L'amour, la mort, la mode

L'amour, la mort, la mode
Beckerman Ilene
Ed. Michel Lafon

La mode nous colle à la peau, et aussi à l'âme. Nous croyons qu'elle nous habille, mais elle met à nu nos complexes, nos humeurs, et surtout nos souvenirs... Impossible de jeter cette petite robe bleue, portée pour un rendez-vous galant, ce tailleur, acheté avec notre premier salaire, ou encore ce sac ruineux, offert par notre grand-mère. Les vêtements et accessoires qui se pressent dans notre armoire restent liés pour toujours aux chapitres heureux ou malheureux de notre vie.

À travers l'évocation de sa garde-robe, et au fil d'illustrations tendres et tendance, Ilene Beckerman évoque les joies et les révoltes de l'enfance, les fous rires et les déconvenues de l'adolescence, les espoirs de l'âge adulte, les angoisses du temps qui passe et aussi les bonheurs de la maturité.

Far out ! Lesannées Hip: Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa

Far out ! Lesannées Hip: Haight-Ashbury, Big Sur, India, Goa
Plossu Bernard
Ed. Médiapop

Bernard Plossu découvre la Californie en 1966, un an avant le Summer of Love. En pleine période hippie, il fréquente la City Lights Bookstore, croise Joan Baez et ses soeurs, rencontre Henry Miller et photographie sans arrière-pensée ses amis artisans, écrivains et artistes (certaines de ces photographies sont inédites, notamment les images en couleurs de 1966 à Haight-Ashbury). En 1970, attiré par l'Inde, Bernard Plossu se rend à Ceylan puis à Goa. Sincèrement hippie, il vit son époque intensément non sans une certaine naïveté. Dans les deux reportages publiés par Rock & Folk en 70 et 71 et intégralement repris ici (textes et photos de Bernard Plossu), il raconte sa quête d'amour et son aspiration à la paix à travers ses voyages et ses rencontres puis ses premières désillusions quand il se rend compte que l'anticonformisme est devenu une mode et que le rêve hippie est en passe d'être recyclé en business lucratif. Quarante ans après, Bernard Plossu revient sur ses années hip, ses débuts dans la photographie, son goût puis son dégoût pour le « grand angle » qu'il finira par abandonner définitivement. Ce livre touchant témoigne d'une époque qui marqua à jamais Bernard Plossu et nous rappelle que pendant quelques années, les hippies crurent sincèrement qu'un monde meilleur et une vie plus proche de la nature étaient possibles.

Ce que l'art nous empêche de voir

Ce que l'art nous empêche de voir
Leader Darian
Ed. Payot

Le 21 août 1911, La Joconde disparaît du Louvre. Volée. Apollinaire et Picasso figurent parmi les suspects. Surtout, des milliers de personnes - dont Franz Kafka et son ami Max Brod - se précipitent au musée dans le seul but de contempler l'emplacement vide du tableau ! Parmi ces fiévreux visiteurs, beaucoup n'avaient auparavant jamais mis les pieds au Louvre. Qu'est-ce que cela signifiait ? Pourquoi éprouvaient-ils subitement le besoin d'y venir en masse ?

À partir de cette curieuse histoire, le psychanalyste anglais Darian Leader explore les ressorts psychologiques qui font que l'on regarde les oeuvres d'art. Qu'espérons-nous y trouver ? Et qu'est-ce qu'elles nous cachent ?

Paris-New York et retour. Voyage dans les arts et dans les images

Paris-New York et retour. Voyage dans les arts et dans les images
Fumaroli Marc
Ed. Flammarion/Champs

Ce livre est le journal d'un voyage entre New York, la capitale des images modernes et contemporaines, et Paris, celle des arts de la « Vieille Europe ».

Ces univers complémentaires et opposés permettent de s'interroger sur la perte d'aura des oeuvres d'art, que la révolution numérique mène aujourd'hui à son terme.

Enquête historique dans le temps court des États-Unis et de son industrie de l'entertainment, pèlerinage aussi dans le temps long de la France et de l'Europe des arts visuels, de l'Antiquité gréco-romaine à nos jours, cette exploration érudite devient au fil des pages l'itinéraire d'une conversion esthétique, à laquelle le lecteur est lui aussi convié.

Il lui faudra pour cela redécouvrir le sens de l'otium, en d'autres termes la vie contemplative. Car seule la beauté a rendu et peut encore rendre l'homme à lui-même, en l'invitant à se libérer du vampirisme d'images-mirages, d'images-idoles, qui ne laissent sur leur passage, comme un vol de sauterelles, qu'un désert globalisé et privé de feuillage.

Manet. Un rebelle en redingote

Manet. Un rebelle en redingote
Brombert Beth Archer
Ed. Hazan

Une biographie au plus près de l’intimité de l’homme et du temps de la création. Une approche fouillée de la personnalité de l’artiste qui fait autorité parmi les spécialistes de la peinture impressionniste. Le Paris d’Hausmann, le milieu de la haute bourgeoisie, auxquels appartient Manet, et ses secrets de famille, les cercles intellectuels dominés par les personnalités de Baudelaire, Zola et Mallarmé, décisives pour le créateur, l’adversité des milieux officiels et l’angoisse de tarder à se réaliser selon son idéal sont présentés ici sous des jours inédits par un analyse fouillée de l’histoire culturelle de la deuxième partie du XIXe siècle et son interaction sur l’intimité de l’homme et le cheminement de l’artiste.

