Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?

Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?
Joly Eva
Ed. Folio documents/Gallimard

Pour éclairer le film de Claude Chabrol, L'ivresse du pouvoir

En prêtant serment comme magistrat, je ne savais pas que certains soirs j'aurais peur en ouvrant ma porte. C'est pourtant ce que j'ai vécu pendant sept ans en instruisant l'affaire Elf. J'ai été surveillée, intimidée et menacée de mort. Des campagnes de presse ont été lancées pour me déstabiliser.

Malgré tout, nous sommes allés jusqu'au bout.

Cette instruction dévoile un monde édifiant : caisses noires, prélèvements en tout genre, sociétés écrans, dépenses privées somptuaires... Une élite revendique l'impunité : une manière de vivre au-dessus des lois parce qu'on est plus fort que la loi.

Est-ce dans ce monde-là que nous voulons vivre ?

En écrivant ce livre, je veux rendre cette histoire à mes contemporains. Et tirer les leçons du scandale. Nous ne pouvons pas laisser la corruption se répandre au coeur du pouvoir. Des hommes et des femmes, à travers le monde, ont accepté de porter ce combat avec moi : c'est la Déclaration de Paris. Demain, si nous le voulons, il sera possible d'empêcher d'autres affaires Elf.

Aussi ce récit est-il un livre d'espoir.
Présentation de l'éditeur

Du même auteur, toujours dans la collection Folio documents : Notre affaire à tous

Une Bible pour deux mémoires. Archéologues israéliens et palestiniens

Une Bible pour deux mémoires. Archéologues israéliens et palestiniens
Mondot Jean-François
Ed. Stock

Pour les Israéliens comme pour les Palestiniens, l'archéologie est un enjeu de mémoire nationale. Quelle place donner à la Bible? David et Salomon étaient-ils les rois glorieux qu'elle décrit? Peut-on postuler une continuité entre Hébreux et Israéliens? Les Palestiniens d'aujourd'hui sont-ils les descendants des premiers habitants du pays de Canaan?


Dans cette région, chaque caillou est politique. L'archéologie biblique n'est jamais tout à fait neutre. En déterrant le passé, les archéologues soulèvent toujours de brûlantes controverses attisées par l'actualité politique. Ils ne peuvent oublier qu'ils fouillent un pays dont ils sont aussi les citoyens. C'est cette tension que Jean-François Mondot a voulu mesurer.


Amnon Ben-Tor, Amihai Mazar, Hani Nur el-Din, Israël Finkelstein, Hamdan Taha, Ronni Reich, Trude Dothan, Moain Sadeq, chacune de ces grandes figures de l'archéologie incarne à sa manière les problèmes nationaux, politiques et religieux qui agitent la région. Au fil des entretiens, ces archéologues livrent leurs vies, leurs doutes, leurs regards sur le conflit israélo-palestinien et, finalement, leurs espoirs.
Présentation de l'éditeur

Histoire de la Toison d'or. La prodigieuse aventure d'un ordre éblouissant

Histoire de la Toison d'or. La prodigieuse aventure d'un ordre éblouissant
Pierre Houart & Maxime Benoît-Jeannin
Ed. Le Cri

Philippe le Bon, qui se voulait l'égal des rois et empereurs, fonda en 1430 à Bruges le « Noble Ordre de la Toison d'or », en souvenir de l'équipée mythologique de Jason et des Argonautes, partis en Colchide à la conquête de la Toison. Un Ordre qui, disait-il, devait surpasser en éclat tous les autres.
Si l'Ordre a revêtu dès le début un caractère religieux et chevaleresque, on ne peut nier qu'il fut aussi et surtout une institution d'ordre politique: « que par iceluy la tranquillité et la prospérité de la chose publique soient deffenduës, gardées et maintenuës ».
L'Ordre connut au cours de son histoire trois sièges: Dijon, Bruxelles (trois siècles durant) et Vienne. En tout eurent lieu vingt-trois chapitres, dont vingt et un dans les anciens Pays d'en bas (Belgique, Hollande, Luxembourg, Nord de la France) et seulement deux en dehors: Dijon et Barcelone.
Ces chapitres, qui passaient en revue les faits et gestes des chevaliers, examinaient en même temps les événements internationaux et la réponse à leur donner. Accompagnés de tournois, de cortèges fastueux et de riches spectacles, les chapitres offraient au bon peuple d'étonnantes réjouissances et l'occasion à ne pas manquer de ripailler, de festoyer, de chanter et de danser.
Fuyant l'arrivée des troupes françaises en 1794,le trésorier de l'Ordre ordonna l'évacuation du trésor afin de le mettre à l'abri, en attendant de pouvoir le faire revenir à Bruxelles. D'abord entreposé en 1797 à
la chancellerie des Pays-Bas à Vienne, ce trésor fabuleux fut ensuite dispersé à travers les musées viennois où l'on peut encore l'admirer de nos jours.
Pierre Houart et Maxime Benoît-Jeannin ont conjugué leurs talents pour insuffler à cette Histoire de la Toison d'or à la fois la rigueur historique et la forme, ceci pour le plus grand plaisir du lecteur.
Présentation de l'éditeur

