DPRK

DPRK
Chancel Philippe
Ed. Thames & Hudson

La Corée du Nord est une nation à part, secrète et quasi impénétrable. De ce pays où la propagande idéologique et le culte de la personnalité ont été érigés en véritable esthétique, le photographe Philippe Chancel a rapporté des images inédites et fascinantes.
D'immenses statues de feu Kim II-sung, le Grand Leader, et de son fils Kim Jong-il, le Cher Leader, dominent les grandes places de la capitale, Pyongyang. Partout, dans les lieux publics comme dans les espaces privés, et jusque sur la poitrine des Coréens, on retrouve leurs portraits. Partout, drapeaux, affiches, slogans, monuments et musées célèbrent le Parti des Travailleurs de la Corée du Nord et la victoire de la Révolution.
A Pyongyang, nous découvrons des avenues vastes et vides, le cimetière des Martyrs de la Révolution, l'Arc de Triomphe, le palais des Enfants et cet immense stade du Premier Mai dans lequel, à l'occasion des célébrations du 60e anniversaire du Parti, plus de 150 000 personnes ont assisté à une succession d'extraordinaires tableaux vivants à la gloire du pays, un spectacle inouï montré ici pour la première fois.
Le style infiniment précis, neutre et frontal des photographies de Philippe Chancel révèle une réalité scénographiée dans ses moindres détails par un régime totalitaire qui aime à faire peur au reste du monde.
Présentation de l'éditeur

Francis Bacon à nouveau

Francis Bacon à nouveau
Sylvester David
Ed. André Dimanche

Interlocuteur privilégié du peintre (les entretiens de Francis Bacon avec David Sylvester sont un modèle du genre) Sylvester est un critique exigeant que le génie fascine. Il n'a qu'une passion : reconnaître et faire résonner la grandeur en art. Il met au service de cette passion tout ce dont il dispose : une grande familiarité avec l'artiste, un regard sans complaisance, une écriture précise et insistante.
L'illustration du livre suit le texte au plus près, rendant limpides les analyses les plus fines. Les tableaux qu'on croyait détruits et qui ont été retrouvés après la mort de Bacon, ont été pris en compte par Sylvester. Il en résulte un portrait tout en facettes et étonnamment vivant d'un artiste singulier et de son oeuvre, l'une de celles qui dominent le siècle écoulé.
Présentation de l'éditeur

Traits séduisants. L'illustration au service de la communication des marques

Traits séduisants. L'illustration au service de la communication des marques<br />
Lachartre Alain
Ed. Gallimard Jeunesse

De Jacques Tardi pour Chanel à Floc'h pour Veuve Clicquot, de Pierre Le-Tan avec Renault à Jean-Philippe Delhomme pour Le Bon Marché, les auteurs de bande dessinée et les illustrateurs de talent se prêtent au jeu de la communication des marques par le biais de l'édition. Pour que ces rencontres atteignent leur point d'excellence, la direction artistique occupe un rôle déterminant. Humour, élégance, émotion accompagnent alors le processus créatif. Ces éditions sont rares et d'autant plus recherchées qu'elles sont souvent publiées à quelques centaines d'exemplaires seulement. Voici l'occasion de découvrir ces trésors de papier, présentés et commentés pour la première fois par celui qui les a créés.
Présentation de l'éditeur

Opacité de la peinture. Essais sur la représentation au Quattrocento

Opacité de la peinture. Essais sur la représentation au Quattrocento<br />
Marin Louis
Ed. Dupuis/Expresso

Qu'on ne s'y trompe pas. Le terme «opacité», qui brille d'un éclat noir au titre de l'ouvrage, ne renvoie ni à une ineffabilité supposée ou prétendue de la peinture, ni non plus à des énigmes que comporterait la mise en peinture ou en figure, mais à la pragmatique contemporaine, en un sens dont on trouvera l'élaboration dans La Logique de Port-Royal ou dans la sémiologie augustinienne.

