Toscane entre ciel et terre

Toscane entre ciel et terre
Attini Antonio
Ed. National Geographic

La Toscane a toujours exprimé fraîcheur et jeunesse - et ce dès l'époque du prince étrusque Porsenna. Elle semble pouvoir à volonté modifier son apparence, pour mieux se plier à nos rêves mais aussi pour protéger ses mystères : une terre jamais semblable à elle-même, dont il est difficile de suivre le rythme effréné des incessantes mutations (de formes, de couleurs, de lumière, d'atmosphère), mais qui, observée de loin, dans sa globalité, se dévoile et se livre. Dame Toscane perd alors sa pudeur, son art de la métamorphose ; vue du ciel, elle nous abandonne son intimité.
Extrait de l'introduction

Florilège. La Roseraie du Val-de-Marne à L'Haÿ-les-Roses

Florilège. La Roseraie du Val-de-Marne à L'Haÿ-les-Roses
Nadine Villalobos & Béatrice Pichon-Clarisse
Ed. Imprimerie Nationale

L'idée d'un jardin d'agrément composé exclusivement de roses est née de la passion d'un homme, Jules Gravereaux. Amateur éclairé, il commence en 1894, dans sa propriété de L'Haÿ, une collection qu'il décide, quatre ans plus tard, d'ordonner et de présenter dans un jardin. A sa demande, l'architecte paysagiste Edouard André invente alors un nouveau style de jardin, le ' jardin de roses '. Premier jardin consacré exclusivement à la rose, au tracé géométrique inspiré du jardin à la française, est composé de toutes les formes de rosiers : buissons, rampants, tiges, grimpants, sarmenteux, créant volumes et perspectives, habillant kiosques, pergolas ou clôtures, offrant de véritables tunnels de roses. Agrandi en 1910, ' le Jardin de roses ' devient la Roseraie de L'Haÿ, première roseraie au monde. Aujourd'hui inchangée, elle est à la fois conservatoire vivant de la principale collection de rosiers en France spécialisée dans les roses anciennes et lieu d'études et d'expérimentations. Elle est composée de treize collections, soit 15 200 pieds de 250 espèces botaniques et 3 200 variétés horticoles. Le livre montre le caractère original et la modernité de la Roseraie d'alors, en retraçant, dans l'histoire de l'art des jardins, la place réservée aux rosiers, l'histoire de la Roseraie de L'Haÿ-les-Roses et celle de l'évolution du genre Rosa. L'enrichissement de la palette végétale - le nombre croissant de variétés de rosiers grimpants et d'obtentions par hybridation, croisement et greffage - offrant de nouvelles ressources qui développaient leur vertu décorative, renouvela l'intérêt des rosiers au jardin. Car les roses, longtemps considérées comme plantes médicinales ou à parfum, cultivées au champ ou reléguées au potager, gardèrent longtemps un statut de plantes utilitaires avant de s'installer, en reines, au jardin d'agrément.
Présentation de l'éditeur

Camargue

Camargue
Koudelka Joseph
Ed. Actes Sud/Conservatoire du Littoral

Pour qui croit connaître ou reconnaître la Camargue, les photographies de Koudelka sont une invitation à en percevoir ce que la photographie exprime rarement : l'espace d'un silence.

'Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière; l'ombre n'est qu'un attrape-nigaud. La Camargue est un delta, le dépotoir d'un fleuve, son alcôve.'

'Il n'y a plus d'espace : on a l'impression de regarder un paysage intérieur; plus de temps : on est immobile et aux aguets depuis l'éternité.'