Pratiques poétiques de la mémoire. Représentations de l'espace-temps en Grèce ancienne

Pratiques poétiques de la mémoire. Représentations de l'espace-temps en Grèce ancienne
Calame Claude
Ed. La Découverte

La réflexion sur les conceptions grecques du temps s'est souvent déployée dans une perspective philosophique: temps circulaire, clôture du monde du mythe, partage entre le profane et le sacré. Mais qu'en pensaient les Grecs eux-mêmes? Ceux-ci considéraient le déroulement du temps dans un espace précis et concret, dans lequel passé, présent et futur naviguaient entre mémoire poétique et pratique sociale. Ces conceptions invitent donc à privilégier une approche de type anthropologique, tant il est vrai que les formes poétiques assumées par cette mémoire collective ritualisée reposent chez les Grecs sur de remarquables facultés de création symbolique, entre narration et pratiques culturelles.


Après une réflexion sur nos manières contemporaines de mettre en discours les concepts de temps et d'espace, Claude Calame étudie ici tour à tour le récit poétique d'Hésiode sur l'histoire des hommes pour établir la justice dans la cité, la célébration chantée du héros athénien Thésée par Bacchylide dans un usage cultuel et idéologique, l'utilisation par la cité de Cyrène de l'acte héroïque de sa fondation légendaire pour réaffirmer une identité civique, les textes poétiques gravés sur des lamelles d'or pour assurer le passage rituel et initiatique des défunts dans un au-delà de bienheureux: Dionysos pour le passage, Perséphone pour l'éternité.
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Esclaves chrétiens, maîtres musulmans. L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)

Esclaves chrétiens, maîtres musulmans. L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)<br />
C. Davis Robert
Ed. Fayard

Sujet politiquement incorrect, sous-estimé par Fernand Braudel et par nombre d'historiens, l'esclavage blanc pratiqué par ceux que l'on nommait alors les Barbaresques a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d'un million de victimes. Qui étaient-elles ? Comment se les procurait-on ? Comment fonctionnaient les marchés d'Alger, Tunis et Tripoli, les trois villes qui formaient le noyau dur de la Barbarie ? Quelle forme prenait l'asservissement, tant physique que moral, de ces hommes et de ces femmes originaires de toute l'Europe, et principalement d'Italie, d'Espagne et de France ? Quelle était leur vie dans les bagnes et sur les galères ? Comment l'Église catholique et les États européens tentèrent-ils de les racheter ? Dans cet ouvrage, fruit de dix années de recherches, et qui s'appuie sur de très nombreuses sources et une abondante documentation, Robert C. Davis bat en brèche l'idée élaborée au XIXe siècle et encore dominante d'un esclavage fondé avant tout sur des critères raciaux.
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Jouer autrefois. Essai sur le jeu dans la France moderne (XVIe-XVIIIe siècle)

Jouer autrefois. Essai sur le jeu dans la France moderne (XVIe-XVIIIe siècle)
Belmas Elisabeth
Ed. Champ Vallon

Courte paume, balle à l'escaigne, tamis, pallemail, billard, trou-madame, galet, quilles, boules, volant, trictrac, échecs, dames, loto, jeu de l'oie, hoca, pharaon, biribi, lansquenet, piquet, hoc, triomphe, reversis, quadrille, impériale, flux, culbas, comète, whist : ce sont quelques-uns des innombrables jeux pratiqués dans la France moderne, du XVIe au XVIIIe siècle. Mais jouer n'y est pas si simple qu'aujourd'hui. L'Église et la loi surveillent de près jeux et joueurs, elles ne cessent de leur imposer des limites, car elles y voient une activité dangereuse, la première pour le salut des âmes, la seconde pour la tranquillité publique. Elles ne sont pas seules à s'en préoccuper ; le théâtre et le roman des XVIIe-XVIIIe siècles mettent en scène les effets funestes de la passion du jeu, pendant que les mathématiciens s'en servent dans l'étude des probabilités et que les philosophes des Lumières en soulignent les dangers pour l'équilibre social. Leurs débats débouchent sur une conception très restrictive du jeu en général, dont il faudrait user comme d'une médecine, avec prudence et le plus rarement possible.

