Art of McSweeney's

Art of McSweeney's
Collectif
Ed. Timothy McSweeney's

Covering roughly the first 11 years of our humble existence, this book (which was a collaboration with the folks at Chronicle Books) tells the stories behind the making of the first 31 issues of the Quarterly, the founding of The Believer magazine and Wholphin DVD magazine, and the inspiration behind many other printed objects.

Also included are hundreds of images, interviews with artists and authors such as Chris Ware and Michael Chabon, and a really neat folding jacket/poster covered with stories by Dave Eggers on one side, and a myriad of Charles Burns–drawn faces on the other.

Les larmes de mon père

Les larmes de mon père
Updike John
Ed. Seuil/Cadre vert

Dans cet ultime recueil de nouvelles écrites entre 2000 et 2009, année de sa mort, John Updike s'attache à dépeindre le commencement et la fin. Ses personnages de retraités, attachants par leurs ridicules avoués, leurs petites manies assumées, leur coquetterie, revoient d'anciennes maîtresses, voyagent, rendent visite à leur famille. Et s'ils ne retrouvent pas la couleur de leurs désirs passés, ils en retrouvent le souvenir.

L'évocation des amours, des ambitions, des lointaines enfances solitaires dans une Amérique rurale contribue à la critique tendre et caustique d'une certaine génération, dans ces pages aux reflets autobiographiques émouvants marquées par l'évanescence des choses de ce monde et par la disparition prochaine.

 

Parrot et Olivier en Amérique

Parrot et Olivier en Amérique
Carey Peter
Ed. Christian Bourgois

Lorsque Olivier, jeune aristocrate français, est envoyé vers le Nouveau Monde - au prétexte d'étudier ses prisons, en réalité pour échapper à une nouvelle révolution -, Parrot l'accompagne. Ce fils d'un imprimeur britannique se rêvait artiste, mais divers événements l'ont contraint à devenir domestique. Aussi improbable que leur couple puisse paraître, ils cheminent ensemble, rencontrent des démêlés amoureux, pécuniaires, se lancent dans des expériences artistiques et, plus encore, mesurent avec bonheur les possibilités offertes par ce pays en pleine expansion démocratique.

Avec cette réinvention virtuose du voyage d'Alexis de Tocqueville, Peter Carey nous offre un roman infiniment divertissant et inventif sur la liberté, l'art, l'amitié, et la naissance de l'Amérique moderne.

« Probablement le roman le plus attachant et charmeur que ce démon de narrateur a écrit à ce jour. Sa prose n'a jamais été plus enjouée, plus vigoureuse ou plus musicale. Ouvrez ce livre et écoutez chanter Peter Carey. » Paul Auster

Le petit oiseau va sortir

Le petit oiseau va sortir
Vonnegut Kurt
Ed. Grasset

Un employé terne et sans grand avenir invente un objet révolutionnaire, qui va bouleverser la vie de l'humanité... Un VRP en fenêtres à double vitrage se présente au domicile d'un couple en pleine scène de ménage, madame ayant écrit un best-seller trop autobiographique... Un couple sans histoires va se retrouver mêlé bien malgré lui à une affaire de meurtre... Deux policiers se présentent chez un hypnotiseur soupçonné d'homicide, mais il devient bientôt difficile de différencier l'hypnotisé de l'hypnotiseur... Un homme trouve dans la rue un étrange objet qui ressemble à un coupe-papier, mais qui n'est autre qu'un vaisseau spatial, d'où sortent bientôt six minuscules créatures...

Dans un style inventif et loufoque, Kurt Vonnegut brosse ici un portrait de l'Amérique d'après guerre et de son petit peuple de laissés-pour-compte, de dépressifs, d'introvertis, d'opportunistes. Oscillant entre la science-fiction et la fable politique, ces nouvelles inédites révèlent tout l'univers d'un des écrivains les plus engagés de la contre-culture américaine.

« Vonnegut : ses divagations magnifiques, son délire qu'on aurait tort de prendre plus pour une farce que pour un conte moral. »
Le Monde

« Il suffit de lire quelques lignes de Kurt Vonnegut pour s'apercevoir que l'humour, l'ironie et la verve ne sont chez lui que des spasmes douloureux, une manière de dénoncer les aberrations du réel. »
L'Express

« Le regard que Vonnegut porte sur l'Amérique est désabusé, franc dans sa lucidité, dérangeant dans son parti pris. » Le Quotidien de Paris

Ilustrado

Ilustrado
Syjuco Miguel
Ed. Christian Bourgois

Un matin d'hiver à New York, on repêche dans l'Hudson le corps de Crispin Salvador, grand écrivain philippin. Le manuscrit auquel il travaillait a également disparu.