Inestimable

Inestimable
Wittman Robert K.
Ed. Sonatine

Robert K. Wittman est le fondateur de la division du FBI en charge de la délinquance dans le monde de l'art. Une légende vivante, selon le Wall Street Journal. De Miami à Paris en passant par Copenhague. Madrid ou Rio, il a collaboré au fil des ans avec de nombreux gouvernements pour infiltrer les trafiquants d'art, et dévoiler les marchés parallèles et souterrains où s'échangent les Monet, les Rodin, les Picasso volés. Avec ce livre, best-seller dès sa parution aux États-Unis, il lève pour la première fois le rideau sur un milieu où les secrets sont bien gardés et nous faire entrer au coeur d'un univers insoupçonné, où se côtoient réseaux organisés et voleurs à la tire, diplomates de haut rang et experts internationaux, mafias et collectionneurs.

Parmi les nombreuses aventures évoquées ici. Robert K. Wittman revient en particulier sur ce qui est considéré comme l'un des plus grands cambriolages du siècle, le vol d'une douzaine de toiles de maître au musée Gardner de Boston. Il raconte comment, se faisant passer pour un riche collectionneur d'art intéressé par deux des tableaux volés, un Rembrandt et un Vermeer, il est entré en contact avec deux intermédiaires français qui l'ont mené sur la piste de la mafia corse. Une aventure ahurissante à laquelle est notamment lié le vol de quatre toiles de maître au musée des Beaux-Arts de Nice en 2008.

L'intelligence des affiches

L'intelligence des affiches
Fresnault-Delruelle Pierre
Ed. Pyramyd

Recueil de vingt analyses d'affiches depuis la fin du XIXe jusqu'à la période moderne. L'auteur allie ici la description, l'interprétation et l'analyse des oeuvres de quelques uns des plus grands affichistes.

Le palais de la cité du palais des rois de France eu palais de justice

Le palais de la cité du palais des rois de France eu palais de justice
Delhumeau Herveline
Ed. Actes Sud

Paris abrite, au sein du Palais de Justice, deux chefs-d'oeuvre de l'architecture gothique : la Sainte-Chapelle et les salles de la Conciergerie. Mais qui sait que les vestiges du Palais des rois capétiens, résidence royale mais aussi siège du pouvoir administratif, juridique et carcéral, y ont subsisté jusqu'au milieu du XIXe siècle ? De son antique origine, cet ensemble monumental, qui a connu la plénitude de son harmonie fonctionnelle aux XIIIe et XIVe siècles, a conservé, malgré les caprices du fleuve, les incendies et les mouvements de l'histoire, la permanence de la fonction et de la structuration de ses principaux bâtiments. Cet ouvrage propose une plongée dans le temps pour découvrir ce palais disparu.

La mort d'un pirate

La mort d'un pirate
Johns Adrian
Ed. Zones sensibles

En Angleterre, les pirates se sont multipliés. Forcément, il y a eu des conflits ; forcément, ces conflits ont parfois pris des allures de règlements de comptes. Le 21 juin 1966, Reginald Calvert, le propriétaire de Radio City, est abattu par son rival, Oliver Smedley, le patron de Radio Atlanta. Cet ultime affrontement entre deux pirates devait couler par le fond des bateaux qui eurent un rôle fondamental dans l'émergence de la pop : seules ces radios pirates offshore offraient à la jeunesse exaltée une musique absente des ondes de la BBC.

La mort d'un pirate revient sur les origines de la radiodiffusion pour aborder les raisons profondes de cet événement détonnant. Dès l'apparition des premiers pirates dans les années 1920 (de simples auditeurs accusés de trafiquer leurs récepteurs), un combat technologique, économique, culturel et politique s'engage entre deux camps : ici les défenseurs du monopole d'État et de la BBC, respectueux de la propriété intellectuelle et soucieux d'instruire le peuple par les ondes ; là les féroces militants du laissez-faire financier, partisans des radios commerciales et de la liberté. Oliver Smedley et Reginald Calvert avaient choisi leur camp. Mais Radio City avait un avantage. Elle émettait depuis des anciens forts militaires, vestiges de la Seconde Guerre mondiale perdus dans les brumes de la mer du Nord : Shivering Sands...

Avec l'expertise de l'historien et la plume d'un auteur de polar, Adrian Johns mène l'enquête et nous confronte aux interrogations soulevées par une société de l'information aujourd'hui devenue numérique : la légitimité des pratiques populaires, la liberté d'expression et de création, l'exercice de la démocratie, l'économie du droit d'auteur. Autant de questions qu'il adresse aux pirates modernes comme aux décideurs politiques.

Sacha Lenoir

Sacha Lenoir
collectif
Ed. Capricci

Sacha Lenoir est une petite fille de huit ans. Elle vit avec ses parents, un couple de classe moyenne. Ses courbes de taille et de poids se situent dans la « norme ». Elle est connue, sans que les raisons de cette notoriété soient jamais explicitées. Enfin dans cette nouvelle, Sacha se trouve constamment sur un ferry.

Cinq nouvelles et leur adaptation cinématographique

Maylis de Kerangal, Olivia Rosenthal, Alban Lefranc, Sylvain Coher et Emmanuelle Pagano ont écrit une nouvelle autour d'un personnage commun, Sacha Lenoir.

Chacune de ces nouvelles est suivie d'une proposition cinématographique avec un cinéaste, qui nous plonge au coeur du travail de transformation d'un texte littéraire en film.