Extraits du texte de Jean Giono

Présentation de l'éditeur

Sketches. Histoire de l'art, cinéma

Couverture non disponible
Michaud Philippe-Alain
Ed. Dilettante

A la fois dispositif technique et spectacle, manière de penser les images et système de représentations, le cinéma est une détermination instable. Selon une démarche qui trouve son origine dans la méthode d'analyse développée par Aby Warburg au cours des années 1920, ce recueil montre les échanges et les transferts qui se produisent entre histoire de l'art et cinéma, des recherches d'Etienne-Jules Marey et des films Lumière au cinéma expérimental (Jack Smith, Anthony McCall...), de l'art des tapis et des spectacles pyrotechniques à la bande dessinée et au dessin animé (George Herriman, Walt Disney). Le cinéma est envisagé depuis ses bords, c'est-à-dire depuis ses origines et ses marges - expérimentales, underground et populaires -, là où ses propriétés rencontrent celles de la peinture, de la sculpture, du dessin, voire de la musique, esquissant une histoire ouverte où les registres, les médiums et les techniques ne sont pas entièrement fixés.
Cet ouvrage amplement illustré paraît à l'occasion du nouvel accrochage du Musée national d'art moderne, Le mouvement des images (avril 2006-janvier 2007), conçu par l'auteur, conservateur en charge de la collection des films au Centre Pompidou.
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Michel Butor mobile

Michel Butor mobile
Coulibeuf Pierre
Ed. Yellow now/Côté cinéma

Essai de reconstitution d'une visite chez l'écrivain Michel Butor.

Transposition, réécriture, recomposition, reconstruction, remontage - passage d'une écriture littéraire à une écriture filmique puis, nouvelle transformation, passage d'une écriture filmique à une écriture littéraire, par transposition, réécriture et remontage.

Une parole 'cadrée', comme on cadre une image de film, une parole construite à partir de thématiques qui rythment et structurent le texte : la frontière, le Nouveau Roman, Mobile, la collaboration avec les artistes...; des fragments de textes écrits par Michel Butor, ici recomposés; l'ensemble constituant une continuité dialoguée (voix in et voix off) pour deux personnages : un écrivain et une étrange 'visiteuse'...

Comme une longue bande pelliculaire où images et dialogues ne cessent de s'entrecouper.
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Bruxelles, ma belle ?

Bruxelles, ma belle ?
Collectif
Ed. Croiseregard

Croiseregard est une association sans but lucratif dont le but est la promotion de la photographie. A travers celle-ci, Croiseregard tente de faire connaître le monde, les femmes et les hommes. Par des images instantanées, la photographie nous montre le monde et le milieu dans lesquels nous vivons; par des images de recherches plus plastiques, elle nous montre davantage l'âme des auteurs.

A l'heure où l'extrême-droite et les intégrismes de tous bords se développent partout, nous tentons très modestement d'apporter une petite pierre à l'édifice d'une société meilleure en apprenant, par la photographie, à mieux nous reconnaître les uns les autres sur cette si petite planète.
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Monory

Monory
Le Thorel Pascale
Ed. Paris Musées

Jacques Monory est sûrement l'un des plus importants artistes français et des plus singuliers. Depuis 1962, aux côtés du mouvement de la Figuration Narrative, il développe, au moyen de la peinture, de l'écriture ou du film, une oeuvre qui s'articule autour de mythologies qui lui sont personnelles.

Dans cet ouvrage, qui se lit comme une biographie, au sortir de plus d'un an d'entretiens avec Monory, Pascale Le Thorel retrace son parcours artistique comme ses itinéraires plus personnels ou ses engagements.
Il s'ensuit une chronique très vivante de l'art en France depuis les années soixante, appuyée par des extraits d'articles de presse ou des citations des critiques qui ont réfléchi sur l'oeuvre.

Cette monographie, largement illustrée de photographies de l'artiste, reproduit plus de 300 oeuvres et constitue à ce jour l'inventaire le plus complet du travail de Monory. Elle est enrichie d'une biographie et d'une bibliographie exhaustives.
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Sweet Earth. Experimental Utopias in America