Il y étudiait la corruption et les scandales qui impliquaient des familles de la classe dirigeante de son pays natal. Miguel, un de ses étudiants et son dernier ami, décide de se rendre à Manille pour enquêter sur les causes de cette mort suspecte. Il explore alors l'existence de Salvador, confrontant son parcours de vie aux écrits en tous genres - poésies, interviews, romans, mémoires - qu'il a produits. Dans cette entreprise, Miguel ne peut s'empêcher de réfléchir à sa propre trajectoire...

Il en résulte une incroyable saga familiale, portée par une écriture brillante et inventive, qui retrace cent cinquante ans d'histoire philippine.

« Un talent frappant pour la narration qui rappelle autant Dickens que Bolaño. [...] Voici un roman exceptionnellement impressionnant et profondément convaincant. Son auteur, contrairement à Crispin, pourrait un jour avoir les faveurs du comité Nobel. » Joseph O'Connor, The Guardian

Voir Venise, mourir à Varanasi

Voir Venise, mourir à Varanasi
Dyer Geoff
Ed. Denoël

De la Biennale de Venise aux bûchers funéraires de Varanasi, un hymne hilarant et halluciné à la beauté et au sexe, à l'art et à la mort.

Dans la cité des Doges. Jeff Altman, un journaliste un peu paumé qui a la fâcheuse habitude de parler tout seul, est dépêché par sa rédaction à la Biennale de Venise. Il plonge avec délice dans la débauche huppée qui réunit le petit monde de l'art contemporain autour de fontaines de bellinis, de montagnes de cocaïne et, accessoirement, d'installations artistiques. Sous un ciel vénitien aussi chatoyant qu'un tableau de Turner, Jeff rencontre l'envoûtante Laura, une galeriste américaine, avec laquelle il s'aventure dans un joyeux dérèglement des sens.

Dans la cité des Morts. Un reporter s'installe à Varanasi pour écrire un article sur la ville. Le choc est rude pour un Londonien de souche : les trajets en took-took sont aussi cauchemardesques qu'une course en wagon minier, le Gange est un mélange louche de cendres humaines et d'ordures, et des hordes de singes vicieux guettent le touriste à tous les coins de rue. Varanasi avec son chaos, ses temples, ses bûchers, est tout un monde à elle seule, le centre du cosmos. Pour un peu, on y resterait toute sa vie.

Deux cités hors du temps pour une plongée décalée et jouissive dans l'art contemporain et la spiritualité indienne.

Pain et tempête

Pain et tempête
Benni Stefano
Ed. Actes Sud

Face à l'avidité des promoteurs immobiliers et à la passivité d'un maire réformateur qui veut 'changer le changement', Grand-Père Sorcier et son vieux complice Archives partent en guerre au cri de 'Pain et tempête !'.

Réunis dans le Bar Sport, le lieu de retrouvailles emblématique de Montelfo, les habitants, sous la conduite de ces deux 'héros', se livrent à un festival de récits où triomphent l'humour et l'imagination, qui constituent le trésor de leur mémoire collective - leur meilleure arme : l'affirmation de leur liberté. Stefano Benni nous entraîne ainsi dans une joyeuse sarabande où nous faisons la connaissance de personnages inoubliables : Trincon Teigneux, les soeurs Aspirines, Maria Sandokan, Simona Beauregard, Hérisson Mainsdor, Bouffi Misère, Alice et Django, Sophronie et Raspoutine, Gégé le berger, sans oublier Fen le Phénomène, 'le chien le plus intelligent du monde', ou le Bienheureux Incliné, 'béatifié' après un match de ping-pong épique contre le diable...

Ludique, drôle, à la fois satirique et tendre, frôlant parfois le fantastique, Pain et tempête joue avec les possibles, mêlant sagesse et folie pour le plus grand plaisir du lecteur.