Tout signe est à la fois une chose et une représentation : considéré comme chose, le signe focalise sur lui-même la «vue de l'esprit», il ne représente rien mais se présente lui-même. Comme représentation, il se dérobe à la considération et déplace la vue de l'esprit de lui-même à l'objet qu'il signifie. Le signe est alors comme la vitre transparente qui laisse voir autre chose qu'elle-même : lorsqu'elle s'opacifie, elle cesse de se dérober dans sa diaphanéité pour s'offrir à la vue et l'arrêter.

Ainsi la représentation de peinture qui, tout en représentant l'univers naturel, les hommes et les fracas de leur histoire, les créatures invisibles, le monde surnaturel, n'a de cesse de déployer les dispositifs complexes de présentation de ses représentations, de travailler et de faire travailler, dans ses «images» et ses «signes», leurs divers modes de présentation et jusqu'au sujet-peintre qui les met en oeuvre dans les «sujets» qu'il représente : opacités de la peinture.
Présentation de l'éditeur

Extrême. Esthétiques de la limite dépassée

Extrême. Esthétiques de la limite dépassée
Ardenne Paul
Ed. Flammarion/Essais

Notre époque est émotionnelle : elle aime les sensations fortes, les défis délirants, la violence. Ces excès en tous genres, elle se les représente volontiers sous une forme extrême, où l'accent est mis sur ce qui chavire nos sens : l'intensité, la démesure, le moralement inadmissible, l'horreur. Un élan destructeur au point de rendre légitime, en termes spectaculaires, une « esthétique de la limite dépassée ».

L'objet de ce livre est double. D'une part, documenter par le menu les formes d'expression contemporaines fortes de ce désir de dépassement esthétique : spectacles superlatifs, performances artistiques engageant la souffrance, documents d'actualité insoutenables, images de la pornographie dure, cinéma violent, mises en scène de la scatophilie, idolâtrie de la mort et du cadavre. D'autre part, analyser le glissement vers l'esthétique extrême que consacre, plus qu'aucune autre, la société occidentale. Magnétique et médiatique, la représentation de l'extrême y constitue désormais une véritable culture, un nouveau référent, un but.

Fourmillant d'exemples, cet essai s'attache enfin à apporter une réponse à ce questionnement cardinal : quel avenir, en Occident, pour le spectacle du pire ? Car à l'esthétique extrême il y a, en bout de course, une conséquence dramatique : l'épuisement du désir de voir. Que faire dès lors pour revivifier ce désir sinon, à plus ou moins court terme, devoir extrémiser l'extrême lui-même et ses représentations ?
Présentation de l'éditeur

Mr Nobody

Mr Nobody
Van Dormael Jaco
Ed. Stock

Chantal Thomine-Desmazures a l'oeil. Ses photos racontent comme seule la photographie sait raconter. Le temps est immobile, l'instant est suspendu, comme un souvenir, une image mentale, et pourtant le mouvement est là, les personnages, les sons, presque les odeurs. Ce qui se passe entre les images, dans les marges, elle nous le fait rêver. A travers l'aventure d'un tournage, ses images sont des cailloux qu'elle sème comme le petit poucet. Sur le plateau, l'appareil à la main, Chantal regarde. Avec talent, elle saisit l'instant fugace et fragile. Elle saisit le travail des acteurs, du chef opérateur, de la décoratrice, le mien. Ses photos sont à la fois plus vagues et plus claires que l'image animée. Elles font voir quelque chose de particulier, quelque chose de l'ordre de l'apesanteur et de l'absence de matérialité. Cette empreinte lumineuse est la plus juste que le film ait pu trouver. Jaco Van Dormael

Les mystères du rectangle

Les mystères du rectangle
Hustvedt Siri
Ed. Actes Sud

Siri Hustvedt est curieuse, elle regarde intensément les tableaux qu'elle aime par-dessus tous les autres.
Elle interroge son intelligence et sa sensibilité afin de comprendre la fascination exercée sur elle par ces rectangles de toile peinte accrochés aux cimaises des musées.
Et elle rend compte avec humilité du résultat de sa réflexion, à la fois en spécialiste émérite (elle collabore à la revue Modern Painters) et en véritable amateur de longue date. Elle use d'un vocabulaire choisi pour commenter en toute simplicité ses oeuvres préférées par exemple La tempête de Giorgione, Marat assassiné de David ou Oncle Rudi de Gerhard Richter...
Ce livre est une promenade dans les musées de New York ou Paris que l'on ferait en compagnie de l'auteur, une promenade instructive et mémorable.

