Salvatore, tome 1 : Transports amoureux

Salvatore, tome 1 : Transports amoureux
de Crécy Nicolas
Ed. Dupuis/Expresso

Après deux livres à peine pour cette maison d'édition, Nicolas de Crecy est devenu un auteur Dupuis. Etonnant comme transformation, lui qui vient d'un univers baroque flamboyant aux antipodes du style de Marcinelle. Mais les temps changent, notre auteur et Dupuis aussi. La nouvelle collection « Expresso » accueille avec bonheur ses changements.
Donc Nicolas de Crecy... aime toujours les créatures pachydermiques, le ski, les mécaniques de précision et le dessin libre et virtuose. Mais il a serti tout ça dans un style étonnant de légèreté et d'humour, que l'on ne lui connaissait plus depuis Monsieur Fruit au moins. Mais là où Monsieur Fruit divaguait tant et plus (et c'est un des principaux défauts narratifs de notre homme) Salvatore joue la continuité et le récit se ramasse plus que par le passé.
La fibre comique de cet auteur est flagrante, il nous plonge bien souvent dans des observations absurdes et ébouriffantes. Son dessin est magnifique, léger et drôle, très bien servi par la mise en couleurs.
Bravo pour la collection « Expresso » et pour de Crécy, qui signe sans conteste le meilleur album de ce début d'année 2005.

Say hello to Black Jack, vol. 3 : chroniques du service de réanimation néonatale

Say hello to Black Jack, vol. 3 : chroniques du service de réanimation néonatale
Sato Syuho
Ed. Glénat

Le manga qui a ébranlé le monde médical japonais

A son retour de l'hôpital, Saito est accueilli très froidement par ses collègues. c'est dans un ambiance tendue qu'il entame la nouvelle étape de sa formation : le voilà affecté au service de réanimation néonatale. On lui confie la charge de deux jumeaux prématurés pesant à peine 900 grammes. Il découvre le calvaire des parents durant les traitements contre la stérilité, la douloureuse réalité des naissances prématurées et les effroyables séquelles qu'elles laissent aux enfants.

Manga

La mort du cycliste

La mort du cycliste
Manouach Ilan
Ed. Cinquième couche

La mort du cycliste n'est pas de ces livres qu'on pourrait raconter simplement. Tout au plus pourrait-on rapporter des bribes de séquences, en une étrange énumération : 'un dirigeable est poussé par le vent, des paysages de montagnes et de cyprès, une route tourne au bord d'un ravin, les arbres penchent, un homme joue du piano, un homme ramasse de menus objets trouvés entre les cheminées, du linge pend aux cheminées, des barques sèchent au soleil...'

On a dit d'Ilan Manouach qu'il est au confluent des arts picturaux et de la bande dessinée, un subtil mélange de narration et d'art pictural. Cette évidence ne doit pas occulter un autre voisinage de la bande dessinée, celui d'un art lui aussi narratif à sa manière : la musique, qu'Ilan Manouach pratique aussi intensément qu'il dessine. S'il fallait qualifier la narration d'Ilan, nous dirions d'abord qu'elle est musicale.
Extrait de la note de l'éditeur

Total souk pour Nic Oumouk

Total souk pour Nic Oumouk
Larcenet Manu
Ed. Poisson Pilote

Nic Oumouk, jeune désoeuvré d'une banlieue, vit avec ses copains une vie paisible, entrecoupée de quelques tentatives de racket, brimades et rap hardcore. Tout irait pour le mieux s'il n'y avait Edukator, le terrible justicier de l'orthographe qui terrorise les graffeurs et autres tagueurs...

Oubapo, oupus 4

Oubapo, oupus 4
Collectif
Ed. L'Association

Cette quatrième publication de l'Ouvroir de bande dessinée potentielle donne les résultats de la performance organisée entre les festivals de bande dessinée de Bastia et de Luzern en avril 2003. Ces deux festivals ayant eu lieu simultanément, deux équipes d'une vingtaine d'auteurs ont traité des thèmes définis par l'Oubapo en strips de deux cases qui ont ensuite été réunis pour n'en former qu'un.