 

Sincères condoléances

Sincères condoléances
Jepsen Erling
Ed. Sabine Wespieser

Sincères condoléances. Alors qu'il regarde un reportage sur la guerre en Irak, Allan apprend la mort de son père, qu'il n'a pas revu depuis des années. Et pour cause. Dans ses romans et ses pièces à succès, l'écrivain qu'il est devenu n'a cessé d'instruire contre ce père honni un procès à charge. Feignant d'abord l'indifférence, il se décide à envoyer une couronne pour l'enterrement : touchée par son sommaire Sincères condoléances, sa mère l'appelle et obtient de lui qu'il revienne enfin la voir. Il convainc sa soeur Sanne, restée traumatisée par le cauchemar familial, de l'accompagner. Les voici en route vers ce village du Sud Jütland, théâtre des secrets et des turpitudes de leur enfance.

Il n'est pas certain, avec ce retour au pays natal, qu'Allan parvienne à tirer un trait sur son passé : rien de ce qu'il découvre n'est conforme à ses attentes. Sa mère, si douce et résignée, affiche un soulagement frisant l'indécence : elle n'a qu'une hâte, déménager dans une maison moderne et confortable, et brûler les affaires de son mari. Dans les papiers du vieux laitier, Allan retrouve toutes les coupures de presse le concernant. Son père l'aurait-il aimé ? Cet homme abominable, qui aurait perversement manipulé sa famille, aurait-il été lui-même une victime ? Et, au fond, de quoi est-il réellement mort ?

Au fil d'une enquête où l'incrédulité rivalise avec la consternation, le burlesque des situations avec le désespoir, se dessine le portrait d'une femme qui figurerait en bonne place au panthéon des mères manipulatrices et dénaturées. Le ton est grinçant, l'intrigue palpitante, et le constat sur la perversité des familles sans appel.

Le Kremlin en sucre

Le Kremlin en sucre
Sorokine Vladimir Nikolaevitch
Ed. L'Olivier

Noël 2028. Les enfants accourent vers la place Rouge pour recevoir leur cadeau : un Kremlin en sucre, un objet éphémère soluble dans le thé, le symbole du nouvel État russe. Le lecteur plonge alors dans un monde où hologrammes, pelisses vivantes et robots cohabitent avec un ordre féodal qui divise la population entre les maîtres et les serviteurs, les opritchniks et les opprimés.

On retrouve dans Le Kremlin en sucre le mélange paradoxal d'archaïsme et de science-fiction de Journée d'un opritchnik. Écrit avec la virtuosité propre à Sorokine, son imagination délirante et sa totale absence de censure, ce livre se lit comme une encyclopédie de l'âme russe, « un mélange de vodka, de neige et de sang - avec six cuillerées de sucre ».

À propos de Journée d'un opritchnik :

« Corrosif, explosif, jouissif ! Vladimir Sorokine se place dans la grande lignée des satiristes russes, qui va de Gogol à Boulgakov, de Platonov à Pelevine. » Dominique Femandez, Le Nouvel Observateur

« Carnavalesque, chatoyant et glaçant comme un 1984 des neiges parrainé par Bilal. » Christophe Ono-Dit-Biot, Le Point

« Une création romanesque d'une étonnante puissance. » Alain Nicolas, L'Humanité

Une famille romanesque

Une famille romanesque
Colussi Pasolini Susanna
Ed. Seuil/Cadre vert

La mère de Pier Paolo Pasolini raconte l'histoire et les exploits de quelques ancêtres entre le début du XIXe siècle, pendant les guerres napoléoniennes, et le début du XXe siècle. Elle évoque aussi avec des détails émouvants sa propre enfance et ses études qui lui ont permis d'acquérir une grande culture et un rapport profond avec la littérature. Tous les épisodes s'enchaînent naturellement, puisque les personnages sont liés familialement. On lira également des pages sur les événements historiques du Frioul (dont l'épisode de l'invasion des Turcs, qui a inspiré à Pasolini une pièce de théâtre). L'influence de cette saga sur l'imaginaire amoureux et sur l'esthétique littéraire de Pasolini est évidente. Plusieurs épisodes se retrouvent, en effet, dans « Romancero », une section de son recueil poétique La Meilleure Jeunesse (1953). Et le style même de Susanna a déterminé celui des premiers écrits de son fils, grâce à l'acuité de son intelligence et à sa vision de la famille (dominée par des frustrations, des secrets, des amours clandestines, des suicides, des tentatives de meurtre, des départs à l'étranger) et de la religion : imprégnée de culture catholique, elle explique comment elle s'est détachée, comme le fera son fils, de l'Église pour retourner à une vérité évangélique.

Susanna Colussi Pasolini, née le 10 mars 1891 et morte le 1er février 1981, quelques années après son fils, avait tenu secret ce roman.

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