Graziella Federico, libraire.

Sur le livre d'artiste

Sur le livre d'artiste
Moeglin-Delcroix Anne
Ed. Le mot et le reste/Formes

Cet ouvrage réunit la plupart des écrits d'Anne Moeglin-Delcroix sur le livre d'artiste dispersés dans des revues, catalogues d'exposition et ouvrages collectifs, en France ou à l'étranger, ainsi que quelques textes inédits. Ils représentent vingt-cinq ans de réflexion sur ce domaine nouveau des arts visuels dont la genèse au cours des années soixante et le développement jusqu'à nos jours sont inséparables des enjeux artistiques contemporains. L'accent est mis sur le rôle décisif des pionniers dans la définition de l'esprit et des lois du genre, notamment Edward Ruscha, Lawrence Weiner, Sol LeWitt aux États-Unis, Dieter Roth, Marcel Broodthaers, Ian Hamilton Finlay, herman de vries, Robert Filliou et Christian Boltanski en Europe. Ceux-ci inaugurent une tradition que les artistes plus jeunes, de Claude Closky à Jonathan Monk, poursuivent et interrogent, chacun à sa manière. Cette anthologie comporte trois parties : un ensemble d'analyses générales, suivant l'ordre chronologique de leur écriture qui est aussi celui de l'élaboration d'une pensée, historique et esthétique, sur un objet presque vierge à l'époque ; des études monographiques reflétant la diversité des approches du livre par les artistes contemporains ; des textes brefs, interventions et mises au point sur la nature et la signification du livre d'artiste, exprimant l'engagement de l'auteur au sein de la communauté scientifique internationale et parmi les artistes eux-mêmes.
Présentation de l'éditeur

Francis Bacon. Le sacré et le profane/DVD

Francis Bacon. Le sacré et le profane/DVD
Bacon Francis
Ed. Naïve/Collection DVD du Musée Maillol

Francis Bacon sonde les profondeurs de l'être et nous confronte aux grandes contradictions de l'existence. Au cours de ce DVD nous suivons la préparation de l'exposition Francis Bacon : le sacré et le profane de l'arrivée des caisses jusqu'à l'ouverture au public. Ainsi le spectateur entre dans les coulisses du Musée Maillol à Paris et vit cet événement unique avec tous ses imprévus, faisant ainsi une connaissance approfondie de l'artiste et de son oeuvre.
Présentation de l'éditeur

CONTENU DU DVD
- l'exposition Francis Bacon au Musée Maillol. Un film de Christian Guyonnet (45')

COMPLEMENTS
- Interview de Francis Bacon (8')
- Interview du photographe Carlos Freire (8')
- Biographie de Francis Bacon.

Les trois mousquetaires. Witkacky, Schultz, Gombrowicz, Kantor

Les trois mousquetaires. Witkacky, Schultz, Gombrowicz, Kantor
Collectif
Ed. Fage/Musée des beaux-arts de Nancy

Dans le cadre de la Saison Polonaise 2004 (Nova Polska) marquant l'entrée de la Pologne dans l'Europe, le musée national de Cracovie et le musée des beaux-arts de Nancy ont collaboré à l'organisation d'une exposition consacrée à quatre figures majeures de l'art polonais : Witkacy, Schulz, Gombrowics et Kantor.
Les 'trois mousquetaires' désignent le trio d'avant-garde que formaient dans l'entre-deux guerres Stanislas Ignacy Witkiewicz dit Witkacy, Bruno Schulz et Witold Gombrowicz. Héritier des trois autres, Tadeusz Kantor est le quatrième.
Pour éclairer la puissance créatrice de ces 'génies multiples' - écrivains-philosophes, auteurs de théâtre, plasticiens - et l'enjeu proprement politique de la fusion des formes d'expression artistique dans un art total, sont ici réunis des oeuvres, des études, des documents et une anthologie de textes des 'mousquetaires', dont un écrit inédit de Witckacy.
D'après l'éditeur