Cependant, le jeu déborde constamment les limites que la loi et la morale voudraient lui imposer. Du XVIe au XVIIIe siècle, il se diversifie en jeux multiples, d'exercice, d'adresse, de hasard, de commerce, dont les formes évoluent constamment : si la courte paume décline au profit du pallemail et du billard, les échecs et les jeux de table prospèrent tandis que s'affirme l'éclatante fortune des cartes, employées à la fois dans des jeux de commerce et des jeux de hasard. Ces mutations reflètent la transformation du goût des élites, lesquelles préfèrent désormais des jeux qui ne compromettent pas leur dignité.

Jouer dans la France moderne offre aussi maintes occasions de transgression, en particulier aux jeunes gens qui ce faisant expriment leur vitalité et leur impatience, sous l'oeil tantôt sévère tantôt débonnaire des autorités de police. Enfin, le jeu représente une force économique méconnue jusqu'ici, qui fait vivre des corporations de métiers, rapporte de l'argent à l'État royal grâce au droit sur les cartes à jouer et à la loterie et sustente par la fraude une partie non négligeable de la population.

Cette histoire du jeu dans la France moderne envisage l'activité ludique comme un phénomène social global. Elle montre qu'en parlant des sociétés, les jeux disent souvent la vérité.
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Les anti-Lumières. Du XVIIIe siècle à la guerre froide

Les anti-Lumières. Du XVIIIe siècle à la guerre froide
Sternhell Zeev
Ed. Fayard/L'espace du politique

La déliquescence dans nos sociétés et nos organisations politiques des valeurs universelles que nous devons aux Lumières «franco-kantiennes» ne procède pas de la génération spontanée. Dès le XVIIIe siècle et tout au long des deux cents dernières années s'est édifiée une autre tradition - une autre modernité. Sur une argumentation similaire, elle a fait la guerre aux Lumières. L'une des raisons de la cohérence interne de cette pensée qui s'en prend aux Lumières tient au fait que tous ses hérauts se lisent les uns les autres avec une grande attention. Pour l'historien des idées, leur oeuvre constitue un matériau premier, mais en même temps ils sont chacun à son tour interprètes de la pensée de leurs prédécesseurs, historiens des idées, critiques de la culture, philosophes politiques et aussi publicistes de renom.

Taine écrit longuement sur Burke et Carlyle, Meinecke consacre de longs développements à Burke et une centaine de pages à Herder, pour Renan Herder est le «penseur-roi», Maistre suit Burke et est lui-même suivi par Maurras, Sorel attaque les Lumières avec la même hargne que Maurras, Croce lit Vico avec le même enthousiasme que celui avec lequel Meinecke se penche sur Herder. Le concept de l'imperméabilité des cultures de Spengler poursuit et développe la pensée de Herder. Isaiah Berlin écrit avec un ravissement semblable sur Vico et Herder et subit l'influence de Meinecke. Il attaque d'une manière comparable les Lumières françaises et, en produisant sa propre version de leur oeuvre, ajoute dans la seconde moitié du XXe siècle un nouveau maillon à la culture politique des anti-Lumières.

Avec la rigueur et l'esprit méthodique qu'on lui connaît, le grand historien israélien Zeev Sternhell établit avec précision une généalogie convaincante des anti-Lumières (ou des contre-Lumières, si l'on préfère). Ce faisant, il éclaire les enjeux de notre temps tant il est vrai que les maux contre lesquels ont combattu les Lumières sont de tous les temps. Pour éviter à l'homme du XXIe siècle de sombrer dans un nouvel âge glacé du conformisme, la vision prospective créée par les Lumières d'un individu maître de son présent, sinon de son avenir, reste irremplaçable.
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Les compagnies des Indes orientales. Trois siècles de rencontre entre Orientaux et Occidentaux (1600-1858)

Les compagnies des Indes orientales. Trois siècles de rencontre entre Orientaux et Occidentaux (1600-1858)<br />
Haudrière Philippe
Ed. L\\'Olivier

Le 20 mai 1498, trois vaisseaux portugais, après avoir doublé le cap de Bonne-Espérance, atteignent les côtes des Indes orientales. Cet événement majeur dans l'histoire du monde inaugure une longue période d'échanges entre Occidentaux et Orientaux.
Chaque grande nation européenne, désireuse de disposer de sa propre Compagnie des Indes, met en place de puissantes institutions qui bénéficient du monopole des relations commerciales et maritimes. Le développement de leurs flottes transforme cette aventure en épopée maritime. La demande croissante de produits d'Asie conduit les Compagnies à rivaliser pour la conquête de nouveaux marchés. Installées peu à peu dans toutes les Indes orientales, elles deviennent de formidables machines de pouvoir, élément essentiel du processus de conquête du monde par les Européens.
Le présent ouvrage est la première approche comparative consacrée aux différentes Compagnies des Indes.
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La menace nucléaire. Considérations radicales sur l'âge atomique

