et d'une grande violence. La prose poétique de Lynch est sublime, chaque phrase finement ciselée. »
Kirkus Reviews

« Une écriture d'une beauté à couper le souffle. »
Booklist

« Un roman incroyablement littéraire. Des débuts passionnants. »
The Irish Times

« Une écriture puissante. On pense à un classique de l'Ouest américain. »
Publishers Weekly

Un truc très beau qui contient tout : lettres 1944-1950

Un truc très beau qui contient tout : lettres 1944-1950
Cassady Neal
Ed. Finitude

La Beat Generation c'est Kerouac, Ginsberg, Burroughs : trois écrivains qui allaient bousculer durablement l'Amérique. Mais l'étincelle, celui qui a mis le feu aux poudres, s'appelle Neal Cassady. Il est l'alter ego, le «frère de sang» de Jack Kerouac qui en fait le héros de «Sur la Route» et du reste de son oeuvre.

Il est charmeur, flamboyant et excessif, dans la vie comme dans ses lettres. Ces lettres fulgurantes qui impressionnent et enthousiasment. «Elles se rangent parmi les meilleures choses jamais écrites en Amérique» s'enflamme Kerouac qui s'en inspirera dans ses romans, allant même jusqu'à s'en approprier des pages entières.

Inédites en français, ces lettres étourdissantes font enfin entendre les propres mots de celui qui reste «l'âme de la Beat Generation» - parfois tendres et touchants, parfois insolents et délirants. Voici le véritable Neal Cassady, brut et intégral.

Une saison de nuits

Une saison de nuits
Didion Joan
Ed. Grasset

Joan Didion n'a pas trente ans lorsque paraît, en 1963, son premier roman - premier jalon d'une oeuvre immense dont il annonce les thèmes de prédilection et le style si singulier. Une saison de nuits, c'est l'anatomie d'un couple, celui que forment Lily Knight et Everett McClellan, héritiers d'une longue lignée de pionniers californiens qui, par un été torride à l'aube des tumultueuses années 1960, voient s'écrouler leur empire sous le poids accumulé des faux-semblants, des non-dits et des trahisons. Le récit démarre et se clôt par un coup de feu, dont la détonation propulse le lecteur vingt ans en arrière, aux origines de ce lent effondrement. Prenant prétexte d'un drame domestique en apparence anodin (un mari tue l'amant de sa femme), Didion, armée d'un lyrisme puissant ; et teinté d'ironie, tord le cou aux clichés romanesques pour dresser en visionnaire le tableau d'une Amérique à bout de rêves, entrée dans une saison crépusculaire dont elle ne ressortira plus.

Me reconnais-tu ? : récit

Me reconnais-tu ? : récit
Bajani Andrea
Ed. Gallimard

Me reconnais-tu ? est l'histoire d'une amitié entre deux écrivains. L'aîné - dans sa maturité, et célèbre dans le monde entier - ouvre grand les bras à un jeune romancier de trente ans son cadet après avoir lu son dernier livre. Dès la première entrevue, l'affection est réciproque, puissante et, parfois, débordante. Les coups de griffe du plus âgé en direction du plus jeune ne manquent pas, mais ce sont surtout l'impertinence, l'humour et la tendresse qui tissent petit à petit une relation forte et complexe entre les deux hommes, un lien qui sera mis à rude épreuve quand la maladie fera irruption.

Andrea Bajani fut ce jeune romancier qu'Antonio Tabucchi avait accueilli dans sa vie et dans sa famille, et, dans un récit boulversant qui remonte le temps, des funérailles à leur première rencontre, il rend le plus bel hommage que l'on puisse imaginer au grand écrivain disparu en mars 2012.

 

La sourde violence des rêves

La sourde violence des rêves
Duiker K. Sello
Ed. Vents d'ailleurs

Roman-fleuve autant que livre-choc, La sourde violence des rêves raconte la quête d'une identité. Celle de Tshepo, étudiant marginal aux semelles de vent. Vaste Odyssée urbaine, le récit le suit dans son errance à travers la ville du Cap. Sur sa route, des petites frappes aux businessmen branchés, des mafieux violents aux prophètes rastas, toute une comédie humaine défile : hommes, femmes, prostitués amoureux, travelos mystiques. Tout simplement le genre humain à la recherche de lui-même dans un monde qui bouge, où les frontières entre les genres s'estompent. Ecrit dans une soviété post-apartheid au carrefour des cultures, La sourde violence des rêves, récit polyphonique boulversant, nous parle de nous-mêmes.

 

Pour Ida Brown

Pour Ida Brown
Piglia Ricardo
Ed. Gallimard

Invité à donner un séminaire dans l'une des grandes universités nord-américaines, un célèbre romancier argentin du nom de Renzi observe d'un oeil amusé les moeurs étranges de la vie académique aux États-Unis.

Peu de temps après son arrivée, il entreprend une liaison érotico- amoureuse avec Ida Brown, jeune universitaire brillante, rebelle et énigmatique. Mais cette relation est brutalement interrompue par la mort de la jeune femme dans un accident de voiture. Les autorités classent rapidement l'affaire sous la pression de l'université mais Renzi s'aperçoit que des zones d'ombre persistent et se lance dans une enquête dangereuse aux multiples rebondissements.

Roman de campus puis histoire d'amour, ce livre exceptionnel débouche insensiblement vers un thriller haletant. Il fait le bilan d'une génération qui voulait changer le monde et dont l'échec a encore de lourdes conséquences aujourd'hui ; mais il nous offre surtout une intrigue passionnante et bien ficelée qui cache en filigrane un grand hommage à la littérature nord-américaine et une critique farouche du devenir des États-Unis.

L'homme qui pleurait les morts

L'homme qui pleurait les morts
Tendo Arata
Ed. Seuil

Shizuto parcourt le Japon à pied pour 'pleurer les morts' oubliés, ceux que l'on efface des mémoires, après le drame. Sur des cahiers d'écolier il note avec soin ce qui a fait la beauté d'une vie - fut-elle la plus courte ou la plus triste. Sa route croise celle de Makino, journaliste cynique et déchu à l'affût d'histoires sordides, puis celle de Yukiyo, qui a assasiné son mari et erre en compagnie d'un étrange fantôme... Quant à sa mère, Junko, elle le suit par la pensée, tout en préparant sa fin prochaine et la naissance de son premier petit-enfant.

Les faits divers se multiplient, les enquêtes criminelles se croisent et se répondent. La face sombre de la société japonaise émerge peu à peu, entre suspense et fantastique. Shizuto, gardien du souvenir et ange tutélaire, maître d'un rituel hors de tout jugement et de toute logique humaine, donne leur sens à ces destins tragiques. Un air de manga, dérangeant et énigmatique, baigne ce roman multiple.

Tendo explore avec grâce et poésie les liens étroits qui unissent les vivants aux âmes des trépassés et à leur propre mort.

 

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