La perspective Nevski

La perspective Nevski
Redolfi Tommy
Ed. Paquet

D'après la nouvelle de Nicolas Vassiliévitch Gogol

La Perspective Nevski est l'adaptation par Redolfi de la célèbre nouvelle de Nikolaï Gogol. Elle offre en prologue un panorama de la vie pétersbourgeoise à travers les promeneurs de la Perspective Nevski, la plus grande avenue de la ville. La nouvelle raconte successivement deux aventures amoureuses. Celle du jeune peintre Piskariov pour une belle prostituée tourne au tragique. Et celle du lieutenant Pirogov, racontée avec plus de légèreté, aboutit, elle aussi, à un échec.
Présentation de l'éditeur

Les enfants

Les enfants
Stassen
Ed. Dupuis/Aire libre

«La mouche dit : Boum ! Tu les entends, Mongol ?... Derrière les collines...
Ils se battent : Boum ! Boum ! Takataka tak !
- Que penses-tu de mon panier ? demande Mongol à la mouche.
- Applique-toi, Mongol. Ton panier n'en sera que plus beau. Vois comme Anika est belle.
- Oui, gentille mouche, Anika est belle, et si douce... Son odeur est douce ; la couleur de ses yeux est douce ; son sourire est doux, si doux.
- Ses cheveux, comme le miel... Mongol dit : Anika est belle, tandis que moi, je suis tout petit et si noir. Moi, si petit et tout noir, suis-je seulement capable de sourire ? J'ai mal à la tête... Mon crâne se resserre.
- Boum ! Tu les entends, Mongol ? Boum ! Boum ! Baoum ! Holà ! Bam ! Baoum ! Ça, c'est du canon !»

Après Déogratias, et d'une certaine manière dans son sillage, Jean-Philippe Stassen poursuit sa réflexion, et titille la nôtre, sur le monde tel qu'il va. A sa façon, plus légère ici, donnant à la fiction les habits déchirés de la réalité, sensible aux âmes perdues peut-être, à coup sûr attentionné aux êtres que les préjugés des autres avilissent.
Présentation de l'éditeur

Déogratias

Déogratias
Stassen
Ed. Dupuis/Aire libre

- Déogratias, mon ami ! Viens t'asseoir près de moi.
Maman, donne-nous ton meilleur urwagwa. C'est pour mon ami Déogratias. Alors, Déogratias ?... Quelles nouvelles des étoiles ? Tu ne te prends pas pour un chien aujourd'hui ?
- Goûte l'urwagwa, Bosco.
- Comment Déogratias ? Tu n'as pas confiance ?... Tu sais que je plaisantais : on ne va pas t'enfermer maintenant... Vous, vous n'êtes pas tous coupables... Et toi, pauvre fou, tu n'es suspecté de rien en particulier... D'ailleurs, les prisons sont pleines. Il n'y a plus de place... et certainement plus de place pour les chiens...

En choisissant de situer son histoire au Rwanda, avant et juste après le génocide, Jean-Philippe Stassen place la barre très haut : comment exprimer l'indicible et peindre l'inqualifiable ? Plus qu'un album émouvant, Déogratias est une oeuvre exceptionnelle empreinte d'une profonde humanité.
Présentation de l'éditeur

Baptism, vol.1

Baptism, vol.1
Umezu Kazuo
Ed. Glénat

Anéantie par la dégradation de ses charmes, et en particulier l'apparition d'une horrible tache sur son visage, la célèbre actrice Izumi fomente un plan monstrueux pour retrouver sa jeunesse perdue. Elle se réfugie dans l'anonymat loin des feux des projecteurs pour donner naissance à une ravissante enfant, Sakura. Comblée d'attentions du soir au matin, la fillette ignore les véritables intentions de sa mère à son égard. Jusqu'au jour où elle découvre la seule et unique raison de sa venue au monde

Après avoir terrorisé tous les écoliers du Japon avec L'École Emportée, Kazuo Umezu, le pape de l'horreur, a remis le couvert avec cet incroyable récit destiné à l'origine aux jeunes filles, qui repousse les limites de l'horreur psychologique à un niveau rarement atteint, y compris au cinéma. Publié en 1974, Baptism se situe aux antipodes des shôjo manga de l'époque : nous sommes plongés dans un drame psychologique où se côtoient des scènes d'une répugnance indicible et des passages d'une poésie bouleversante. Le final extraordinaire ne manquera d'ailleurs pas de marquer durablement le lecteur. La relation entre Sakura et sa mère a fait l'objet de nombreux essais de la part de romanciers et de critiques littéraires, subjugués par la profondeur du récit, ses nombreuses pistes de réflexion et la démarche jusqu'au-boutiste de l'auteur. Série en quatre volumes d'une grande densité, Baptism est à la fois la plus horrible et la plus belle histoire d'Umezu.
Présentation de l'éditeur

Manga

L'ascension & autres récits

L'ascension & autres récits
Mathieu Marc-Antoine
Ed. Delcourt

Venu du niveau le plus bas, l'enfer, un homme gravit un à un les étages de la Cathédrale. Son ascension durera des années : il croisera des gens remarquables, dotés d'un 'supplément d'âme', des théoriciens affirmant que la Cathédrale est un organisme vivant, un peintre qui l'attendait pour achever son tableau... et atteindra enfin le niveau le plus élevé, pour l'ultime révélation.