La menace nucléaire. Considérations radicales sur l'âge atomique
Anders Günther
Ed. Serpent à Plumes

'Les partisans de l'énergie nucléaire mais aussi et surtout ceux des usines de retraitement de déchets et des surgénérateurs ne sont en rien meilleurs que l'a été le président Truman qui a fait bombarder Hiroshima. Ils sont même pires que lui, car les gens en savent aujourd'hui bien plus que le naïf président pouvait en savoir à son époque. Ils savent ce qu'ils font; ils ne savait pas ce qu'il faisait. Que nous, les hommes, nous périssions à cause d'un missile nucléaire ou d'une centrale prétendument pacifique, cela revient absolument au même. Les deux sont aussi meurtriers. Tuer, c'est tuer. Mort, c'est mort. Ceux qui préconisent l'un et ceux qui préconisent l'autre, ceux qui minimisent les effets de l'un et ceux qui minimisent les effets de l'autre se valent.'

Elève de Heidegger (dont il est devenu par la suite l'un des plus ardents et plus pertinents critiques), premier mari de Hannah Arendt et ami de Hans Jonas, Günther Anders (1902-1992) quitte l'Allemagne en 1933 pour Paris puis émigre, en 1936, aux Etats-Unis. En 1945, les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki vont infléchir sa pensée de manière déterminante. De retour en Europe en 1950, il collabore à la fondation du mouvement antinucléaire allemand et publie son opus magnum, L'Obsolescence de l'homme (L'Encyclopédie des nuisances/Ivrea, 2002). En 1958, il se rend au Japon, puis entretient une correspondance avec Claude Eatherly, le pilote de l'avion de reconnaissance qui a survolé Hiroshima avant le bombardement du 6 août 1945. Il demeure l'un des penseurs de référence sur la question nucléaire.
A l'heure où de nombreux pays sensibles sont sur le point de posséder la bombe et où certains théoriciens du développement durable voient dans le nucléaire une énergie d'avenir, les 'considérations radicales' d'Anders sont plus que jamais d'actualité.
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Le crime de Tchernobyl. Le goulag nucléaire

Le crime de Tchernobyl. Le goulag nucléaire
Tchertkoff Wladimir
Ed. Actes Sud

Les auteurs de ce livre sont les victimes de la catastrophe de Tchernobyl survenue le 26 avril 1986, dont l'auteur a enregistré les voix dans leurs villages du nord de l'Ukraine et dans les forêts du sud de la Biélorussie. Des millions de paysans pauvres qui mangent quotidiennement du césium 137 avec leurs aliments. Ce sont aussi ces jeunes mères contaminées qui deviennent sans le savoir source de poison pour les nouvelles vies qui se forment en elles. Ce sont ces enfants condamnés qui, s'ils naissent apparemment sains, grandissent mal, car ils se nourrissent de radionucléides matin, midi et soir... Ce sont les 'liquidateurs', sauveurs ignorés de l'Europe, envoyés au sacrifice pour éteindre l'incendie de la centrale, qui souffrent de toutes les maladies inconnues de l'atome. Des centaines de milliers sont invalides, des dizaines de milliers sont morts jeunes ou continuent de mourir dans des souffrances inimaginables... Et ce sont enfin les médecins et les physiciens, trop peu nombreux à ne pas se soumettre au lobby nucléaire.

Le livre rend compte également du combat de deux scientifiques biélorusses qui ont mis en jeu leur carrière, leur santé et leur sécurité personnelle pour venir en aide aux populations contaminées. Dissidents malgré eux, à cause de l'interdit imposé par l'AIEA à la reconnaissance des effets des faibles doses des radiations ionisantes sur la santé, le physicien Vassili Nesterenko et le médecin et anatomo-pathologiste Youri Bandajevsky sont persécutés, avec la complicité tacite d'organisations françaises et allemandes, pour s'être opposés au dogme officiel.

Malgré l'ampleur du désastre prophétique qui faillit rendre l'Europe inhabitable, l'atome, à la faveur de la crise de l'énergie, revient sur le devant de la scène. On envisage tranquillement de quadrupler le nombre des 450 réacteurs existant de par le monde. Les Etats-Unis, l'Europe, vont s'y mettre, la France n'est pas en reste, avec l'EPR de Flamanville prévu pour 2011-2012, tandis que la Russie a le projet d'une centrale nucléaire flottante ancrée au pôle Nord...

Rien moins que des bombes lancées dans le futur, rien moins que l'Apocalypse annoncée !
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