Sweet Earth. Experimental Utopias in America
Sternfeld Joel
Ed. Steidl

When Thomas More wrote Utopia in 1516 he gave a name to a very old, perhaps universal, tradition of thinking that included the Epic of Gilgamesh, Plato's Republic and the Old Testament ? and he started an argument. Francis Bacon (utopia through Science) and Jean Jacques Rousseau (utopia through Nature) soon joined the debate, but it was the harsh changes in daily life engendered by the factory systems of the early Industrial Revolution that brought an urgency to the discussion, as seen in the writings of David Owens, Karl Marx and Friedrich Engels.
While the early social theorists were largely European, it was in the fluid environment of America that true utopian communities were built and utopian experimentation flourished. In the years between 1810 and 1850, hundreds of secular and religious societies bravely tried to build a 'perfect' life for their members. In the twentieth century experimentation began again, reaching a fever pitch in the turbulent days of the Vietnam War. Some of the late 1960s communes still survive and continue to flourish. The 1990s and the early years of the new millennium have become yet another hotbed of social experimentation. The Co-Housing movement is sweeping America with at least 70 communities fully completed and occupied and numerous others planned. At the same time, the rapid global expansion of sustainable communities known as Ecovillages has been widely adopted in America in Sweet Earth: Experimental Utopias in America.
Joel Sternfeld has selected sixty representative historic or present American utopias. A photograph of each is accompanied by a brief text that summarizes the most salient aspects of the history or organization of the community. Neither a conventional history nor a conventional book of photography, Sweet Earth brings together what might otherwise seem disparate, individualized social phenomena and makes visible the community of communities.
As laissez-faire market forces sweep the globe and the earth's future seems endangered, the dream of living in concert with nature and with one another is increasingly essential.
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Passages. De la Renaissance au baroque

Passages. De la Renaissance au baroque<br />
Beaussant Philippe
Ed. Seuil/Tendance fait main

Il est des moments de l'histoire où tout semble s'accélérer : non seulement les événements, mais les pensées des hommes et leur transcription dans l'art. C'est ce qui se passe entre 1560 et 1610, entre le temps de Tintoret et celui de Véronèse, du Tasse, de Monteverdi et du Caravage. Mais peut-on tenter de dire l'essentiel d'une époque charnière en se contentant d'évoquer quelques oeuvres, quelques peintures, fragments de poèmes et moments musicaux ?

C'est le pari que fait Philippe Beaussant : ce resserrement sur un petit nombre d'oeuvres rendra encore plus évident le sens de ces transformations incroyables de la pensée et de l'art. Il croit aussi que tout se tient, et qu'entre la peinture, la poésie et la musique, il y a des rapports trop souvent négligés. Le Tintoret : comment le Temps entre dans la peinture. Véronèse : comment elle devient théâtre, alors que son ami Palladio construit la première salle, et qu'il dessine pour lui les costumes. Comment le Tasse installe la tragédie dans l'épopée, comment Monteverdi en fait l'opéra, comment le Caravage établit entre l'ombre et la lumière un terrible combat... Tout cela, que Montaigne a appelé Passage...
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Livre vendu avec un CD de musique

L'art n'est pas l'architecture. Hiérarchie - Fusion - Destruction

L'art n'est pas l'architecture. Hiérarchie - Fusion - Destruction
Bouchier Martine
Ed. Archibooks

L'art n'est pas l'architecture est un essai sur les relations art(s)/architecture abordées du point de vue des arts confrontés à l'architecture comme seuil, sol, résistance première et dernière à leur destin. Il démontre que l'art porte en lui une différence constitutive qu'il n'a de cesse de réaffirmer dans ses rapports à l'architecture et dessine ce face-à-face comme une suite rythmée d'arrachements, de dépassements, de basculements, de critiques et de désordres. La position de l'art est un démenti à celle de l'architecture et les figures de leur médiation désignent le clivage, la transversalité et la réflexivité comme les rouages essentiels de leur articulation. Ce livre s'attache à montrer comment à travers leurs actions, leurs dispositifs et leurs écrits, les pratiques artistiques les plus radicales ont 'construit' un 'anti-système des arts' déterminant l'architecture comme base fondatrice pour l'art, comme paradigme ou modèle à imiter, enfin comme altérité à dépasser ou à détruire.

Ouvrant l'architecture contemporaine à ses dimensions artistiques et esthétiques L'art n'est pas l'architecture plonge ses racines historiques et théoriques dans la hiérarchie des arts de Hegel et mobilise la pensée de philosophes et théoriciens du XXe siècle comme Adorno et Benjamin ainsi que les réflexions des artistes d'avant-garde comme Malevitch, Smithson et Fluxus.
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